Famille

Ma belle-mère est intrusive

Mélanie arrive dans mon bureau tourmentée. Elle m’annonce que sa belle-mère lui gâche ses moments en famille, qu'elle interfère dans ses interventions et ne lui laisse pas d’espace. À l’idée d’entrer en contact avec elle, elle réalise qu’elle est sur la défensive.

Lorsque nous devenons parent, notre entourage se fait entendre. Les conseils, la présence, et parfois même l’insistance, sont parfois trop fréquents et cela altère nos rapports aux autres. Les anciens veulent nous partager leur expérience et d’une part cela leur rappelle leurs propres souvenirs (et parfois, leurs difficultés), d'autre part, ils veulent bien faire et cherchent à nous épargner certains défis.

Il est alors difficile de faire sa propre place, de se créer de l’espace et de pouvoir être soi, face à sa parentalité toute nouvelle.

Rien de plus que de la maladresse

La première chose qu’il me semble primordial de se rappeler : souvent, ce n’est que maladresse. L’entourage veut assurément nous aider, nous aimer et nous soutenir! Lorsque c'est chargé d’émotions, nous avons rarement la bonne distance pour se positionner près de ceux qui ont besoin de nous.

Lorsqu’on se rappelle que l’autre n’est pas malveillant, il est plus simple d’accepter la relation et il devient plus évident de nommer ce qui compte le plus pour soi.

Gérer ses attentes

Avoir des enfants déclenche des attentes; c’est aussi le cas de la famille au sens large. Tous veulent transmettre ses valeurs, parfois culturelles, générationnelles ou même religieuses. Toute la famille modifie son statut social et votre belle-mère devient à son tour grand-mère. C’est beaucoup à absorber et à digérer!

Il faut savoir que souvent, c’est beaucoup de chamboulements pour elle aussi. Il s’avère que la réalité diffère sûrement de ses aspirations. Pour ne pas perdre ses acquis, elle aura tendance à être parfois trop présente ou même invasive... mais elle cherche en fait, avant tout, à définir son propre rôle.

Comment réagir?

Nos réactions primaires sont de se défendre, de se sentir agressée donc de répondre par l’agressivité ou la passivité, et de justifier ses interventions et ses choix.

Si on s’intéresse aux besoins de l’autre, il se retrouve alors au centre des préoccupations. Cela permettra de diminuer les zones de conflits. « Qu’est-ce qui t’inquiète? », « qu’est ce qui compte pour toi? », « de quoi as-tu besoin? », « de quoi as-tu peur? »... Ces questions apportent une certaine distance qui nous permettra de ne plus nous sentir trop persécutée par les propos, mais bien de reprendre une position égalitaire dans la relation. Si vous faites preuve d’empathie et d’ouverture, votre belle-mère sera sûrement plus détendue et plus alerte à ses comportements envahissants.

La communication, c'est la clé

Les principes de la communication non violente développés par Marshall Rosenberg dans les années 1960 consiste à parler de soi, de ses besoins et de ses émotions sans condamner l’autre ou le montrer du doigt. Ainsi la relation devient plus légère et notre interlocuteur ne se sentira pas attaqué.

Nous avons tous à cœur le bien-être de nos enfants, alors il est important de se rappeler la mission. Même si celle-ci demeure une mission commune, chacun y a une place distincte.

  • Toute situation doit pouvoir être observée sans jugement, de manière objective
  • Identifier ses émotions et apprendre à exprimer ses propres ressentis
  • Exprimer ses besoins profonds
  • Formuler simplement ce qu’on attend de l’autre
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