Santé

La maladie du voyageur

Aussi connue sous le nom de diarrhée de voyageur ou turista, la maladie du voyageur peut rapidement gâcher un voyage. Voici ce qui la cause, les risques qu’elle comporte et comment l’éviter.

Du jour au lendemain, alors que vous étiez si bien partie dans ce voyage, prête à planifier les journées de plongée et des soirées de fête, vous vous retrouvez confinée aux toilettes. C’est à vous demander ce que vous avez bien pu manger pour mériter ça.

Qu’est-ce que c’est?

La diarrhée du voyageur est la plus fréquente des maladies de voyage et s’apparente beaucoup à la gastroentérite. Elle est le plus souvent causée par des bactéries, bien qu’elle puisse aussi être causée par des virus et des parasites.

On reconnaît la diarrhée du voyageur aux symptômes suivants :

  • diarrhée et crampes abdominales
  • nausées et vomissements
  • fièvre
  • signes de déshydratation (soif intense, yeux enfoncés, bouche sèche)

Le diagnostic peut-être posé après avoir émis au moins trois selles non formées en 24 heures. Les symptômes peuvent survenir pendant le voyage ou un peu après et durent de 3 à 5 jours.

Où peut-on l’attraper?

Cette maladie touche le plus souvent les personnes qui voyagent dans un pays où les conditions d’hygiène et d’assainissement des eaux sont moins développées que dans leur pays d’origine. Malgré cela, l’hygiène peut laisser à désirer n’importe où et il n’est pas impossible de l’attraper dans des pays dits développés.

Même si toutes les destinations comportent un risque, les endroits où ce risque est le plus élevé sont l’Amérique centrale, l’Amérique du Sud, le Mexique, l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie. Le risque est modéré en Europe de l’Est, en Afrique du Sud et dans les Antilles et le risque est faible en Europe du Nord, en Europe occidentale, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Japon, aux États-Unis et au Canada.

Comment l’attrape-t-on?

Comme la gastroentérite, la maladie du voyageur peut être transmise d’une personne à l’autre quand les règles d’hygiène ne sont pas respectées. Toutefois, elle s’attrape plus souvent en consommant des aliments et de l’eau contaminés. Dans certaines destinations à risques, elle peut frapper jusqu’à 80 % des voyageurs, d’où l’importance de prendre toutes les précautions nécessaires pour l’éviter.

Que faut-il faire pour diminuer les risques?

Comme la diarrhée du voyageur se transmet surtout dans les aliments et dans l’eau, incluant la glace, il est très important de porter une attention particulière à ce qu’on consomme en voyage. Pour les anglophones, c’est l’expression « boil it, cook it, peel it or forget it » qui sert de guide. Elle signifie « Il faut que ce soit bouilli, cuit, pelé ou laissé de côté ». La qualité et la cote des établissements ne sont pas un gage de protection et il vaut mieux se méfier de tous les aliments qui sont servis.

Dans les pays à haut risque, mieux vaut suivre les recommandations suivantes :

  • N’utilisez que de l’eau embouteillée ou bouillie pour boire, cuisiner ou vous brosser les dents. L’eau du robinet ne devrait être utilisée que pour vous laver.
  • N’acceptez de glaçons dans vos verres que si on vous a assuré qu’ils sont faits d’eau embouteillée ou bouillie.
  • Évitez la nourriture qui demeure à la température de la pièce pendant plusieurs heures, comme celle qu’on retrouve dans les buffets ou celle qui est vendue dans la rue.
  • Évitez les aliments crus qui ne peuvent pas être épluchés ou dont la peau est abîmée.
  • Évitez les plats contenant des œufs qui ne sont pas complètement cuits.
  • Faites bouillir le lait cru.
  • Vérifiez si l’emballage des boissons fraîches est intact.
  • Informez-vous sur place au sujet des poissons et des crustacés qui peuvent contenir des toxines.
  • Évitez les restaurants à l’hygiène douteuse.
  • Évitez la crème glacée vendue dans la rue.
  • Lavez-vous soigneusement les mains si vous prenez soin de quelqu’un qui a contracté la diarrhée du voyageur.
  • Si vous choisissez de purifier votre eau par traitement chimique, assurez-vous de d’abord la décanter et la filtrer si elle est trouble. De plus, sachez que l’iode est plus efficace que le chlore pour tuer les bactéries et les virus, mais que cette méthode ne tue pas tous les parasites.

Ces mesures doivent être prises de manière encore plus stricte avec les enfants, les femmes enceintes, les nourrissons, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées puisque ce sont eux qui sont les plus vulnérables à la diarrhée du voyageur et à la déshydratation.

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