Grossesse/Maternité

Vivez-vous un congé de maternité émotif?

Comment vivez-vous le congé de maternité? Est-ce le grand bonheur d’avoir du temps avec bébé ou est-ce une période pleine de remises en question?

Le congé de maternité au Québec est un moment précieux et un privilège. Il permet de découvrir son enfant durant sa première année de vie. Il permet aussi à maman de se remettre de sa grossesse et de son accouchement sans avoir le stress de rentrer au boulot comme nos mères (ou grands-mères) ont dû faire après quelques semaines de vie de bébé.

Ce congé de maternité a évidemment plusieurs avantages allant du repos à la possibilité de prolonger l’allaitement. Il donne la possibilité d’être présente et d’être témoin des stades d’évolution de votre enfant. Cela semble gratifiant et empreint de plénitude n’est-ce pas? L’avez-vous vécu ainsi?

Effectivement, certaines nouvelles mamans n’y voient que cet état de diapason avec leur poupon. Sorties, cours, activités, rien n’arrêtent ces nouvelles mères en plénitude! Mais en lisant ces quelques phrases, bien d’autres soupirent en se disant que c’est bien de cette façon qu’elles imaginaient leur congé de maternité avant qu’il ne révèle un côté moins épanouissant que prévu. Pourquoi elles n’ont pas eu droit à ces émotions d’extase? Elles ont plutôt ressenti de l’amertume, de la colère, de la déception, de la culpabilité, voire une impression de ne pas être une femme accomplie dans leur maternité. Peuvent s’ajouter à ceci des stress financiers en lien avec le changement de salaire qu’apportera le congé de maternité. Certaines tendances au niveau des émotions se dessinent pour ces femmes qui ont vécu leur congé de maternité de cette façon. Trois stades principaux en ressortent :

La frappante solitude

Vous avez cessé de travailler, mais les gens autour de vous continuent de partir le matin pour se rendre au travail. Ils reviennent tard et sont aussi pris dans leur routine du soir. Vous, vous ne partez plus le matin. Votre conjoint, si. Bébé et vous devenez alors deux complices inséparables, mais il arrive que cette absence de discussion d’adultes à adultes devienne lourde. Les journées peuvent sembler longues pour certaines femmes. Même si elles voulaient recevoir une amie en visite, cette dernière travaille et donc n’est pas disponible de jour. Et le soir, c’est la routine du souper-bain-dodo pour vous et pour vos amies avec des enfants. La solitude apporte ses aléas de tristesse et de mélancolie. Elle n’est pas supportable pour toutes, surtout lorsqu’elle s’installe au quotidien. Elle est même un facteur de risque de dépression postnatale lorsqu’elle devient trop pesante.

La valeur personnelle qui s’effrite

Durant le congé de maternité, vous demeurez à la maison et donc, vous développez votre routine avec bébé et avec les tâches quotidiennes à accomplir. Il est facile dans notre société aujourd’hui de trouver de la valorisation à travers le travail ou dans d’autres activités. Les premiers mois de vie avec bébé font bien souvent en sorte que les mamans se sentent confinées à la maison. Que ce soit pour les boires rapprochés ou la fatigue découlant des courtes nuits entrecoupées. Cette impression de devenir au service de tout un chacun ou de devenir l’unique objet de dépendance de votre bébé peut être un coup dur sur sa valeur personnelle. Des femmes n’aiment pas se sentir la ménagère de service et manquent de défi à relever. Il s’en suit alors un sentiment d’inutilité, voire de nullité. L’image corporelle et l’absence de temps pour prendre soin de vous peuvent aussi contribuer à cette diminution d’estime corporelle. Le retour au travail peut sembler un défi immense lorsque l’estime de soi se perd. Encore plus, cette estime décimée peut augmenter la difficulté à socialiser et donc par le fait même, vous conduire vers la solitude décrite plus haut.

Les remises en question

Il y a des femmes qui, quant à elles, se remettent complètement en question. Le choix de carrière, le plan de vie, la relation amoureuse, tout y passe ou en partie. Cela peut être bien insécurisant lorsqu’au départ, vous ne deviez que prendre un an d’absence du travail et revenir à la normale après votre congé. Est-ce le fait d’avoir eu l’impression d’être inutile, de manquer de valorisation, de vous être arrêtée pour faire le point et donc de bien réfléchir à ce que vous voulez et aimez vraiment? Ces suppositions peuvent s’avérer vraies pour vous et pour plusieurs femmes qui vivent des remises en question profondes. Vous n’êtes plus dans le courant rapide de votre routine de travail et vos temps d’arrêt ont pu vous permettre de vous centrer sur ce que vous aimez. Ainsi vous avez pu préciser vos choix d’avenir. Un autre phénomène bien fréquent est de vouloir quitter définitivement le boulot pour se vouer à l’éducation de son enfant. Il est vrai qu’à un an, votre petit bout de chou peut vous sembler bien jeune pour entrer en garderie. La majorité des mamans ressentent un serrement au cœur de devoir laisser en partie l’éducation de leur enfant à une étrangère à qui ils devront apprendre à faire confiance. Cette appréhension peut être bien déchirante. C’est pourquoi des mères remettront en question le fait de retourner au travail. Et si c’est elle qui demeurait avec bébé? Une réflexion sur un changement de carrière ou une diminution du temps de travail (quatre jours par semaine, travail à temps partiel) peut devenir une option alléchante.

Calculatrice d'accouchement

Calculez votre date d'accouchement en rentrant la date de vos dernières règles.

Cette semaine

Nos Concours

Participez pour gagner un exemplaire du livre « Incroyable érable »

Courez la chance de gagner le livre « Incroyable érable » d’une valeur de 30$.

Voyagez avec les Imageries !

Courez la chance de gagner trois imageries de trois pays.

Commentaires