Grossesse/Maternité

Peut-on prévenir une fausse-couche?

On estime qu’une grossesse sur cinq se termine par une fausse-couche. Bien que commune et souvent inattendue, cette expérience est douloureuse. Est-il possible de prévenir l’avortement spontané?

Toutes les femmes enceintes redoutent la fausse-couche, la principale complication de la grossesse. Puisque 80 % des avortements spontanés se produisent dans les 12 premières semaines de la grossesse, on attend d’ailleurs souvent que les trois premiers mois soient passés avant d’annoncer à son entourage la bonne nouvelle. On comprend dès lors que la fausse-couche soit source de questionnements et de crainte. Est-il possible de la prévenir?

Causes

Qu’est-ce qui cause une fausse-couche? Il existe plusieurs possibilités et, parfois, il est tout simplement impossible de savoir ce qui a provoqué l’avortement spontané. C’est donc dire qu’il n’est pas évident de le prévenir! Dans 60 à 70 % des cas, cependant, la fausse-couche est due à une anomalie chromosomique de l’embryon. Le corps rejette alors naturellement l’embryon non viable et donc, il n’y a rien à faire pour l’empêcher. En ce qui a trait au pourcentage restant, les causes sont variables, parfois inconnues, mais certains facteurs augmentent les risques de fausses-couches. Ainsi, plus une femme est âgée, plus les risques sont grands : 50 % pour les femmes dans la quarantaine, en comparaison à 15 %, pour celles dans la vingtaine. On a aussi prouvé que l’alcool et une consommation abusive de caféine augmenteraient les risques d’avortement spontané. Les femmes souffrant d’obésité ou fumant seraient aussi plus à risque. Les autres cas de fausse-couche proviennent souvent d’insuffisance hormonale ou d’infection.

Éviter la fausse-couche

Comme nous le mentionnions ci-haut, la plupart du temps, la fausse-couche est la conséquence d’une malformation de l’embryon d’origine génétique : on ne peut donc rien faire pour la prévenir et, en quelque sorte, elle est même préférable. Néanmoins, pour réduire les risques d’être frappée par elle, vous pouvez suivre ces conseils tout simples :

  • Évitez de porter des objets lourds. C’est le temps de laisser votre conjoint se charger de l’épicerie et des déplacements de meubles!
  • On se tient loin des sports trop intenses avec beaucoup d’impacts, surtout quand on n’en faisait pas avant la grossesse. Rabattez-vous sur la natation et la marche.
  • Arrêtez de fumer. Dans le même ordre d’idée, on dit au revoir à l’alcool et au café.
  • Il faut fuir le stress et le surmenage. Reposez-vous le plus possible.

Détecter une fausse-couche

Si vous avez des saignements, ne paniquez pas tout de suite : certaines femmes ont des saignements durant le premier trimestre, souvent à la date où elles auraient eu leurs règles. Ceci dit, des saignements de couleur brune, passant du rosé au rouge, pourraient être un signe avant-coureur. Il y a aussi d’autres indices pouvant vous permettre de prédire une fausse-couche, mais ils ne sont pas fiables à 100 %. Parmi ceux-ci, on retrouve :

  • des crampes dans le ventre, ressemblant aux douleurs de règles;
  • une douleur dans le bas du dos;
  • des pertes de caillots bruns ou rouges plus ou moins gros;
  • la présence de nausées et d’étourdissements survenant en cas de pertes de sang.

Fausses-couches à répétition

Faire des fausses-couches à répétition peut être le signe d’une problématique sous-jacente et il est primordial de consulter un médecin. Celui-ci pourra ainsi déterminer la cause de ces avortements spontanés et mieux vous accompagner, lors d’une future grossesse. Les causes les plus communes sont :

  • les anomalies génétiques (trisomie, monosomie, délétion);
  • les anomalies de l’utérus (fibrome sous-muqueux, septum utérin);
  • les troubles médicaux (hypothyroïdie, lupus, thrombophilie, diabète);
  • les dysfonctions immunitaires (intolérance au gluten, anticorps antiphospholipides).

Suite à cet examen, si c’est possible, votre médecin traitera la condition qui entraîne les interruptions de grossesse. La prise de progestérone pourrait être conseillée. En cas de béance du col de l’utérus, une condition sérieuse, mais rare, un cerclage du col pourrait être réalisé. Cette technique chirurgicale consiste à maintenir le col fermé grâce à un fil solide et a pour but de prolonger la grossesse jusqu’à ce que le bébé arrive à terme.

Diagnostic génétique pré-implantatoire

D’après une étude américaine récente, le diagnostic génétique préimplantatoire, ou DPI, réduirait le risque de nouvelle fausse-couche chez des femmes ayant déjà subi des fausses-couches à répétition. Cette technique, surtout proposée aux femmes qui ont eu plusieurs avortements spontanés ou qui sont âgées de plus de 40 ans, consiste à prélever une cellule de l’embryon pour en analyser les chromosomes. Ainsi, on arrive à détecter d’éventuelles anomalies. En remettant uniquement les embryons avec les chromosomes normaux dans l’utérus, les risques de fausses-couches sont alors à moins de 5 %. Remseignezvous auprès de votre médecin pour savoir si vous êtes une candidate pour cette technique.

Image de Marie-Eve Bourassa

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