Enfant

Énurésie nocturne : trucs, conseils et exercices

L’énurésie nocturne, ou pipi au lit, est plus commun qu’on le croit et elle est source d’embarras pour l’enfant qui en souffre. Nous avons rencontré la thérapeute familiale Michele Kambolis pour en discuter.

Pourquoi un enfant mouille-t-il son lit? Tout d’abord, une précision : l’énurésie nocturne est la plupart du temps génétique. Ainsi, on estime que si les deux parents en ont eux-mêmes souffert, il y a 77 % de chances pour que leurs enfants mouillent leur lit à leur tour. Si un enfant a des prédispositions à l’énurésie nocturne, les stress de la vie quotidienne peuvent déclencher à un moment ou un autre les petits accidents nocturnes. Déménagement, nouvelle école, arrivée d’un nouveau bébé : tous ces changements peuvent devenir cause d’anxiété pour l’enfant.

Offrir son soutien

Problème plus courant chez les garçons que chez les filles, le pourcentage d’enfant aux prises avec l’énurésie nocturne tend à diminuer avec l’âge : elle touche jusqu’à 15 % des enfants de 5 ans, un pourcentage qui descend à 8 % pour les enfants de 8 ans. Certains auront même des accidents jusqu’à la puberté, et c’est là où le bât blesse : plus l’enfant qui souffre d’énurésie nocturne est âgé, plus il est conscient de son problème et plus il a de chance d’en avoir honte. « Jadis, on ne parlait pas de ce problème, comme si le sujet était tabou, donc honteux, dit Michele Kambolis. Pourtant, on sait aujourd’hui que la plupart des enfants qui souffrent d’énurésie nocturne ont une prédisposition génétique. »

Madame Kambolis est formelle : en parlant ouvertement avec l’enfant de sa condition, en lui expliquant que ce n’est pas de sa faute mais que son corps se développe tout simplement à un rythme différent et que tout se réglera, avec du temps et de la patience, le niveau de stress diminue.

Bref, l’énurésie nocturne ne devrait jamais être un sujet tabou, surtout pas dans votre maison : selon Michele Kambolis, le simple fait de parler ouvertement du problème aide à atténuer la honte qui peut en découler. La thérapeute spécialisée en santé mentale nous a confié avoir elle-même souffert d’énurésie nocturne, enfant. « Je me souviens de rentrer de l’école et voir les draps étendus sur la corde à linge. J’avais alors l’impression que tout le monde était au courant de mon secret. »

Selon l’experte, ce fameux sentiment de honte ne devrait pas être associé à l’énurésie nocturne : il a pour effet d’accentuer le stress et, par la même occasion, les épisodes de pipi au lit.

Mieux gérer l’énurésie nocturne

La meilleure façon d’aider son enfant est d’être à son écoute et de lui fournir des outils qui lui permettront de mieux gérer son énurésie nocturne.

  • Effectuer un suivi de la consommation de liquides 
  • Établir une routine
  • Maximiser son confort

Atténuer le stress associé à l’énurésie nocturne

Lorsque ses propres enfants ont commencé à souffrir d’énurésie nocturne, Michele Kambolis a décidé d’aborder le sujet différemment. Elle a donc mis sur pied quelques activités simples et ludiques que vous pouvez vous aussi faire avec votre enfant. En voici quatre qui nous semblent particulièrement pertinentes.

1. Pot scintillant de pleine conscience

La pleine conscience a fait ses preuves, et voici une façon simple de la pratiquer avec les enfants. Le pot scintillant représente en effet l’esprit au repos.

Matériel requis :

  • Un pot Mason vide
  • Un tube de colle scintillante
  • Un tube de paillettes

Instructions :

  • Remplir le pot aux trois quarts d’eau chaude
  • Ajouter quelques doses de colle scintillante et le contenu du tube de paillettes
  • Refermer le pot

Mode d’emploi :

  1. Demandez à votre enfant de s’asseoir dans un coin, tranquille, et d’agiter le pot à plusieurs reprises, de façon à ce que les paillettes tourbillonnent à l’intérieur, comme ses pensées.
  2. Prenez, avec votre enfant, de grandes respirations, en regardant les paillettes se déposer tranquillement au fond du pot.
  3. Encouragez votre enfant à imaginer les paillettes comme étant ses propres pensées.
  4. Comme les paillettes se déposent, demandez-lui d’imaginer que ses pensées se déposent elles aussi, dans son esprit, ce qui permet de faire disparaitre le nuage dans sa tête.

2. Relaxation progressive

Voici un exercice qui peut être utilisé le soir afin de permettre à l’enfant d’être plus à l’écoute de son corps ainsi que des sensations qu’il lui transmet, une aptitude souvent déficiente chez les petits souffrant d’énurésie nocturne.

Instructions :

  1. Demandez à votre enfant de s’installer dans un endroit calme, assis ou couché. Il doit fermer les yeux et se détendre.
  2. Encouragez-le à prendre de grandes inspirations par le nez. Il doit retenir son souffle quelques secondes. Lorsqu’il expire enfin, demandez-lui d’imaginer son ventre comme un gros ballon gonflé d’air. Invitez-le à porter attention à son corps et à ce qu’il ressent.
  3. Ensuite, votre enfant doit compresser puis relaxer certains muscles, en utilisant la même technique de pleine conscience. Passez du visage, aux bras, aux jambes…
  4. Dites à votre enfant de détendre son corps entier : invitez-le à imaginer qu’il est lui-même une poupée de chiffon, ce qui devrait l’aider à relaxer chacun des muscles de son corps.
  5. Invitez-le à ouvrir les yeux lorsqu’il est prêt.

3. Le mur d’inquiétude

Voici un exercice qui permet de mettre un frein aux pensées négatives. On l’invite donc à construire un mur, qu’on va par la suite détruire, une brique à la fois.

Matériel requis :

  • Feuillets adhésifs
  • Marqueurs

Instructions :

  1. Présentez cette activité à votre enfant comme étant une façon de l’aider à faire sortir toutes les inquiétudes de sa tête.
  2. Sur les feuillets, votre enfant peut écrire ou dessiner autant de pensées négatives qu’il le désire. N’oubliez pas de lui rappeler que lorsqu’on a posé une inquiétude sur le papier, elle ne devrait plus se trouver dans notre tête. Il peut alors les coller sur son mur d’inquiétudes.
  3. À côté, on construit alors un autre mur : un mur d’optimisme! Pour chaque pensée négative, on s’efforce de trouver deux pensées positives. Ainsi, à la toute fin, le mur d’optimisme sera deux fois plus grand que le mur d’inquiétude.
  4. Une fois le mur d’optimisme, on invite notre enfant à démolir son mur d’inquiétude, en froissant chaque feuillet avec ses mains.

4. Le Crève ballon

Voici un exercice destructeur de mauvaises pensées!

Matériel requis :

  • Ballons
  • Marqueur permanent

Instructions :

  1. Aidez votre enfant à identifier une pensée négative, qui lui provoque de l’inconfort : une pensée négative qui commence par « je » : par exemple, « Je ne suis pas bon », « Je ne suis pas capable ». Comme il souffle dans son ballon, votre enfant doit s’imaginer souffler cette pensée dans le ballon.
  2. On n’attache pas le ballon : on invite plutôt l’enfant à laisser la pensée négative s’envoler avec le ballon, qui, alors, se dégonfle. On peut aussi écrire la pensée sur le ballon avec le marqueur.
  3. Une fois la pensée négative envolée, on aide son enfant à la remplacer par une pensée positive. « Je peux le faire! »
  4. Finalement, demandez à votre enfant de fermer les yeux et de respirer profondément, comme s’il remplissait le vide laissé par la pensée négative par cette pensée positive.
Image de Marie-Eve Bourassa

Calculatrice d'accouchement

Calculez votre date d'accouchement en rentrant la date de vos dernières règles.

Cette semaine

Nos Concours

Passez un été magnifique au Québec grâce à Ulysse!

Participez pour gagner votre copie du livre “Étonnant Québec” des Guides de voyage Ulysse

Commentaires