Désir d'enfant

Faire le deuil de la maternité

Après avoir entrepris une foule de démarches en clinique de fertilité, Cynthia (nom fictif) a finalement mis une croix sur son rêve d’avoir, un jour, un enfant. « Pendant des années, même si je savais que les chances étaient minces, je carburais à l’espoir », explique la jeune femme de 35 ans qui a préféré conserver l’anonymat. C’est difficile. Je le prends très, très mal. » La situation est à ce point douloureuse que Cynthia doit prendre le temps de se reconstruire : elle a temporairement pris ses distances avec sa famille et certaines amies qui ont des enfants.

Un deuil, un vrai

Il ne faut pas minimiser la chose : le deuil de la maternité biologique est important. Il s’agit en effet d’un état psychologique très pénible, dont la durée et l’intensité varient selon les femmes. Plusieurs éléments entrent en ligne de compte : la personnalité, l’histoire personnelle, la relation de couple, la structure psychique et, bien sûr, ce que l’enfant et le désir d’enfant représentent. Cynthia, par exemple, avoue prendre la nouvelle comme un échec : « Sans enfant, je ne me sens pas comme une vraie femme, ou je n’ai pas l’impression de l’être. »

En plus de ce sentiment d’échec, il n’est pas rare qu’une phase de dépression accompagne le deuil de la maternité. Il est important de reconnaître ce que ressent la personne qui doit y faire face.

L’importance de parler

« Il est difficile de parler du deuil de la maternité », soutient Catherine-Emmanuelle Delisle, auteure et fondatrice du blogue Femme sans enfant. « C’est difficile pour nous, mais aussi pour les proches. Ça crée un malaise dans la famille et on n’ose pas en parler. Ça devient tabou. » Selon Brené Brown, professeur et chercheur en sciences humaines à l'Université de Houston Graduate Collège of Social Work et conférencière renommée, le deuil de la maternité s’avère en effet l’un des plus difficiles à faire. La société a souvent tendance à le sous-estimer, ce qui a pour effet de faire ressentir de la honte à celles qui le vivent, soutient-elle.

« Il faut comprendre que la personne qui fait un deuil de la maternité est confrontée à sa réalité tous les jours », dit Catherine-Emmanuelle. Le modèle de la famille est omniprésent dans notre société; voilà qui explique aussi pourquoi il est si difficile de renoncer au rêve de fonder une famille, pour certains hommes et femmes.

Briser la solitude

L'histoire de Catherine-Emmanuelle n'est pas banale : à l’âge de 14 ans, elle est entrée en ménopause précoce et apprend qu’elle n’aura jamais d’enfant. Le choc! À l’âge de 35 ans, la réalité la heurte vraiment de plein fouet. « J’ai réalisé que, toutes ces années, j’avais refoulé le tout. J’avais refusé d’accepter », confie-t-elle. Devant le manque de ressource et de soutien au Québec, Catherine-Emmanuelle trouve le réconfort auprès d’un groupe de soutien américain, Life without baby, qui offre des ateliers orchestrés par la rédactrice et blogueuse Lisa Manterfield. Elle a aussi décidé de dire adieu à son rêve d’avoir un enfant lors d’une cérémonie à laquelle elle avait convié sa famille : une étape vers l’acceptation.

Puis, c’est dans l’écriture que Catherine-Emmanuelle trouve refuge. La création devient un véritable moteur de guérison. « Le fait d’en parler, de s’exprimer, contribue à exorciser le négatif, souligne-t-elle, tout comme le fait de rencontrer des femmes qui vivaient la même chose que moi ». C’est entre autres pourquoi Catherine-Emmanuelle a fondé, il y a quatre ans, Femme sans enfant. Elle souhaitait briser l’isolement que peut vivre certaines et « rallier les femmes sans enfant par circonstances de la vie ou par choix ». Selon Catherine-Emanuelle, il s’agit d’un des meilleurs moyens de calmer le sentiment d’injustice et la honte qui accompagnent souvent le deuil de la maternité.

Se rallier

Puisque de parler de sa peine aide à guérir et ultimement à accepter sa situation, Catherine-Emmanuelle s’évertue depuis quelques années à rallier les femmes sans enfant. « Aujourd’hui, on est une communauté mondiale sur Facebook, dit-elle. On s’aide et on se relaie de l’information. » Des rencontres sont aussi organisées à Montréal, Québec et Paris.

Lorsque le deuil de la maternité se vit durement, et qu’on ne perçoit plus la lumière au bout du tunnel, il ne faut surtout pas hésiter à consulter un professionnel pour recevoir de l'aide et du support.

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