Alimentation

Les aliments d’exception : mode d’emploi

Comment gérez-vous les aliments d’exception, communément appeler les « cochonneries », chez vous? On veut tous que nos enfants aient une bonne alimentation mais doit-on tout leur interdire?

Les scientifiques ont démontré que plus les saines habitudes de vie étaient acquises tôt dans la vie de l’enfant, plus elles avaient de chance de se maintenir dans le futur.

Il faut prendre le temps, tout d’abord, de faire le point sur l’éducation faite aux enfants face à l’alimentation. Est-ce qu’il y a une place pour les aliments d’exception ou non? Et cette place prend quelle proportion? L’idée ici n’est pas de se dire que la famille mange juste des aliments bons pour la santé, ni de se culpabiliser en disant que nous ne mangeons pas bien. Il faut simplement prendre conscience du point d’où on part.

Deuxièmement, il faut prendre des actions pour intervenir face à notre mode de vie alimentaire. Que l’on soit dans un extrême ou dans l’autre, c’est le moment de revenir au juste équilibre. Il faut maintenant laisser entrer les aliments d’exception ou limiter la place qu’ils prennent. Par exemple, vous pourriez instaurer une journée par mois ou les enfants choisissent ce qu’ils veulent manger pour souper (faire livrer de la pizza, manger du macaroni gratiné ou aller chercher une crème glacée pour dessert).

Certainement, les premières fois seront davantage du côté de la malbouffe… mais ils sauront vous étonner par leur choix!

Occasion spéciale

Il est important de sensibiliser les enfants aux aliments sains et aux aliments d’exception. Quand ils sont petits, simplement utiliser le mot « spécial » lorsqu’on offre du gâteau ou des biscuits pour dessert. La même chose lorsqu’on est en visite chez les grands-parents et que les bonbons et les croustilles sont à volonté : c’est une occasion spéciale.

Bien entendu, il faut accompagner les enfants dans la reconnaissance des signaux de satiété afin qu’ils ne se rendent pas malades. Lorsqu’ils sont un peu plus vieux, on peut regarder avec eux la liste des ingrédients et les informations nutritionnelles sur les emballages lorsqu’on fait l’épicerie. On peut également les impliquer dans la préparation des repas. À ce moment-là, nommez les ingrédients et tentez de les qualifier en termes de santé. Par exemple, si vous ajoutez du beurre pour faire revenir les légumes avec un filet d’huile d’olive, vous pourriez dire que le beurre est bon au goût mais qu’en en utilisant moins (parce qu’on y ajoute de l’huile d’olive), ce n’est pas si nocif pour la santé.

N’oubliez pas que vous êtes des modèles pour vos enfants; l’alimentation n’est pas une exception. Lorsque vous prenez un verre de vin en soupant le samedi soir et votre enfant réclame du jus, c’est le moment de lui en offrir comme une occasion spéciale. La même chose au moment d’une soirée cinéma à la maison, maïs soufflé et friandises ne sont pas cachés jusqu’au couché des enfants.

Plaisir de manger

Il faut leur apprendre à en manger tout en contrôlant les quantités. Il faut que le parent agisse comme il aimerait que ses enfants agissent. C’est une belle façon de reconsidérer nos pratiques alimentaires pour le bien-être de toute la famille.

Peu importe comment on les gère, les aliments d’exception font/feront partie de la vie des enfants, tôt ou tard. Notre rôle est de les accompagner dans la place qu’ils prennent dans leur vie et surtout, de garder l’alimentation comme quelque chose d’agréable. Dans l’acquisition de saines habitudes de vie, comme dans tout apprentissage, le plaisir demeure le principal élément de succès.

Références
Gazelle et potiron du ministère de la famille (disponible en ligne)
Mon premier livre de recette, de Ricardo, aux éditions La Presse
La collection Mandarine et Kiwi, aux éditions Bayard

François Couture
Éducateur et enseignant

François Couture détient un baccalauréat en enseignement et œuvre comme éducateur depuis plus de 15 ans. Passionné et curieux, il est également enseignant en Techniques d’éducation à l’enfance, réviseur scientifique, formateur dans le réseau des C.P.E., consultant en petite enfance et papa d’une adorable fillette.


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