Famille

Quel type de parent êtes-vous?

L’intransigeance sans compromis est la clé d’une éducation impeccable? La liberté est le germe de l’autonomie? Vous êtes un alliage de ces deux types de parent? Tant mieux!

Entre les parents qui prônent une démocratie dont l’élastique s’étire à outrance et les parents fervents d’une discipline de fer, l’équilibre est un objectif difficile à atteindre pour beaucoup de parents, et c’est sans doute pour cette raison que la majeure partie d’entre eux font partie d’une des deux premières catégories : les parents du type « laisser-aller » et les parents de type autoritaire. « Et il y a la troisième catégorie : les parents démocrates, qui est un mélange des deux », indique Hélène Fagnan, coach familiale et fondatrice de Nanny secours, un organisme de coaching familial.

Pour les premiers, il n’y a jamais rien de grave, alors que les seconds sont répressifs pratiquement en tout temps. Et il n’y aurait pas forcément davantage de parents dans l’une ou l’autre des catégories, selon Mme Fagnan.

Les deux types d’éducation et leurs répercussions

Évidemment, les deux types de parents modèlent leurs enfants de manière différente et les fruits de leurs efforts peuvent parfois avoir mauvais goût. Avec les parents partisans du laisser-aller, l’enfant peut avoir l’impression que ses parents ne se préoccupent pas de ce qui se trame dans son quotidien et dans sa tête. Du coup, il peut ressentir un sentiment d’abandon, et ce, même s’il apprécie le fait d’être ainsi libre de pratiquement toute obligation. « Lorsque le parent se déresponsabilise ainsi, l’enfant aura tendance à ne pas aller voir ses parents si, par exemple, quelque chose ne va pas. Ces enfants se tournent parfois vers d’autres adultes qui leur accordent plus d’attention », ajoute Mme Fagnan.

Même s’il est plus facile d’éduquer ses enfants avec cette philosophie de l’impunité (les parents ne sont pas forcés alors d’imposer leur autorité et d’en assumer les conséquences), d’autres parents choisissent la voie de la répression.

Les enfants qui grandissent dans un tel contexte peuvent nourrir le sentiment qu’ils ne sont et ne seront jamais à la hauteur des attentes des personnes significatives qui gravitent autour d’eux. « Ces enfants sont généralement plus polis; ils n’ont pas vraiment le choix puisqu’ils n’ont pas de marge de manœuvre. Par contre, ils ne connaissent pas beaucoup la notion de plaisir », ajoute la coach familiale. Ils sont également susceptibles d’avoir peur de s’affirmer et qui plus est, le manque de souplesse vient brimer le lien affectif entre l’enfant et le parent trop autoritaire.

La culpabilité… peu importe le type de parent

La majeure partie des parents, plus particulièrement les mères, sont prompts à se lancer des reproches au sujet de leurs aptitudes parentales : suis-je trop sévère, pas assez exigeante? « Les parents sont souvent trop exigeants, mais pas pour les bonnes raisons, signale Mme Fagnan. Par exemple, ils habillent leur enfant de trois ans alors que celui-ci est capable de le faire seul et de l’autre côté, ils exigent que leur enfant gère sa colère comme un adulte de 30 ans », poursuit-elle.

Les parents, surtout ceux qui sont de type autoritaire, mais également les parents qui le sont modérément, s’accordent peu le droit à l’erreur, estime Hélène Fagnan. Elle cite l’exemple d’une mère qui s’emporte au point où elle donne une petite tape à son enfant; elle se sentira sans doute coupable et pourrait croire qu’elle est une mère trop intransigeante (du type autoritaire). Elle pourrait cependant recouvrer l’équilibre en présentant ses excuses à son enfant et, pourquoi pas, en lui démontrant que l’on peut calmer sa colère en allant se réfugier dans la chambre pendant quelques minutes… « Verbalisez et montrez à votre enfant ce qu’il faut faire; vous devez lui donner l’exemple », suggère Mme Fagnan.

Quelques recommandations

Un bon parent est un parent qui se remet en question pour arriver à atteindre l’équilibre entre le laisser-aller et la quasi-oppression, soutient la fondatrice de Nanny secours. La phrase se lit aisément, mais sa traduction dans la réalité est tout autre… Pourtant, en se collant à ces cinq recommandations que formule Hélène Fagnan, on peut se permettre d’espérer…

  • Maintenir l’unité parentale : chacun des parents devrait d’abord définir et déterminer clairement quelles sont les règles essentielles qu’il souhaite voir respecter, après quoi tous deux devraient établir un consensus à ce sujet. Ils seront ensuite fin prêts à expliquer ces règles aux enfants.
  • Des attentes claires et réalistes : les limites que nous imposons aux enfants sont toutes mises en place dans un but éducatif et non dans le but d’établir un rapport de force entre l’adulte et l’enfant, souligne Hélène Fagnan dans son ouvrage Avez-vous du plaisir à être parent?, que l’on peut télécharger gratuitement dans la bibliothèque virtuelle du site de Nanny secours. Pour cette raison, les attentes peuvent être assorties d’un choix offert à l’enfant; par exemple, si vous proposez du lait ou de l’eau à votre enfant lors du repas et que celui-ci vous demande du jus, vous pouvez lui signaler que VOUS lui avez proposé deux options…
  • Des conséquences adéquates et adaptées à la situation : la cohérence et la constance dans les interventions punitives et les réprimandes permettent notamment à votre enfant d’avoir une petite idée des conséquences au geste répréhensible qu’il s’apprête à poser. Et il est préférable de favoriser une punition en lien avec la mauvaise action, plutôt que le retrait. La coach familiale suggère en outre d’appliquer la règle du « 1-2-3-STOP » : informez votre enfant du nombre d’avertissements que vous lui servirez avant la punition (trois dans le cadre de cette règle), mais ensuite agissez sinon vos menaces ne vaudront rien.
  • Respect de l’unicité de l’enfant : nos enfants ne doivent jamais perdre la certitude qu’ils conservent leur place privilégiée dans notre cœur, et ce, malgré leurs dérogations aux règles. Aimez-les et dites-leur que vous les aimez!
  • Le plaisir : voilà une notion essentielle pour la santé mentale de tous les membres de la famille. Pour les parents de type autoritaire, il est plus difficile d’intégrer l’humour et l’agrément au quotidien et pourtant, il ne faudrait pas oublier que les enfants naissent avec le concept du plaisir dans leurs veines!
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