Vie scolaire

Est-ce que mon enfant est un intimidateur?

Des signes alarmants

Difficile de s’admettre que notre enfant est un bourreau. Évidemment, on ne veut pas qu’il se laisse marcher sur les pieds, mais de là à terroriser les autres, il y a une marge! Cet être qu’on aime plus que tout ne peut certainement pas être un intimidateur, non?

Pourtant, certains signes tendent à prouver le contraire. Dernièrement, il est plus distant et vous parle peu de ce qu’il vit à l’école. Il passe plusieurs heures dans sa chambre ou devant la télévision. Il a peut-être un peu plus de difficultés scolaires. Est-ce que la situation familiale a changé? A-t-il lui-même déjà été victime d’intimidation?

Les raisons qui peuvent pousser un enfant à user de l’intimidation sont nombreuses, même si on montre souvent du doigt le manque d’encadrement parental ou, au contraire, la discipline « militaire » à la maison. La plupart des intimidateurs sont des enfants souffrant d’insécurité et ce manque de confiance en soi se traduit par la violence, qu’elle soit verbale, physique ou virtuelle.

Si vous avez des doutes, n’hésitez pas à en parler avec le professeur de votre enfant ou encore avec les membres du service de garde. Ceci étant dit, bien que souvent perpétué en public, l’intimidation se passe d’ordinaire loin des regards des adultes. Vous pouvez aussi en discuter avec votre enfant, tout en prenant bien soin de ne pas l’accuser. Par exemple, vous pourriez aborder le sujet d’un point de vue général, en lui demandant s’il a lui-même déjà été témoin d’actes d’intimidation. Poussez la réflexion : comment croit-il que les victimes se sentent? L’intimidation, que la loi définit comme « un acte répétitif visant à léser une personne, à l’opprimer, à l’offenser », peut prendre plusieurs formes.

L’appel

Même s’il y a quelques signes avant-coureurs, il arrive bien entendu qu’on ne voie rien venir. Et puis, un jour, il y a l’appel : le coup de fil de la direction qui nous apprend que notre enfant en a intimidé un autre. Bien sûr, une nouvelle de ce genre, c’est bouleversant. Face à ces accusations, votre réaction première sera probablement le déni. Non, votre enfant n’est pas un monstre! Ce n’était qu’un jeu, ses actes ont été mal interprétés, il ne voulait pas faire mal… Mais que ce soit pour s’amuser, impressionner ses camarades ou encore pour se venger, filles ou garçons peuvent se livrer à des actes sans toujours comprendre la gravité des conséquences pour la victime et il faut à tout prix éviter de banaliser la situation.

Après le déni vient la culpabilité : qu’est-ce que j’ai fait de mal? Comment ai-je pu élever un bourreau? C’est de ma faute. Oui, il arrive que certains problèmes de comportements prennent racine à la maison, mais ce n’est pas toujours le cas et vous culpabiliser outre mesure vous empêchera de chercher des solutions efficaces pour régler le problème.

Être à l’écoute

Passé le déni et la culpabilité, il est important d’agir. Certes plus aisé à dire qu’à faire, il faut néanmoins réussir à mettre ses émotions de côté. Bien sûr, vous aimez votre enfant et votre réflexe premier sera de le protéger, mais il est important de ne pas se dresser contre le parent de la victime ou contre les représentants de l’école. Avec calme, il faut unir vos forces et faire le point. Afin de régler un problème, il est important d’arriver à bien en identifier les causes. Il incombe donc de demeurer ouvert : après la colère et la punition, il sera primordial d’aborder le sujet. Vous devez lui expliquer la gravité et les conséquences de ses actes ou de ses paroles, et, ce faisant, lui assurer votre soutien : il faut réprimer ses actions inappropriées, mais pas sa personnalité!

Vrai : il est parfois difficile de parler à un enfant qui ne désire pas le faire. Demeurez tout de même diplomate dans votre approche. On ne règle pas un comportement agressif en intimidant à son tour! Le message que vous devez lui envoyer, c’est que son comportement vous inquiète, mais que votre amour ne change pas.

Invitez-le à se mettre dans la peau de sa victime et, à partir de là, à lui présenter des excuses. Demandez-lui des comptes-rendus détaillés de ses journées à l’école et utilisez le renforcement positif, en encourageant chacun de ses bons coups. Vous devrez aussi, bien entendu, instaurer des règles claires et, en cas de non-respect de celles-ci, votre enfant doit savoir qu’il y aura des conséquences.

Rien ne change

Malgré le climat de confiance et les règles que vous avez mises en place, rien ne change? Le comportement de votre enfant est toujours répréhensible et le cirque semble vouloir recommencer? Si tel est le cas, n’hésitez surtout pas à faire appel à une tierce personne. Les écoles ont du personnel qualifié qui pourrait vous venir en aide, vous conseiller, et auquel votre enfant pourrait se confier.

On parle souvent, et avec raison, des conséquences à long terme que peuvent avoir l’intimidation chez les enfants qui en sont victimes, mais sachez que des troubles comportementaux peuvent aussi être le lot des intimidateurs, qui ont une propension marquée à la délinquance.

En tout temps, 24 heures par jour et 7 jours par semaine, vous trouverez un soutien professionnel gratuit à la LigneParents, au 1-800-361-5085.

Vous trouverez aussi du soutien et de précieux conseils auprès de Moi j’agis.com et de la Fondation Jasmin Roy.

Piste de réflexion

Le film Intimidation, de Lee Hirsh (version française de Bully). Un documentaire coup-de-poing traitant, comme son titre français l’indique, d’intimidation en milieu scolaire.

Cyberagression

On en parle peut-être de plus en plus, mais la cyberagression demeure pour plusieurs un OVNI. La cyberagression, c’est quand on porte atteinte à la dignité d’autrui en envoyant, de façon répétée et sur une certaine période de temps, des insultes, des menaces ou des commentaires haineux par courriel, par messagerie instantanée ou par diffusion sur des sites Web et des réseaux sociaux. Peut-être vous sentez-vous dépassée par cette nouvelle forme d’agression. Voici quelques conseils pratiques et des pistes de réflexion fournis par le ministère de l’Éducation du Québec, par l’entremise de sa plateforme Moi j’agis.com, Branché sur le positif.

  • Expliquez-lui que l’espace virtuel est public et que ce qu’on y trouve est accessible à tous.
  • Supervisez ses activités en ligne et encouragez-le à avoir des interactions positives.
  • Apprenez-lui à respecter les autres dans l’espace virtuel et montrez-lui l’exemple.
  • Rappelez-lui l’importance de demeurer respectueux en tout temps et en tout lieu, de respecter les mêmes valeurs dans le monde virtuel que dans le monde réel, de ne jamais dire ou écrire quelque chose qu’il n’oserait pas dire ou écrire face à face, qui pourrait faire du tort à une autre personne.
  • Expliquez-lui que colporter des rumeurs, divulguer des renseignements personnels ou diffuser des photos ou des vidéos sans avoir obtenu l’autorisation de la personne concernée peut causer un tort énorme à celle-ci en raison des milliers de témoins et de la difficulté à retirer quelque chose d’inapproprié sur le Web.
  • Dites-lui qu’il est important de respecter la vie privée des autres, qu’il n’est pas permis d’accéder à leurs fichiers informatiques, à leur tablette électronique, à leur téléphone cellulaire, etc.
  • Expliquez-lui à quoi il s’expose s’il continue à poser des gestes de cyberagression (suspension ou expulsion de l’école, plaintes policières, justice, etc.).
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