Papa

Réagir à l'intimidation

Empêcher que cela arrive

Ce n’est pas toujours rose d’être le parent d’un intimidateur non plus, mais c’est une position dans laquelle vous pouvez plus facilement avoir un impact. À la maison, vous pouvez faire deux choses : désamorcer l’agressivité et éviter de faire une prévention excessive chez les plus jeunes.

Si votre enfant est agressif, il est de votre devoir de canaliser cette agressivité. Trouvez la source de sa rage, consultez un psychologue ou faites-lui passer son énergie dans un sport exigeant, mais sans contact. Quoi qu’il arrive, ne laissez pas le temps passer en espérant qu’il arrange les choses et que le professeur s’occupera de la discipline. C’est votre enfant et c’est votre responsabilité d’en faire un bon compagnon de classe et un bon citoyen.

Si vous avez peur pour votre jeune enfant, ne le préparez pas trop à faire face à une intimidation qui n’existe pas encore. Un parent qui dit à son enfant « si quelqu’un t’embête à l’école, défends-toi, ne te laisse pas faire! » donne en quelque sorte l’autorisation de se défendre n’importe comment envers n’importe quel type d’agression. Si votre enfant saisissait mal vos propos, il pourrait bien se fâcher contre un enfant qui a refusé de jouer avec lui et éventuellement devenir un intimidateur sans le vouloir.

En septembre 2015, 99 % des écoles possèdent un plan de lutte contre l'intimidation et la violence et ont désigné une personne-ressource pour veiller à son application. Tel que le prescrit la loi, les écoles primaires et secondaires du Québec sont invitées à réaliser diverses activités de sensibilisation au civisme. Le ministère Éducation, Loisir et Sport a mis en ligne le site Branché sur le positif pour aider enfants, parents et écoles dans leur lutte contre l'intimidation.
Les conséquences

On ne peut pas prendre l’intimidation à la légère. Les cas de fugues et de suicides sont trop nombreux, la détresse des enfants est trop grande et la structure scolaire ne leur offre pas assez d’échappatoires. Des études menées sur 1 420 participants en Angleterre et aux États-Unis4 ont aussi démontré que les victimes d’intimidation gardent des séquelles de ces périodes difficiles. Il faut donc agir, et le faire le plus vite possible.

Si vous avez de la difficulté à parler à votre enfant, n’hésitez pas à rencontrer un psychoéducateur ou un psychologue qui sauront vous épauler. On dit qu’il faut un village pour élever un enfant et c’est encore plus vrai quand cet enfant est en détresse. Quand tout cela sera derrière vous, vous serez surpris de constater à quel point son école redeviendra un havre de paix.

Pour vous encourager un peu, n’hésitez pas à lire l’histoire de ce jeune homme de la Rive-Sud de Montréal pour qui l’intimidation est maintenant chose du passé.

Référence :
  1. Psychomédia, Un tiers des élèves victimes d’intimidation au secondaire
  2. Déjouer les allergies : Intimidation, ne vous laissez pas faire!
  3. Sécurité publique : Mesures initiales pour mettre fin à l’intimidation
  4. La Presse : L’intimidation cause des séquelles à long terme, démontre une étude
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