Vie scolaire

Notre première rentrée scolaire... à la maison!

Caroline Mayrand a pris la décision de ne pas envoyer ses enfants à l’école et de plutôt opter pour l’enseignement à domicile. Une décision qui demande réflexion, et Caroline nous en parle.

J’étais couchée dans mon lit, les yeux rivés au plafond. Mais qu’est-ce que je venais de faire là? Le cœur me débattait dans la poitrine. La séance d’information pour l’école alternative était passée. Étais-je si certaine de vouloir éduquer mes enfants à la maison?

Je venais de rater ma chance d’envoyer mes enfants à l’école alternative. Avant même d’avoir des enfants, j’avais décidé de les envoyer là. Mon conjoint est encore plus sceptique que moi pour l’école à la maison. Je dois le rassurer tous les jours, plusieurs fois par jour.

Depuis 2 ans, je fréquentais des forums de parents qui enseignaient à leurs enfants, je lisais des récits, des blogues et des livres sur l’enseignement à domicile. J’étais convaincue de vouloir vivre cette aventure-là. Mais se décider d’être en marge du système d’éducation, le faire pour de vrai, quelle étape!

Se renseigner d'abord

Quelques semaines après est venu le symposium de l’Association Québécoise pour l’Éducation à Domicile. Il s’agit d’un très bon point de départ. Une conférence sur l’aspect légal de la chose a tôt fait de rassurer mon conjoint. Puis, des conférences sur la pédagogie, des rencontres avec d’autres parents, des kiosques remplis de matériels... Nous sommes sortis de là gonflé à bloc : on va faire l’école à la maison et ça va être fantastique!

Une copine orthopédagogue m’a transmis le programme du ministère de l’Éducation, je le feuillette et regarde les objectifs de la maternelle. Peu de gens le savent, mais la maternelle n’est pas obligatoire, elle existe à priori pour aider les enfants à s’intégrer à l’école, sert aux professeurs pour connaître le niveau des enfants et palier d’éventuels manques de stimulation le plus vite possible. Or, les objectifs sont atteints dans le cas de ma fille.

Alors, je me dis que nous allons fouiller du côté de la première année et nous orienter avec les intérêts de ma fille aînée. On va prendre un peu d’avance. Je suis un peu dans le brouillard, septembre sera notre première rentrée et je ne sais pas exactement comment ça va se passer. Je m’oriente pour faire une première année « très large » sur deux ans, question de me rassurer et de me donner du temps pour m’ajuster. Je lis des livres destinés aux professeurs et je me sens un peu dépassée. J’ai une formation en éducation à l’enfance et en administration, pas en enseignement! Mais ce n’est pas si mal. Nous avons beaucoup de temps et je connais très bien mes enfants, j’ai été là pour leurs premiers mots et leurs premiers pas, je devrais être capable de continuer!

Quels sont les choix?

Devant moi, j’ai plusieurs choix. Certains parents adoptent un style très scolaire, avec des heures de « classe », des manuels du ministère et suivent le curriculum des écoles. D’autres utilisent des cours français ou belges, ou magasinent les cours selon les besoins de leurs enfants. Certains optent pour la pédagogie par projet, comme dans les écoles alternatives.

Finalement, certains parents suivent la voie du unschooling, c’est à dire laisser l’enfant être complètement maître de ses apprentissages et lui fournir les ressources nécessaires lorsqu’il en a besoin.

Puis viennent une quantité phénoménale de pédagogie : Montessori, Waldorf, Charlotte Mason...

La grande majorité des familles sont tout à la fois. Empruntant à un ou à l’autre le meilleur pour leur famille.

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