Vie scolaire

L'enseignement à domicile

Si la très grande majorité des enfants de 5 à 16 ans fréquentent l'école, d'autres acquièrent leurs connaissances à domicile sous la supervision de maman ou papa.

Au Québec, il est difficile de savoir avec précision combien de familles se prévalent de ce droit, mais entre 2 500 et 5 000 enfants restent à la maison pour se faire éduquer par leurs parents. C'est du moins l'estimation de l'Association québécoise pour l'éducation à domicile (AQED), un regroupement de parents qui gardent leurs jeunes chez eux pour leur faire l'école.

De plus en plus populaire

Cette façon d'élever les enfants récolte de plus en plus d’adeptes. « Les parents qui font ce choix sont de moins en moins rares, mais nous ne voulons pas commencer à vanter les mérites de l'éducation à la maison. Notre mission n'est pas de convertir tout le monde, mais d'aider ceux qui décident de changer l'éducation de leurs enfants. Nous ne nous disons pas meilleurs que les autres », a expliqué Marie Tremblay, présidente de l'AQED et une des pionnières de l'éducation à domicile au Québec.

« J'ai constaté que les motivations des familles québécoises étaient différentes de celles des Américains et des Canadiens anglais. Ici, les parents n'agissent pas tant par conviction religieuse ou antiétatisme. Le plus souvent, ils ont un projet éducatif familial propre et sont insatisfaits du système scolaire actuel. » analyse Christine Brabant de l’Université de Sherbrooke qui a réalisé la première étude québécoise sur l’éducation à la maison. Les résultats des recherches sur l'éducation à domicile sont d’ailleurs très encourageants, au Québec comme ailleurs. « Les résultats sont positifs partout. Les enfants qui apprennent à la maison réussissent mieux, et leur développement social et émotif ainsi que leur insertion sociale sont égaux ou supérieurs aux moyennes des enfants scolarisés », affirme Christine Brabant, dont la fille de huit ans ne fréquente plus l'école qu'à temps partiel.

De plus, un sondage a révélé que les enfants canadiens qui bénéficient de l’« homeschooling » avaient de meilleurs résultats et se classaient au-delà du 75e centile, le 50e étant la normale nationale.

L'environnement

Parmi les raisons les plus importantes citées par les parents pour justifier leur choix dans l’étude de Christine Brabant, on retrouve l’environnement familial considéré plus propice à l’épanouissement intellectuel et affectif des enfants, l’insatisfaction envers le système scolaire, tant au niveau organisationnel qu’au niveau de la violence, ou encore pour répondre à la précocité ou aux difficultés particulières de l’enfant.

Une disposition de la Loi québécoise sur l'éducation permet aux parents d'enseigner à leurs enfants à la maison. L'élève doit alors subir des tests supervisés par la Commission scolaire s'il veut recevoir un diplôme et progresser aux niveaux collégial et universitaire.

Il existe cependant des zones grises dans la Loi sur les exigences attendues de cette façon d’instruire. Si certaines commissions scolaires sont plutôt confiantes et se contentent d'examiner les travaux et les examens de fin d'année, d'autres sont plus sévères et vont même jusqu’à exiger que les parents signent un contrat d'enseignant qui stipule les conditions d'enseignement, les dates de classe, les périodes de récréation et les heures de dîner. Plusieurs parents refusent ces conditions parce que s’ils ont choisi l'enseignement à domicile c’est pour la flexibilité et la liberté qu'elle permet. « Chaque parent veut le meilleur pour ses jeunes, mais tous ne sont pas prêts à devenir professeurs. Il faut une bonne dose d'énergie d'amour et de patience pour y parvenir. En fin de compte, ce sont les enfants qui en sortent gagnants », a confié Mme Tremblay.

Des publications sur le sujet sont disponibles à peu de frais à l’AQED

  • La loi et l'éducation à domicile
  • Les évaluations et plans pédagogiques
  • Le secondaire à la maison, Tout ce dont vous avez besoin de savoir
  • Liste de ressources en français ou en anglais
  • L'enseignement à domicile par Daniel Leroux

Vous pouvez contacter l’Association québécoise pour l’éducation à domicile ou lire l’étude québécoise sur l’éducation à domicile de Christine Brabant.

Source : Association québécoise pour l’éducation à domicile, Liaison de l’Université de Sherbrooke

Image de Sonia Cosentino


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