Loisirs

Le bricolage, c’est bien plus qu’un passe-temps

Il n’y a pas d’âge pour créer. Au fond de chacun de nous, sommeille un artiste. Dessiner, peindre, sculpter... toutes ces activités récréatives ne sont pas futiles. Au contraire, elles auraient des effets très positifs, en particulier chez les enfants.

La psychothérapie par l’art est reconnue comme un traitement efficace contre l’anxiété et les difficultés relationnelles. Cependant, les applications positives de l’art et du bricolage se font également ressentir chez les enfants, au-delà du cadre thérapeutique formel.

Pour l’enfant, le bricolage est bien plus qu’un simple passe-temps. Dès l’âge de 18 mois, il est en mesure de tenir un crayon et de faire quelques barbouillages et bien que ses créations soient encore loin des véritables dessins, l’activité lui permet de comprendre le monde qui l’entoure et de parfaire quelques-unes de ses compétences, comme la motricité fine et l’affirmation de son caractère.

L’estime de soi

L’estime de soi est, entre autres, la pierre angulaire de la motivation scolaire. Connaître sa valeur personnelle est ses forces, c’est un moteur qui amène l’enfant à s’investir dans ses activités scolaires et à persévérer.

L’art, sous toutes ses formes, permet à l’enfant de s’exprimer et de s’accomplir. Une fois son chef-d’œuvre terminé, qu’importe les difficultés rencontrées (nous ne sommes pas tous égaux en talent brute), le petit sera fier de présenter le fruit de son travail. D’autant s’il est gratifié de compliments parentaux.

Une créativité stimulée

Tout le monde, à un certain point, doit faire montre de créativité. Qu’importe le métier, que l’on soit artiste, comptable, cuisiner ou médecin, avoir la capacité de trouver des solutions et de se réinventer est un passage obligé. Heureusement, la créativité se cultive.

D’un bricolage à l’autre, l’enfant exerce cette créativité si précieuse. Plus il mettra son imagination à profit, plus il aura de la facilité à inventer et créer. Selon P. Torrance (psychologue américain), on observerait une baisse de la créativité chez les enfants de 5, 9-10 et 13 ans. Ces chutes créatives seraient associées à différents changements d’environnement et à un certain désir de conformisme social. Il ne serait donc pas inquiétant de voir les enfants délaisser un peu les activités artistiques lors de ces périodes.

Le calme s’installe

Découper, colorier, tracer des lignes… tous ces petits gestes ont quelque chose d’hypnotique, d’apaisant. Même chez les enfants hyperactifs, l’art aura souvent un effet positif.  Se concentrer, s’imprégner et s’abandonner complètement dans une activité comme le dessin, régule également les émotions.

Exprimer ses émotions

Un simple dessin peut faire vivre à l’enfant une belle émotion ou encore, l’aider à exprimer des sentiments négatifs. Plus important, l’art aide l’enfant à comprendre ce qu’il ressent à réguler ses émotions.

La fierté de reproduire ce qu’il avait en tête, celle de voir l’adulte afficher son œuvre ou encore, la possibilité de coucher sur papier de manière plutôt instinctive ce qu’il ressent, tout cela a une vertu thérapeutique.

Le bricolage, facteur de réussite scolaire

Comme mentionné précédemment, l’art d’une manière générale contribue à l’estime de soi. Cette dernière est une condition sine qua non à la réussite scolaire puisque c’est d’elle que part l’envie de s’impliquer.

L’art aurait également un impact au niveau du développement intellectuel puisqu’il jouerait un rôle de premier plan dans les capacités générales de réflexion et la résolution de problèmes.

En plus de tout ce qui précède, le bricolage est également un excellent prétexte pour passer du temps de qualité en famille. Qu’importe le talent : l’important, n’est-il pas de participer?

Sources : Art enrichment and emotion expression and regulation for young at risk,  Super Prof, l’Office central de la coopération à l’école, Sciences Humaines, Faire la différence.

Image de Annie Harvey

Maman de trois garçons, rédactrice Web et chroniqueuse.


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