Enfant

Raconter sa journée - trucs et conseils

Ce n’est pas facile de repenser à sa journée quand on est un enfant, mais c’est possible! Voici quelques trucs pour les aider à vous raconter ce qui se passe quand vous n’êtes pas là.

Quand on vous demande quelle sorte de journée vous avez passée au travail, savez-vous quoi répondre du tac au tac? Probablement pas tous les jours. C’est difficile pour nous de trouver un point culminant à raconter en pensant une journée tout à fait ordinaire et c’est pareil pour les enfants. C’est pour cette raison que quand on leur demande ce qu’ils ont fait, on a souvent droit à un « Je ne sais pas! » ou « J’ai joué! ». Pourtant, selon Dr Stephanie Rollie Rodriguez, chercheuse et enseignante américaine spécialisée en communications, ces petites conversations qui semblent mondaines sont essentielles pour qu’un parent connaisse réellement son enfant et le comprenne.

Faites une démonstration

Pour donner un exemple de conversation à votre enfant et qu’il sache ce que vous voulez entendre, vous pouvez lui donner des exemples. Vers 2 ou 3 ans, jouez avec des figurines ou des poupées, et racontez ce qui se passe en détail. La figurine peut aller au magasin, faire un peu de ménage et aller raconter sa journée à un autre personnage, par exemple.

Vous pouvez aussi prendre l’habitude de demander à votre conjoint quel genre de journée il a passée devant les enfants. À force d’entendre des anecdotes et des exemples, votre enfant finira par comprendre le genre de conversation que vous attendez de lui.

Posez des questions

Pour faire parler votre enfant, il faudra d’abord avoir des idées de sujets en poche. Avant de quitter l’école ou la garderie, posez des questions au professeur ou à l’éducateur de votre enfant. Ce ne sera pas possible chaque jour, mais quand vous en aurez l’occasion, ces échanges brefs vous donneront des pistes.

Prenez aussi le temps de lire l’agenda. Vous y trouverez des sujets et des mots-clés au sujet des amis, des activités et des repas qui vous aideront à lancer la conversation et à donner des repères plus clairs à votre enfant en quittant les lieux.

Finalement, si vous n’avez aucun élément particulier à aborder, vous pouvez toujours vous rabattre sur les éléments plus routiniers, comme la sieste, le dîner et le lavage des mains pour entamer la conversation et peut-être dénicher une ou deux anecdotes drôles.

Que peut-on espérer?

Selon l’âge, les réponses des enfants seront bien différentes.

  • À 2 ans, votre enfant vous dira une seule fois et en peu de mots ce qui l’a marqué pendant la journée.
  • À 3 ans, votre enfant se souviendra des événements dans le désordre et vous en racontera des bribes.
  • À 4 ans, votre enfant vous racontera mieux ce qu’il vit, mais seulement quand il en a envie.
  • À partir de 5 ans, les récits dépendront du tempérament de votre enfant. Certains seront très loquaces alors que d’autres attendront de se faire tirer les vers du nez.
  • À l’adolescence… ça dépendra de beaucoup de choses, mais attendez-vous à en entendre de moins en moins, surtout si vous posez des questions précises!

Des questions précises

Il faut plusieurs années avant qu’un enfant organise bien sa journée dans sa tête et sache deviner ce qui vous intéresse, ce qui vous rendra fier et ce qui vous rendra de mauvaise humeur. D’ici là, il aura toujours un peu d’hésitation quand vous demanderez « Comment était ta journée? »

En attendant, vous aurez plus de succès en posant des questions très précises comme :

  • Avec qui est-ce que tu as joué à la récréation?
  • À quoi est-ce que vous jouez pendant la récréation?
  • Est-ce que tu as fait un travail d’équipe? Qu’est-ce que c’était? Avec qui?
  • Avez-vous eu une activité spéciale dans la classe?
  • Est-ce que vous avez terminé le bricolage d’Halloween?
  • Avez-vous appris une nouvelle chanson?
  • Qu’est-ce que tu as fait avec Léa ce matin?
  • Est-ce qu’il est arrivé quelque chose de drôle?
  • Qui est assis à côté/en face de toi dans la classe?

Soyez attentifs!

Une fois que votre enfant aura commencé à répondre, soyez attentif, même si les récits sont longs et parsemés de détails qui vous intéressent moins. Les jeunes enfants ne maîtrisent pas encore l’art de la conversation avec des adultes et ne sont pas pressés. Même si vous avez beaucoup de choses à faire, intéressez-vous à ce qu’il raconte et posez des questions supplémentaires pour démontrer que vous avez bien suivi. Si votre enfant vous surprend à ne pas écouter pendant qu’il parle, il aura moins envie de vous en parler la prochaine fois.

Attention à ce que vous dites!

Si votre enfant arrive un jour avec une histoire concernant un enfant turbulent ou en parlant d’une chicane d’amis, ne sautez pas sur l’occasion pour avoir quelque chose à dire toute la semaine. Il est possible que cette histoire n’ait été qu’une anecdote sans importance qu’il a trouvée par hasard dans sa mémoire en cherchant quoi vous raconter. Si vous en faites tout un drame, votre enfant en fera un aussi et une histoire bien anodine pourrait bien prendre de l’ampleur sans raison.

Image de Anne Costisella

Anne Costisella est diplômée en communication publique à l’Université Laval et maman de deux enfants. En plus d'être une rédactrice web d'expérience,  Anne est aussi l'auteure du blogue Techno Maman


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