Désir d'enfant

Fécondation latente : savoir laisser aller

La fécondation latente — ou la fécondation qui tarde — amène plusieurs couples et femmes seules à recourir à la procréation assistée. La détresse psychologique subie par ces personnes est commune.

Apprendre à laisser aller, surtout quand on est prête à entrer dans le monde de la maternité, est souvent plus facile à dire qu’à faire. Et pourtant...

La fertilité et sa face cachée

Alors même que la fertilité se réduit à quelques jours dans le cycle d’une femme, le taux d’infertilité a presque doublé en 20 ans selon Statistiques Canada. En 2010, ce taux se chiffrait entre 12 et 16 %. C’est une réalité : il n’est pas si simple de faire un enfant.

En 2010, parmi les couples canadiens ayant déjà tenté de concevoir un enfant, 15 % ont eu recours à de l’aide médicale pour y arriver. Parmi ceux-ci :

  • 2 sur 5 ont utilisé des médicaments pour améliorer la fertilité
  • 1 sur 5 ont utilisé des techniques de procréation assistée

Mais si l’infertilité désigne une difficulté à concevoir un enfant, cela ne veut pas dire que c’est impossible.

Les traitements disponibles pour la procréation assistée

Il existe divers traitements de procréation assistée pour aider les couples confrontés à une fécondation latente.

  • La stimulation ou l’induction ovarienne : traitements hormonaux permettant d’aider les femmes qui n’ovulent pas ou qui n’ovulent pas à chaque cycle
  • L’insémination : injection de spermatozoïdes dans l’utérus permettant de contrer les problèmes de production ou de mobilité des spermatozoïdes
  • La fécondation in vitro (FIV) : fécondation en laboratoire permettant d’aider les couples avec des problèmes de rencontre entre leurs spermatozoïdes et ovule
  • La fécondation par micro-injection : semblable à la fécondation in vitro, sauf qu’un spermatozoïde unique est choisi et injecté dans l’ovule

Ces services d’aide à la conception ne sont malheureusement pas des solutions miracles. Par exemple, le taux de naissances vivantes après une FIV est de 33 % pour les femmes de moins de 35 ans et de 24 % pour les femmes de 35 à 39 ans. C’est pourquoi il s’agit de toute une épreuve pour les personnes qui s’aventurent sur ce chemin.

Les effets psychologiques d’une fécondation latente

L’impact psychologique est considérable lorsqu’un couple n’arrive pas à avoir un enfant. Après plusieurs tentatives de conception infructueuses, l’ombre de l’infertilité s’installe lourdement. Les femmes et les hommes peuvent se sentir atteints dans leur féminité et leur masculinité.

Les effets secondaires des traitements de fertilité et les deuils à faire sont d’autant plus pénibles et peuvent causer incompréhension, tristesse, colère, anxiété, dépression ou culpabilité. Ce sont toutes des réactions normales.

Marie-Soleil Baril est une jeune femme qui a suivi ce parcours : « Lors de ma dernière insémination, les hormones et les nombreux échecs m’ont poussé à faire une dépression qui a duré quelques mois. » Après sa fausse couche, Mme Baril avoue qu’elle était sur le point d’abandonner.

Apprendre à laisser aller

« Après deux ans d’essais, je suis allée voir mon médecin pour avoir une recommandation de clinique de fertilité. Il m’a dit que j’étais jeune et que je devais tout simplement lâcher prise ! » s’offusque Mme Baril.

Il est vrai que la réalité de l’infertilité est souvent banalisée par les personnes qui ne la vivent pas. Quand une femme suit un traitement de procréation assistée, il lui est bien difficile d’oublier qu’elle essaie d’avoir un bébé : les sautes d’humeur, les bleus sur le corps ou la prise de poids sont assez évocateurs.

Mais si on parlait de diminuer son stress ? C’est une habileté essentielle à laquelle il faut s’attarder lorsqu’un couple vit cette épreuve, selon la psychologue Katherine Péloquin. La réduction du stress grâce à des techniques de relaxation ou de modification de comportement serait même liée à un taux plus élevé de traitements positifs.

C’est en sachant laisser aller, en n’étant plus la proie du stress que plusieurs femmes ont cessé d’être infertiles. Il ne s’agit pas d’abandonner son projet parental, mais simplement d’accepter sa situation, puis d’accorder une plus grande attention au moment présent. 

Ressources disponibles

Des ressources existent pour les cas de fécondation latente. N’hésitez pas à aller chercher du soutien :

  • L’Association infertilité Québec offre du soutien et des informations aux couples et personnes infertiles
  • Femme sans enfant liste ici des professionnelles en thérapie et en psychologie qui s’intéressent à l’infertilité ou à la non-maternité
  • Le Blog d’assistance médicale à la procréation vient d’un collectif français formé de personnes infertiles et de patients de l’aide médicale à procréer et fournit des informations diversifiées ainsi que des témoignages sur l’infertilité
  • Éducaloi explique comment la loi s’applique à des cas de procréation assistée
  • Infertily Network (en anglais) offre des informations d’actualité sur l’infertilité
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