Désir d'enfant

Le deuil de l'enfant biologique

S’il est une étape primordiale que doivent parfois franchir certains couples aux prises avec un problème de fertilité, c’est le deuil de l’enfant biologique.

Le même deuil est vécu par les personnes qui désirent de tout leur cœur un enfant et qui, pour toutes sortes de raisons autres que médicales, ne parviendront pas à vivre cette magnifique expérience. Il y a mille et une raisons qui font qu’un humain peut ressentir ce profond désir de devenir parent sans pour autant arriver à concrétiser ce projet. Comme je ne peux parler au nom de tous, par respect, mais aussi parce que je ne peux juger d’une situation que je n’ai jamais vécue, je vais vous entretenir de la réalité qui m’est propre. Ma réalité à moi : je suis infertile depuis deux ans seulement. Un problème de kyste ovarien qui a « mal tourné », la nature est parfois ainsi faite. Mon conjoint et moi avons été propulsés bien malgré nous vers ce deuil que nous n’avions pas même cru possible. La plus grande leçon tirée de cette aventure? Ne prenons jamais rien pour acquis... pas même notre fertilité.

Décider de notre chemin

Il existe bien sûr plusieurs « options » pour les couples médicalement reconnus « infertiles ». Nous aurions pu nous tourner vers la fécondation in vitro (option dont m’a beaucoup, vraiment beaucoup parlé le chirurgien). Mon corps avait mal, j’étais encore sur mon lit d’hôpital après une chirurgie d’urgence, je venais d’apprendre que c’était « foutu » pour moi à moins d’utiliser une méthode de procréation assistée ou, mentionné rapidement, d’adopter un enfant. Je ne me sentais pas capable d’aller vers une option « médicale ». Tant physiquement que psychologiquement, je ne m’en sentais pas capable. C’était ma seule certitude à ce moment-là, mais j’étais quand même prête à en discuter, car nous étions deux personnes impliquées dans tout ça. J’étais silencieuse et je regardais du coin de l’œil mon conjoint, assis sur la chaise à côté de mon lit, qui pleurait lui aussi. Je me sentais responsable de la situation. Non pas que je me devais de trouver un coupable à tout ça, mais c’était tout de même « à cause de moi » que nous ne pourrions avoir un enfant, héritier de nos X et XY.

Nous avons alors convenu avoir deux choix : s’apitoyer sur notre sort ou discuter de tout ça, ensemble, malgré la douleur. La vie nous envoyait cette épreuve et nous devions la surmonter ensemble. Simultanément, le mot adoption a été prononcé tant par moi que par mon conjoint. Nous avons souri, première petite lueur. C’était une option qui nous convenait. Nous avions déjà abordé le sujet, dans le passé, à tout hasard. Qui aurait cru qu’on jour nous allions en parler de façon beaucoup plus officielle en terme de projet de vie? D’un œil extérieur, notre décision peut sembler avoir été prise rapidement. Personne ne nous en a fait mention, mais nous étions conscients que certains pouvaient se dire que nous aurions eu intérêt à prendre notre temps et en discuter avec l’équipe médicale.   Pouvait-on vraiment éliminer du revers de la main une méthode nous permettant d’avoir un enfant biologique? Notre chemin était là, pour nous ça serait l’adoption.

Un deuil, c’est important

Un deuil était cependant à faire. Si nous avions un jour l’opportunité d’avoir un enfant, il ne serait pas de notre sang, physiquement il ne nous ressemblerait pas et nous aurions des questions délicates auxquelles nous devrions répondre un jour. Sur le coup, on s’est dit - sans trop y penser - que ce n’était pas grave. Qu’un enfant est un enfant, et c’est vrai. Mais le deuil était bel et bien présent et nous devions en parler pour faire face à ce qui allait suivre. Nous devions nous poser ces questions et être prêts à y faire face. De toute façon, le travailleur social qui ferait notre évaluation psychosociale allait nous les poser ces questions! Aussi bien s’en parler dès maintenant.

Un deuil, ça se fait en en discutant ouvertement entre nous, en sortant les émotions qu’on a à sortir et puis il y a la notion de temps. Le temps, qui a la réputation de « tout arranger ». Mais le temps, lui-même, n’est pas magique. C’est le temps que vous mettrez à penser, à parler, à pleurer, puis à vous relever qui fera en sorte que le deuil cèdera doucement sa place à un nouveau projet. Certains diront que le deuil de l’enfant biologique demeurera toujours en soi. Dans mon cas, peut-être parce que j’ai un fort niveau de résilience, je me suis dit que ma destinée était d’être maman d’une tout autre façon. La vie s’était simplement chargée de me le faire comprendre. Je sais, c’est discutable comme raisonnement, mais c’est le nôtre.

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