Couple/Sexualité

Est-ce qu'on peut tomber enceinte quand on allaite?

Que se passe-t-il si nous voulons une autre grossesse maintenant alors que l’allaitement est en cours? Est-ce possible ou faut-il cesser l’allaitement?

Nous connaissons maintenant bien les valeurs contraceptives de l’allaitement. Bien que pour certaines femmes, cet aspect de l’allaitement soit un complément intéressant, ce n’est pas le cas pour toutes les femmes. En effet, que se passe-t-il si nous voulons une autre grossesse maintenant alors que l’allaitement est en cours? Est-ce possible ou faut-il cesser l’allaitement?

Comme nous l’avons vu dans l’article « Puis-je me fier à l’allaitement comme contraception? », l’allaitement en soi n’est pas un moyen de contraception. Beaucoup de femmes pourront concevoir un enfant tout en allaitant. Il y a d’ailleurs plusieurs femmes qui allaitent tout en étant enceintes et même qui allaitent en tandem (2 enfants d’âge différent en même temps). Il doit toutefois y avoir des conditions préalables.

Question d'ovulation

Premièrement, si une femme répond aux critères de la MAMA, elle n’a qu’environ 1 % de chance de devenir enceinte. Si elle ne répond pas aux critères, car l’allaitement n’est pas complet, que le bébé est âgé de plus de 6 mois ou fait ses nuits, alors il est possible que l’ovulation reprenne. Or, s’il n’y a pas de menstruations, c’est que l’ovulation n’a pas encore repris. Il est malheureusement impossible de prédire quand l’ovulation reprendra. Nous savons seulement que statistiquement, il y a plus de chances que celle-ci reprenne avec le temps et avec la diminution de l’allaitement.

De plus, il faut aussi tenir compte du fait qu’il est fort possible qu’il y ait retour d’ovulation, mais qu’il soit impossible de concevoir, car la phase lutéale1 est trop courte. Pour le savoir, il faut alors faire le test sympto thermique (faire ses courbes de température et noter les symptômes du cycle) ou tout simplement prendre sa température. Il faut toutefois préciser que la température seule est beaucoup moins précise et peut donc mener à des erreurs d’interprétation.

Finalement, nous constatons que même les femmes allaitantes qui ont des cycles ovulatoires avec une phase lutéale adéquate ont des taux de grossesse moindre que celles qui n’allaitent pas. Il y a donc une légère baisse de fertilité pendant l’allaitement. Entre autres, nous avons remarqué que la glaire est souvent d’aspect moins fertile pendant l’allaitement, ce qui pourrait être une partie de l’explication.

Allaiter ou devenir enceinte?

Maintenant, en ayant ces informations sous la main, que doit-on faire si nous désirons concevoir un enfant pendant que nous allaitons? Cette décision est tout à fait personnelle et dépend en grande partie de nos valeurs et de nos motivations.

D’un côté, nous devons songer à l’enfant qui est présentement allaité. Nous savons que l’allaitement a des bienfaits considérables sur ce dernier et que ces bienfaits auront un impact positif tout au long de sa vie. Nous savons aussi que le sevrage naturel est ce qui est le mieux adapté pour l’enfant. De plus, il est recommandé d’attendre 18 mois entre deux grossesses pour permettre au corps de la mère de refaire ses réserves de façon optimale. Il est aussi plus facile pour l’aîné de s’adapter à la venue d’un nouveau membre de la famille lorsqu’il est plus âgé. Finalement, rien ne garantit que l’arrêt de l’allaitement mène plus rapidement à une grossesse.

D’un autre côté, il peut y avoir toutes sortes de conditions qui font en sorte qu’avoir des enfants rapprochés soit la meilleure solution. Pour certaines, l’allaitement n’a pas la même importance et l’envie de sevrer est déjà là. Cesser l’allaitement lorsque le bébé a 3 mois ou 15 mois est aussi très différent. Il faut donc peser les pour et les contres en couple et prendre la décision qui semble la meilleure dans l’intérêt de tous.

Il est également possible de considérer un sevrage progressif. Par exemple, on peut couper un boire aux trois semaines. Parfois, le simple fait de couper une tétée peut être suffisant pour déclencher l’ovulation. Cette façon de faire progressive permet à l’enfant allaité de vivre un sevrage plus doux et plus respectueux de son rythme.

Concevoir un enfant exige parfois de la patience, car la fertilité n’est malheureusement pas soumise à notre simple volonté. Lors de l’allaitement, ce n’est généralement qu’une question de patience pour que la fertilité revienne. Et pour certains couples, même après l’arrêt de l’allaitement le temps pour concevoir sera long. Ce n’est donc pas toujours l’allaitement qui nuit à la conception. Il y a tellement de variables qui entrent en ligne de compte dans la fertilité qu’il faut parfois tout simplement faire confiance à la vie!

Pour plus d’information, n’hésitez pas à contacter Seréna.

1 : La phase lutéale est la phase qui suit l’ovulation et qui est caractérisée par la sécrétion du corps jaune. Le corps jaune est nécessaire pour nourrir l’ovule fécondé jusqu’à l’implantation dans la paroi utérine.

Seréna Québec

Seréna Québec est le seul organisme spécialisé en fertilité naturelle au Québec. Reconnu par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, encadré par des médecins-conseils, soutenu par un réseau de bénévoles accrédités dans plusieurs régions, l’organisme à but non lucratif fondé en 1955 et qui a perfectionné la méthode symptothermique offre un service d’information, des ateliers d’apprentissage, des conférences et un suivi personnalisé sur la santé du cycle féminin, la contraception naturelle, la conception naturelle, le retour de la fertilité après une naissance et la périménopause. 6646 rue Saint-Denis, Montréal, Québec, H2S 2R9 Tél : 514-273-7531 [email protected]

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