Bébé

Le cerveau du nouveau-né

Le cerveau, un organe en constante évolution, est fascinant. Et celui des bébés, qui n’est pas encore complètement développé, l’est tout autant, sinon plus!

Démesurément gros en comparaison du corps, le cerveau humain évolue à grande vitesse. En effet, entre la naissance et l’âge de 20 ans, son poids est multiplié par cinq. Cette croissance prodigieuse est tout particulièrement rapide au cours des trois premières années de la vie, puisque lorsque bébé a 6 mois, l’organe a déjà atteint la moitié de son poids adulte. Mais s’il est déjà très gros et très lourd, le cerveau de bébé n’est pas encore complètement développé.

Système nerveux

On descend peut-être du singe, mais, à la naissance, notre système nerveux et notre cerveau sont bien moins développés que celui des primates, c’est pourquoi les premières années de vie de bébé sont si importantes. C’est au cours de ces premières années, que les neurones - qui jusque-là ne sont pas connectés les uns aux autres - commencent à se lier. C’est ce qu’on appelle une synapse, et celle-ci se produit suite aux stimulations provenant de l’environnement.

Chaque fois que l’enfant est stimulé et qu’il vit une nouvelle expérience, de nouveaux réseaux de neurones se forment ou se renforcent.

À la naissance, le cerveau de bébé possède environ 100 milliards de neurones et de cellules gliales. Responsables de transmettre l’information nerveuse, les neurones sont organisés en réseaux, dans différentes régions du cerveau. Ces zones ont toutes un rôle distinctif et précis à remplir. Quant aux cellules gliales, ce sont elles qui permettent aux neurones de bien fonctionner, puisqu’elles leur fournissent de la nourriture, tout en les protégeant.

Hécatombe

En plus de toutes ces synapses, de nombreuses connexions neuronales se transforment ou disparaissent. C’est ce qu’on appelle « l’hécatombe neuronale ». En effet, il semblerait que pour évoluer, le cerveau a besoin de se débarrasser de ses connexions inutiles. Parallèlement, les compétences et les réflexes de bébés changent et disparaissent, au fur et à mesure qu’il grandit. Par exemple, il perd ses réflexes archaïques (bras en croix, agrippement) Il évolue, et ses réactions changent.

D’ailleurs, beaucoup pensent que cette hécatombe neuronale permettrait d’expliquer pourquoi on ne possède pas de souvenir de la toute petite enfance!

Stimuler l’enfant

D’où l’importance des soins promulgués à bébé : non seulement ils sont essentiels à sa survie, mais ils constituent une excuse en or pour interagir avec votre enfant. Il est effectivement prouvé que plus l’enfant est dans un milieu stimulant, plus ses apprentissages et son développement en profiteront. Votre voix, par exemple, le rassure. Mais elle l’initie aussi au langage.

Bref, chaque contact, mouvement, parole ou émotion provoquent une activité dans le cerveau de bébé : comme une décharge électrique, qui vient alors modifier les réseaux des neurones. La qualité de l’environnement dans lequel le bébé grandit devient dès lors de la plus haute importance. Ainsi, les relations humaines sont tout aussi essentielles au développement du cerveau que l’alimentation. La qualité des soins donnés et l’affection promulguée au nouveau-né sont cruciales.

Les 5 sens

Bref, toutes les expériences qui stimulent un des 5 sens de bébé provoquent de nouvelles connexions nerveuses dans son cerveau en ébullition. Ainsi, les contacts physiques sont aussi très importants, puisqu’ils influencent les mécanismes qui permettent de gérer le stress ou les sensations fortes. Bref, il ne faut pas craindre de gâter bébé en le couvrant de caresses et de bisous : ceux-ci contribuent à ce qu’il se sente en sécurité, tout en permettant à ce dernier de se développer intellectuellement.

Et ceci est d’autant plus vrai que les zones contrôlant les réactions et les instincts plus primitifs sont aussi les plus développées du cerveau du nouveau-né : c’est ce qu’on appelle la zone limbique. Voilà pourquoi les bébés ressentent des émotions si vives. Face à une situation inconnue, le nouveau-né sera donc envahi par un flux émotionnel très intense et il est normal qu’il ait de la difficulté à se maîtriser. Ses accès de colère et ses pleurs ne devraient pas être considérés comme des caprices. Au lieu de le punir ou de l’ignorer, il est de loin préférable de le consoler et de l’aider à comprendre ce qui se passe autour de lui : le nouveau-né a besoin de soutien émotionnel.

En outre, plusieurs recherches ont prouvé que le réconfort offert à un enfant lui permet de créer de nouvelles connexions nerveuses, et celles-ci l’aideront à s’adapter tout au long de son existence. Une raison de plus pour cajoler bébé!

Image de Marie-Eve Bourassa

Autrice, scénariste, rédactrice et chroniqueuse.


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