Bébé

Dois-je laisser pleurer mon bébé?

La seule manière qu’a le nouveau-né pour s’exprimer, de communiquer un besoin est via les pleurs. Ils ne sont pas assez intelligents ni astucieux pour « faire des caprices »!

Je commence par une affirmation fondée scientifiquement : il est impossible de gâter un nouveau-né! La seule manière qu’a le nouveau-né pour s’exprimer, de communiquer un besoin est via les pleurs. Selon Robert Wright, anthropologue : « Peut-être bien qu’autrefois, si un bébé se retrouvait tout seul la nuit, c’était souvent très mauvais signe (la mère avait pu être dévorée par une bête sauvage, par exemple). Peut-être bien que le cerveau des tout-petits est programmé pour réagir à cette situation en hurlant, de sorte que toute personne proche l’entende et puisse le trouver. Bref, peut-être bien que si les enfants laissés seuls semblent terrifiés, c’est tout simplement parce qu’ils sont vraiment terrifiés. »

Les nouveau-nés ne sont pas assez intelligents ni astucieux pour « faire des caprices. » Leurs neurones ne sont pas encore interconnectés. Leur cerveau n’est développé qu’à 25 % de sa capacité optimale! En fait, un bébé pleure pour que l’on réponde à ses besoins fondamentaux :

  • être nourri;
  • être aimé (besoin de nourriture affective);
  • besoin de stimulation (via les 5 sens);
  • besoin d’être dans un environnement sécuritaire;
  • besoin d’être bien physiquement et physiologiquement (bien langé, bébé propre, pas trop froid ni trop chaud, ne pas avoir mal).

Le nouveau-né aura un pleur différent dépendamment du besoin qu’il exprime. Il ne pleure pas toujours parce qu’il a faim, il a peut-être juste besoin d’être nourri affectivement, d’être cajolé et à proximité de vous. Les bébés pleurent avec une intensité différente lorsqu’ils ont faim. Les pleurs de douleur sont plus intenses, donc, ils s’arrêtent et reprennent de plus belle. Tandis que les pleurs de tensions accumulés ont une intensité plus constante.

Il y a encore trop de gens qui croient que, lorsqu’on laisse pleurer un bébé « il se forme un caractère ». Il est vrai que si on ne répond pas aux pleurs du nouveau-né, il arrêtera éventuellement de pleurer, sauf que ce sera par dépit, parce qu’il sera complètement démuni.

Bébé gâté?

Le docteur Aletha Solter, psychologue et auteure de Mon bébé comprend tout, nous relate que « l’étude de Bell et Ainsworth, 1972, a montré que ces nourrissons qui représentent le stéréotype de l’enfant gâté sont justement ceux dont les mères ignoraient les pleurs ou mettaient du temps à y répondre. Donc, la meilleure façon de rendre un enfant exigeant est bien d’ignorer ses pleurs. »

C’est pendant la première année de vie que le nourrisson développe les bases solides de l’estime de soi et son sentiment de sécurité. Si on ne répond pas à ses pleurs, et par conséquent à ses besoins, le nouveau-né pourrait croire qu’il ne peut pas faire confiance aux autres, il risque même de développer un grand sentiment d’insécurité.

Au contraire, si l’on répond à l’enfant chaque fois qu’il pleure, il apprend qu’il est aimé, qu’il est important, qu’il y a quelqu’un pour s’occuper de lui. Ainsi, il risque de moins pleurer, sachant qu’il y a quelqu’un tout près de lui pour répondre à ses besoins.

Je vous fais part d’un témoignage d’une de nos participantes aux Rencontres postnatales :

« Quand mon fils est né, il dormait dans sa propre chambre et la nuit, ses pleurs me réveillaient pour les tétées. Aujourd’hui, cinq ans plus tard, ma fille de 3 mois dort à proximité de moi depuis le début et n’a jamais pleuré pour une tétée de nuit. Elle me tire doucement de mon sommeil par ses petits sons et je la prends près de moi, elle se tortille à la recherche de mon sein. Elle a appris que par ses petits sons je comprends qu’elle a besoin de boire. Cela s’est étendu aux tétées de jour. Je n’attends pas qu’elle pleure à pleins poumons pour lui donner la tétée. »

Accumulation de tensions

Mais, il n’y a pas que les besoins fondamentaux, selon le Dr Aletha Solter. Lorsque nous sommes blessés, autant physiquement qu’affectivement, nous retenons des tensions, des sentiments de malaise et de la confusion jusqu’à ce que l’on puisse suivre le processus physiologique de la décharge émotionnelle. Les formes de décharges émotionnelles comprennent, entre autres, les pleurs. Ceux-ci nous permettent de réduire, de manière tout à fait physiologique, notre tension artérielle. Les pleurs réduisent le stress et les tensions accumulées (William Frey, 1981).

Le Dr Solter dit qu’il y a au moins cinq différentes sortes possibles de détresses, et toutes engendrent un besoin de pleurer :

  1. souffrances prénatales et traumatismes de la naissance (par exemple, un accouchement long et difficile);
  2. besoins passés non satisfaits;
  3. surcharge d’informations, surstimulation;
  4. frustration à se sentir impuissant;
  5. douleur physique.
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