Papa

Se séparer quand on a de très jeunes enfants

Se séparer n’est jamais chose facile, mais avec un enfant qui ne parle pas encore, ou si peu, il est encore plus difficile de comprendre ce qu’il ressent et de s’y adapter.

Malgré le fait que 87 % des Québécois sont d’avis que les gens se séparent trop facilement, pas moins de 6 Québécois sur 10 croient que la séparation est la meilleure solution quand un couple n’arrive pas à régler ses difficultés. Une fois que c’est fait, un divorce est toujours douloureux à vivre pour les enfants et sans pouvoir expliquer clairement aux jeunes enfants ce qui se passe, les parents ont souvent peur de causer un tort irréparable.

Doit-on parler de la séparation avec un bébé?

Très tôt, un enfant comprend ce qu’on lui dit, mais comme Françoise Dolto, pédiatre et psychanalyste française, le disait : « on ne sait pas comment il le comprend ». Il lit probablement l’émotion dans votre visage et entend votre ton et il décode très bien quand vous êtes très en colère ou vraiment triste.

Même s’il ne comprend pas vos raisons de vous séparer et même s’il est très petit, il constatera rapidement que vous ne vivez plus ensemble. En effet, très vite après sa naissance, l’enfant repère l’odeur de sa mère et peu après, il remarque la présence et l’absence de son père. Lui expliquer calmement et dans des mots simples ce qui se passera par la suite le rassurera, même s’il n’est pas en mesure de vous confirmer qu’il a compris.

La garde partagée

Pour les très jeunes enfants, la notion du temps est plutôt abstraite. Demain, la semaine prochaine, dans 3 jours, ne veulent pas dire grand-chose pour lui. Souvenez-vous de quand vous étiez petite et que vous attendiez Noël ou un autre jour spécial : c’était long d’attendre! Pour cette raison et pour éviter qu’il ne s’ennuie trop d’un des deux parents ou au contraire qu’il s’habitue à vivre avec l’un et refuse d’aller chez l’autre, on recommande de séparer la garde en courtes périodes chez les petits.

De plus en plus de parents optent pour le 2-2-3, c’est-à-dire que l’enfant passe deux jours chez sa mère, deux jours chez son père, trois jours chez sa mère, puis c’est l’inverse. Si ce système peut sembler exigeant au début et vous obliger à vous côtoyer, c’est quand même celui qui troublera le moins votre enfant.

Évidemment, d’autres situations sont possibles. Un des parents peut partir sans laisser d’adresse, par exemple, ou se sentir incapable de prendre l’enfant en charge plus de deux jours toutes les deux semaines. Si c’est votre cas, ne vous accablez pas et ne pensez pas au pire. Vous ferez de votre mieux et votre enfant s’y habituera. Cette formule du 2-2-3 n’est qu’une suggestion, un idéal.

En vieillissant...

Plus l’enfant grandira, plus il sera en mesure de comprendre la réalité familiale de ses deux parents séparés. Il sera éventuellement capable de concevoir que vous avez eu une vie avant qu’il naisse et que ses parents se sont rencontrés dans de belles circonstances, puis que leurs chemins se sont séparés. Jusqu’à ce que vous sentiez que le moment est venu de vous expliquer davantage, tenez-vous-en à des mots simples, à des concepts généraux et surtout rappelez-lui souvent que son papa et sa maman l’aiment plus que tout.

Malgré vos différends, vous devriez tous deux faire un effort pour vous respecter et faire attention aux souvenirs que vous transmettrez à votre enfant. Vous serez touchée de constater à quel point votre enfant sera rassuré de savoir que vous avez déjà été amoureux, que vous l’avez désiré tous les deux et aimé même avant sa naissance! Gardez les mauvais souvenirs et votre mauvaise opinion de l’autre pour vos conversations d’adultes, loin de ses petites oreilles!

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