Famille

Portrait de la famille québécoise 2006

Le Conseil de la famille et de l’enfance a publié dernièrement un rapport fort intéressant sur la situation et les besoins des familles et des enfants au Québec.

Trajectoires familiales

Si la vieille maxime semble toujours au goût du jour avec son « plus ça change et plus c’est pareil », elle n’est pas toujours employée à bon escient dans certains cas. Avec son rapport bien détaillé sur la situation et les besoins des familles et des enfants du Québec, le Conseil de la famille et de l’enfance a publié un compte rendu des plus intéressants sur les trajectoires des familles québécoises. Dans un premier temps et selon les données du dernier recensement canadien, il appert que le nombre de familles serait à la hausse en atteignant les 2 millions de cellules. Les couples mariés forment toujours 58 % de ces familles, alors que les unions libres et les familles monoparentales composent 25 % et 17 % des familles québécoises.

Ces données qui s’accompagnent d’autres chiffres très étonnants démontrent que près des deux tiers des familles québécoises (63 %) ont des enfants de moins de 24 ans vivant à la maison, tandis qu’une famille sur 10 est recomposée. Si le nombre d’enfants vivant avec le même père et la même mère ou encore avec une famille recomposée est à la baisse, près du quart d’entre eux sont des enfants uniques, 46 % ont un frère ou une sœur, deux enfants sur 10 partagent leur quotidien avec deux membres d’une même fratrie et moins d’un enfant sur 10 vit dans une fratrie comportant quatre membres ou plus.

Considéré, parmi ses pairs, comme la province la plus utilisatrice de l’union libre, le Québec joint de cette façon près de 30 % des familles québécoises avec enfants. Malgré un cheminement plutôt familier, soit la formation du couple, la naissance des enfants, l’éducation, le départ des enfants du foyer familial, puis le retour de la vie à deux, des scientifiques se sont penchés sur les nouvelles trajectoires familiales empruntées par les ménages pour constater que deux éléments importants se dégageaient de leurs travaux. Dans un premier temps, il semble que les unions de fait sont plus fragiles que les unions maritales et que les séparations surviennent alors que les enfants sont de plus en plus jeunes.

Une récente étude québécoise a d’ailleurs démontré que 84 % des enfants âgés de 0 à 2 ans et demi n’ont connu aucune transition familiale au cours de cette courte période de leur vie et de ce nombre, 72 % d’entre eux vivaient toujours dans leur famille biologique, 7 % en famille biologique recomposée et 5 % en famille monoparentale. On compte que seulement 16 % des enfants vivaient une transition différente durant cette période. Parmi ce pourcentage, 11 % demeurent dans des familles biologiques intactes, 32 % dans des familles biologiques recomposées et 44 % dans des familles monoparentales.
(Les auteurs de l’étude ont souligné que plusieurs de ces enfants avaient vécu une succession de situations durant cette courte période).

L’activité professionnelle des parents

Si dans les années 90, 50 % des mères d’enfants âgés de moins de 16 ans étaient actives sur le marché du travail, en 2002, elles étaient quelque 78 % à travailler, et ce, même chez les mères de très jeunes enfants, dont le taux, révélateur, se tient tout de même à 70 %. Avec la venue des carrières contractuelles, à temps partiel, le travail autonome, etc., le travail atypique touche particulièrement les jeunes enfants puisque, d’après une enquête réalisée par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), 66 % des chefs de famille monoparentale ou de conjoints en union avaient un travail à horaire régulier. Chez le quart des personnes questionnées, les heures de travail sont régulières pour l’un des conjoints et irrégulières pour l’autre conjoint. Ce nouvel aménagement de plages horaires provoque néanmoins de grandes inquiétudes chez les parents et les enfants. D'autre part, dans les familles où au moins un des conjoints occupe un emploi atypique, il y a deux fois plus de séparations.

Situation financière

Des données récentes provenant de l’Institut de la statistique du Québec montrent que le salaire moyen des familles avec des enfants de moins de 18 ans était de 48 188 $ après impôts, soit une augmentation de 6 % en 10 ans. Une hausse qui demeure tout de même difficile à percevoir comme étant une amélioration. Le niveau d’endettement des familles canadiennes s’est accru de 17 % entre 1990 et 2000, alors que le niveau d’épargne a chuté de 70 % durant la même période. Une fois les impôts déduits, les dépenses au logement sont passées de 20 % en 1978 à 25 % en 1999. La situation demeure particulièrement inquiétante pour les locataires qui avaient, en 1996, un revenu inférieur à 30 000 $ et qui déclaraient allouer au logement 28 % de leurs revenus. De plus, 42 % des ménages locataires dépensaient 30 % et plus de leur budget pour se loger, et parmi eux, la moitié versaient 50 % de plus de leur budget.

Familles à faible revenu

En 1996, deux familles sur 10 ayant des enfants de moins de 18 ans se situaient sous le seuil de faible revenu. L’augmentation du nombre de jeunes familles (adultes de moins de 30 ans) depuis les 20 dernières années est également alarmante. De nouvelles données de l’ISQ ont prouvé qu’en 2000, 29 % des familles, dont le chef de famille était âgé de moins de 25 ans, avaient un faible revenu. Un taux qui est malheureusement à la hausse depuis quelques années déjà.

« Étant donné le lien existant entre le niveau de revenus et la capacité des familles à répondre à leurs besoins essentiels, on peut considérer la précarité économique des familles comme un phénomène préoccupant qui mérite la plus grande attention des interventions publiques. Cela est d’autant plus probant dans un contexte où le travail rémunéré n’est plus garant d’un revenu suffisant pour répondre adéquatement aux besoins d’une famille. »

Source : Le rapport 2003-2004 sur la situation et les besoins des familles et des enfants produit par le Conseil de la famille et de l’enfance.

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