Vie scolaire

Des devoirs, un tuteur, un suivi cet été?

Si l’année scolaire n’a pas fini comme vous l’aviez espéré, devez-vous installer votre enfant avec papiers, crayons et pile de livres durant l’été? Les conseils de Sylvie Desmarais.

Chaque printemps ramène avec lui les bulletins de fin d’étape, les préparatifs aux examens de fin d’année, les sorties scolaires et l’espoir de belles vacances en famille. Espoirs de vacances qui peuvent être gâchés par des résultats scolaires mettant en danger l’année d’un enfant…

Le temps des fleurs, les temps des questionnements

Pour certains parents, printemps rime avec questionnement. En effet, votre enfant fait peut-être partie de ceux qui ont éprouvé des difficultés à suivre le programme scolaire tout au long de l’année, ou encore, vient-on de vous annoncer qu’on doute qu’il puisse suivre ses copains et copines l’an prochain, qu’il devra « doubler » son année.

À la recherche de solutions se succèdent les rencontres avec l’équipe-école, les discussions avec les membres de la famille, les amis et les confrères de travail, des recherches sur le Web et, en passant, inquiétudes et possiblement nuits blanches. Les opinions et les solutions proposées sont multiples et les ressources nombreuses. Mais comment prendre une décision entre le camp de vacances de golf, d’informatique, de scrapbooking, les moments libres ou partagés avec les grands-parents, et un programme structuré afin de récupérer ce que Junior n’a pas acquis sur les bancs d’école de septembre à juin?

Dans mes souvenirs, les étés de mon enfance étaient consacrés à jouer, me baigner, lire des romans de filles, mais avant tout, à ranger rapidement mon matériel scolaire, m’assurant ainsi que l’année était bel et bien terminée, et que plusieurs belles semaines me séparaient des prochains achats en vue de la future année scolaire (qui venait toujours trop vite!). Les enfants d’aujourd’hui sont-ils si différents qu’ils puissent se passer de tels moments précieux, j’en doute fort!

Des enfants aux besoins particuliers

Sans proposer un guide précis d’intervention estivale, ni vouloir freiner vos élans bienfaisants de parents soucieux du bien-être de votre jeune, j’exprime librement mon point de vue sur le travail scolaire pendant l’été. J’ai toujours travaillé au cours de l’été, et j’ai réalisé que certains jeunes en profitaient, alors que d’autres devaient faire une pause.

Dans ma pratique, les jeunes avec lesquels je travaille manifestent des besoins bien particuliers, soit parce qu’ils éprouvent des difficultés dans leur langage parlé, soit parce qu’ils ont de la difficulté avec le langage écrit. Mais dans tous les cas, leur parcours scolaire se présente différemment et plus laborieusement que pour d’autres.

Sonner l’urgence

Si je questionne les parents sur les motivations qui guident leur demande pour un suivi estival, je constate que leur principal désir est d’aider leur enfant à intégrer en huit semaines ce qu’il n’a pas réussi à faire pendant toute son année scolaire. On peut croire qu’en faisant de la sorte, l’année sera sauvée, et que Junior pourra « graduer » à l’année scolaire suivante. Je ne suis pas contre les bonnes intentions, et en ce sens, j’accepte de donner des « coups de pouce » à certaines familles. Dans l’optique de consolider des notions, je crois qu’un jeune qui se plaît avec un intervenant peut y trouver une certaine satisfaction et même du plaisir. Cependant, il faut garder en tête que tout apprentissage, qu’il soit au plan moteur, intellectuel ou sportif, est basé sur des habiletés de base, sur lesquelles viennent se poser d’autres habiletés, et ce, jusqu’au  moment où l’apprentissage semble consolidé. Pour certains jeunes, l’apprentissage est moins facile, chaque étape requiert plus de temps et l’été ne suffira pas à rattraper le temps perdu. Si l’attente est réaliste, le travail fait au cours des « vacances » peut faire progresser l’enfant, mais ne sera qu’une étape de plus dans son parcours, un petit gain de temps, et probablement pas le sauvetage tant espéré.

Selon l’âge : du cas par cas

Le jeune qui passe de la maternelle à la première année peut présenter un retard d’acquisition de certains sons, ou ne pas avoir maitrisé les prérequis nécessaires pour passer de l’oral au code écrit. Certaines écoles dépistent ces enfants au printemps, et recommandent alors une « mise au point », un suivi estival qui peut avoir lieu au cours des trois ou quatre mois qui précèdent l’apprentissage de l’écrit. Pour plusieurs de ces enfants, l’aide apportée par un orthophoniste est un support précieux, et facilite l’arrivée dans le monde de l’écrit.

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