Santé

Se préparer au changement d'heure

Ce dimanche, à 2h du matin, nous reculons l’heure au Canada. Le retour à l’heure normale veut dire une heure de dodo potentielle de plus, avec un possible dérèglement de nos habitudes de sommeil.

Partout à travers le Canada, sauf en Saskatchewan et dans certaines régions de la Colombie-Britannique, toutes les horloges sont avancées d'une heure dans la nuit du deuxième dimanche de mars et reculées d'une heure le premier dimanche de novembre. Si officiellement, le changement est prévu pour 2h du matin, il vaut mieux faire la tournée de toutes les horloges, les cadrans et les appareils électroniques avant d'aller au lit afin qu’au petit matin, vous ne viviez pas un état de panique profond.

Changer l’heure veut aussi dire changer les piles dans les détecteurs de fumée. Prenez cette bonne habitude deux fois par année! Ainsi, vous vous assurez de vous rappeler quand c’est le temps de le faire!

Quand on recule l'heure à l'automne, les impacts sont plus grands que lorsqu'on passe à l’heure avancée au printemps. Des études mentionnent que ce sont les enfants plus âgés qui réagissent le plus aux changements d’heure, car leur vie est bien délimitée par différents rythmes et un horaire routinier. Les bébés peuvent quant à eux souffrir d’un décalage, plus ou moins long à atténuer. Toutefois, Brigitte Langevin, spécialiste du sommeil, est persuadée que le changement peut se faire sans difficulté si les parents maintiennent les habitudes de sommeil. « Si, dès la première journée, on continue de les coucher et de les lever aux mêmes heures, en 24 heures, les enfants devraient avoir déjà intégré le changement d’heure. »

Bien sûr, au printemps, on a l’illusion que les enfants se lèvent « une heure plus tard » et c’est davantage en automne qu’on trouve qu’ils se lèvent beaucoup trop tôt. « Au changement d'heure d'automne, si on réagit et qu'on se lève à leur réveil hâtif, c’est parti pour un mauvais pli… Les enfants sont des êtres d’habitudes, il faut maintenir notre rythme et ne pas plier! », explique Brigitte Langevin.

Conseils
  • Coucher et lever les enfants à l’heure habituelle (et non à l’ancienne heure);
  • Maintenir la constance des habitudes de sommeil qui sont déjà en place;
  • S’attendre à ce que la première journée soit plus difficile, mais ensuite tout reviendra vite en ordre;
  • S’habituer à faire des siestes.

Faire la sieste

Le manque de luminosité nous affecte à des degrés différents, mais il est courant de ressentir plus de fatigue ou une baisse d'énergie entre les mois de novembre et mars. Les petits n'échappent pas à ce phénomène et ont souvent besoin de leur sieste pour récupérer en cours de journée.

Si on présente déjà une dette de sommeil, le changement d’heure peut nous affecter davantage. « Une heure de sommeil manquante chez une personne qui dort mal ou pas assez peut être suffisante pour créer un effet de fatigue plus intense », mentionne la spécialiste. Raison futile pour se plaindre? On ne le sait pas. Mais pour que le changement ne bousille pas notre cycle de sommeil ou intensifie notre fatigue, on peut opter pour… les siestes! « On ne fait pas assez de siestes! Beaucoup de parents me demandent quand ils devraient couper la sieste pour leur enfant, mais on devrait tous « siester ». Bien sûr, elles sont moins longues : 45 minutes pour les enfants de 4 ou 5 ans. Et pour les adultes, une sieste d’une vingtaine de minutes chaque jour nous ferait le plus grand bien. Notre corps le demande. Après le dîner, notre température baisse, notre vigilance aussi. Une sieste serait de mise. Mais si ce n’est pas possible au quotidien, faire une sieste de 1h30-2h le dimanche après-midi permettrait d’éliminer la dette de sommeil accumulée durant la semaine », suggère Brigitte Langevin. Sa seule contre-indication? « On ne fait pas de sieste entre 17h et 18h, autrement on va nuire à notre endormissement le soir et perturber notre cycle de sommeil. »

Alors, la prescription pour que le changement se passe bien : le dimanche après-midi qui suit le changement d'heure, on fait tous une sieste, peut-être?

Image de Sonia Cosentino

Image de Nadine Descheneaux

Autrice jeunesse et conférencière.


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