Santé

L'avenir des enfants dyspraxiques

Lorsque l’on est parent d’un enfant dyspraxique, on se questionne constamment sur son avenir. Que fera-t-il comme métier, pour quoi se passionnera-t-il un jour? Quelques pistes pour vous.

Ce qui nous inquiète beaucoup c’est souvent son manque d’intérêt pour les loisirs et son manque de passion à l’égard d’un projet ou d’une activité. On a beau lui présenter beaucoup d’idées et de propositions, bien souvent aucune n’est susceptible d’allumer « une flamme ».

Ceci est causé par toutes les difficultés que l’enfant ou l’adolescent prévoit rencontrer dans l’exercice de cette activité. Bien entendu, les difficultés de socialisation et les difficultés motrices sont au cœur de ses préoccupations. Compte tenu de tout cela, quelles activités peuvent être gagnantes?

La photographie

La jeune personne dyspraxique a souvent beaucoup d’intérêt pour les arts. Ce qui est difficile pour elle, c’est l’expression physique de l’art (bricolage, écriture, dessein). La photographie est une création artistique qui ne nécessite aucune habileté motrice et qui s’avère un moyen d’expression idéal pour une personne dyspraxique.

L’informatique

Ces jeunes personnes sont habituellement habiles à manier les langues et ont une très bonne mémoire à long terme. L’informatique devient donc un excellent outil pour le travail ou les loisirs. Il n’y a pas d’interaction sociale directe, ce qui tend à les soulager d’un grand stress.

Le travail avec les enfants, les personnes âgées et les animaux

Parce que l’interaction avec ces personnes ou avec les animaux ne nécessite pas de contact d’égal à égal, il y a un sentiment de confort qui s’installe dans ces relations. Ces contacts s’installent sans jugements d’habiletés ou d’apparence. L’amitié ou l’amour est alors inconditionnel.

On remarquera que l’adulte dyspraxique sera excellent en ce qui a trait à développer des stratégies d’action. Lorsqu’il n’y a pas de procédure d’action ou de méthode d’action, il sera habile pour travailler à élaborer ce type de procédure. Il sera très attentif aux détails qui font habituellement la différence entre une compréhension complexe et simplifiée. Cela amènera une meilleure gestion de temps pour les utilisateurs d’une procédure.

Il trouvera aussi beaucoup de confort et de plaisir à faire tomber les barrières sociales en travaillant avec des groupes minoritaires tels les Néo-Canadiens, les sans-abri, les toxicomanes, etc.

Finalement, ce que ces personnes ont dû développer tout au long de leur jeunesse pour faire face aux obstacles d’un monde mal organisé pour eux deviendra leurs forces à l’âge adulte. Ils seront dotés de grandes richesses que l’on retrouve rarement chez les adultes ayant eu un parcours facile.

Par Sylvie Breton, vice-présidente de l’AQED et co-auteure de Mon cerveau ne m’écoute pas. Comprendre et aider l’enfant dyspraxique. Lisez son blogue contenant des dizaines d'articles sur la dyspraxie.

Association québécoise pour les enfants dyspraxiques (AQED) C.P 26024
Sherbrooke (Québec) J1G 4J9
Téléphone : 819-829-0594
Courriel : [email protected]

Mon cerveau ne m'écoute pas! : comprendre et aider l'enfant dyspraxique
Sylvie Breton, France Léger.
Montréal : Éditions du CHU Sainte-Justine, 2007.
ISBN : 9782896190812, 14,95 $

Calculatrice d'accouchement

Calculez votre date d'accouchement en rentrant la date de vos dernières règles.

Cette semaine

Commentaires