Santé

Ces professionnels qui aident nos tout-petits

Ergothérapeute, psychologue, psychoéducateur, orthophoniste… Qui sont ces professionnels qui interviennent auprès de nos enfants en difficultés? On fait le point!

Qui n’a pas vécu un jour ou l’autre un moment de doute face au développement de son enfant? Et s’il n’était pas « normal »? Cette phrase lourde de conséquences traverse l’esprit de bien des parents. Heureusement, un bref coup d’œil dans les livres sur le développement de l’enfant ou une recherche sur internet suffit habituellement à nous rassurer. Mais parfois, l’inquiétude persiste… Nos présomptions de maman l’emportent sur les mots d’encouragement des copines : la qualité de son contact visuel inquiète, sa tête semble un peu trop penchée sur le côté, il ne dit pas assez de mots… Que fait-on dans ces moments? Consulter? Bonne idée, mais…

Comment s’y retrouver dans cette mer de professionnels différents : ergothérapeute, orthophoniste, psychologue, psychoéducateur, psychothérapeute, travailleur social? Lorsqu’il est question d’aider les tout-petits, le choix est grand. Tous aussi compétents les uns que les autres, ces professionnels sont souvent appelés à travailler en concertation dans le réseau de la santé et des services sociaux. Mais lorsque l’on entreprend des démarches dans le privé, leurs distinctions et particularités ne sont pas toujours faciles à faire. Sans vouloir dresser une liste exhaustive des champs de compétences de toutes ces professions – ce qui serait hautement risqué puisque même entre intervenants, l’exercice ne fait pas consensus –, voici un bref survol des couleurs de chacun. Qui sont-ils, mais surtout, comment se démarquent-ils?

Qui sont-ils?

D’abord, il est bon de savoir que le terme « professionnel » désigne les personnes qui sont membres d’un ordre1. Le parent qui consulte un ergothérapeute, un psychologue, un psychoéducateur, un physiothérapeute ou un orthophoniste (entre autres professionnels) est assuré d’un certain niveau de compétence et de qualité de services puisque l’Ordre, de par sa mission de protection du public, surveille et encadre la pratique de ses membres. Advenant une façon de faire irrégulière, les parents peuvent donc avoir recours à cette instance pour faire connaître leur insatisfaction et, le cas échéant, porter plainte lors de faute professionnelle. Pour pouvoir porter leur titre, ces professionnels doivent répondre aux exigences de l’Ordre et obtenir le niveau de scolarité exigé. Ils ont tous une formation universitaire de niveau baccalauréat (ex. les travailleurs sociaux), maitrise (la grande majorité) ou doctoral (ex. les psychologues) et pratiquent autant au privé qu’au public.

1 Tel que défini par le Code des professions : un « professionnel » désigne toute personne qui est titulaire d’un permis d’exercice d’un ordre et inscrit sur le tableau des membres de ce dernier.

Secteur public

Dans le réseau de la santé et des services sociaux, la porte d’entrée demeure les CSSS. Le parent inquiet du développement de son enfant peut s’y présenter pour discuter de ses préoccupations. Habituellement, il sera rencontré par un travailleur social qui, après l'évaluation des besoins, recommandera au parent les professionnels concernés. On peut évidemment mentionner sa préférence pour l’un ou l’autre des professionnels de la santé présents dans son CSSS. Mais vu les listes d’attente et la pénurie de professionnels – notamment les orthophonistes –, il est possible que le service désiré ne soit pas disponible. Pour accélérer le processus ou même obtenir les services de certains professionnels absents des CSSS – par exemple les physiothérapeutes travaillent plus souvent dans les centres de réadaptation en déficience physique et ne peuvent être vus que sur référence –, il faut alors se tourner vers le secteur privé.

Secteur privé

Mais au privé, les prix grimpent… et l’attente n’est pas toujours moins longue! Par exemple, pour obtenir un premier rendez-vous avec une orthophoniste en cabinet privé, il n’est pas rare de devoir attendre plus de 6 mois. Heureusement, l’attente pour les autres professionnels est rarement aussi grande. Sauf durant les vacances d’été, il est généralement possible de dénicher les services d’un professionnel et commencer le suivi dès les 5 à 6 semaines suivant l’appel. Le coût de consultation peut varier entre 70 $ et 115 $ par rencontre tout dépendant du professionnel impliqué, de son niveau d’expertise, du lieu de la rencontre (les prix peuvent augmenter lorsque l’intervenant se déplace au domicile du client) et du type de suivi (les rencontres d’évaluation sont souvent plus dispendieuses en raison des coûts liés à l’utilisation de tests standardisés). Et malheureusement, plus la problématique de l’enfant est complexe et plus les prix peuvent être élevés. Certaines cliniques privées justifient cette hausse de tarif par un besoin d’expertise plus pointue… À vous d’en juger. Quoi qu'il en soit, les parents soucieux de trouver un bon professionnel pour leur enfant auront avantage à s’informer, voir même, à « magasiner » l’intervenant. Le nombre d’années d’expérience, l’approche préconisée, le déroulement type d’une rencontre, le coût et le nombre de rencontres à prévoir sont autant de questions importantes qui peuvent guider le parent dans sa recherche de services.

Quelques exemples de consultation auprès du… psychologue

  • Mon enfant ne peut se séparer de moi. Il pleure sans cesse à la garderie et personne n’arrive à le consoler.
  • J’ai peur que mon enfant ait un trouble envahissant du développement.

Quelques exemples de consultation auprès… du travailleur social

  • Ma fille aînée réagit fortement à son frère handicapé.
  • Je suis épuisée, à bout de souffle. Mon enfant est hyperactif et je n’ai personne pour m’aider.
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