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Comment aider votre bébé à dormir?

Les problèmes de sommeil des enfants stressent énormément les parents. Une fois les causes médicales écartées, il faut chercher du côté psychologique pour comprendre ce qui se passe. 

N'exigez pas qu'il fasse ses nuits trop tôt!

Vers 3 mois, un bébé commence à faire de vraies nuits. Avant cela, il dort par période de trois à quatre heures, en fonction de son horloge interne. Si votre bébé dort quatre à cinq heures d'affilée, entre 1 et 2 mois, réjouissez-vous, c'est déjà très bien! Vers 3 mois, la vie d'un enfant s'organise généralement au rythme de 10 heures de sommeil nocturnes et 6 heures pour les siestes dans la journée. Mais cela peut mettre beaucoup plus de temps. Un seul conseil, soyez patient et ne vous affolez pas! 

Pas de panique!

Les premiers mois représentent la période la plus exténuante pour une mère. Vous devez être entièrement disponible et efficace alors que vous êtes fatigué, super émotif et fragilisé (physiquement et psychologiquement). Les problèmes de sommeil du nouveau-né sont très souvent liés à la difficulté qu'éprouve sa mère à se séparer de lui. En clair, plus la mère craint qu'il arrive quelque chose de grave à votre enfant s'il n'est plus sous vos yeux et moins il va dormir, car il y a une transmission psychique entre sa mère et lui. Il ressent votre inquiétude et se réveille. Pour qu'un enfant puisse dormir tranquillement, sa mère doit accepter d'être séparée de lui sans anxiété, pour qu'il puisse se sentir en sécurité quand il dort seul, loin d'elle.

Ne culpabilisez pas

Tout parent confronté à un enfant qui dort mal se dit que c'est entièrement de sa faute! Plus vous êtes préoccupé, plus vous voulez réussir à le faire dormir, et moins vous y arrivez. C'est un cercle vicieux, il ne dort pas assez, il vous énerve, le ressent et ne se rassure pas. Résultat : il dort encore moins! Du coup, vous culpabilisez, vous pensez mal faire, vous êtes persuadé d'être un mauvais parent, vous angoisser encore plus et les troubles s'amplifient jour après jour. Seules la confiance en soi et la croyance en vos capacités d'être un bon parent peuvent rompre cette spirale infernale. Si les consultations auprès de votre pédiatre ne suffisent pas, deux ou trois séances de psychothérapie peuvent aider à réguler cette interaction affective inadéquate.

Donnez-lui des repères temporels clairs 

Pour aider votre bébé à faire la différence entre le jour et la nuit, marquez bien ces deux temps de vie. Après l'avoir nourri à la demande les premières semaines, sachez le faire patienter entre les tétées. À partir de 4 mois, l’objectif est de supprimer les biberons de nuit. Adoptez des rythmes fixes pour les activités quotidiennes, la toilette, les jeux d'éveil, les siestes, les promenades... Vivre selon des cycles réguliers permet au bébé d'acquérir une sécurité affective. Et c'est cette sécurité de base qui va lui permettre de bien dormir.

Habituez-le à s'endormir seul

Les tout premiers temps, il n'est pas gênant qu'un bébé s'endorme dans les bras de sa mère, car lui comme elle, sont encore dans une relation fusionnelle. Mais s'endormir seul, de bon gré et en confiance, est un apprentissage indispensable qui débute tôt. C'est une erreur d'endormir votre enfant en le berçant ou en lui donnant une tétine, car quand il se réveille au milieu de la nuit, il a besoin des mêmes moyens pour se rendormir... Bonjour l'esclavage! Dès que votre enfant manifeste l'envie de dormir (bâillements, paupières qui clignent, frottements des yeux, regard vague...), posez-le dans son lit, souhaitez-lui bonne nuit. Ensuite, éteignez la lumière et partez.

Cherchez dans son quotidien ce qui peut le perturber 

La qualité du sommeil de votre enfant traduit la qualité de ce qu'il vit dans la journée. Chaque fois qu'il acquiert une nouvelle compétence (le sevrage, la marche, la propreté, le langage...), chaque fois qu'un changement important se produit dans sa vie (déménagement, nouvelle nounou, entrée en crèche...), ce qui se dérègle en premier, c'est le sommeil.

Ne vous laissez pas manipuler au moment du coucher

Le sommeil est un besoin et devrait être un plaisir, pas une punition. Entre 6 mois et 1 an, un bébé acquiert le sommeil adulte avec des phases de sommeil paradoxal en deuxième partie de nuit et de sommeil (celui du repos) en première partie de la nuit. Pouvoir coucher votre enfant même s'il pleure après les rituels d'usage lui apprend à accepter la séparation sans anxiété, à comprendre qu'on est avec lui, même si on n'est pas à ses côtés. Les couchers qui s'éternisent signifient que vous n'êtes pas à l'aise avec la séparation. Ses pleurs vous font souffrir parce que vous avez du mal à faire la part des choses entre ce qu’il ressent et ce que vous ressentez. N'hésitez pas à en parler au pédiatre lors des consultations de votre enfant. 

Ne le laissez pas investir votre lit conjugal

À 15-20 mois, il n'est pas rare qu'un enfant demande à s'endormir dans le lit des parents ou qu'il les rejoigne en pleine nuit parce qu'il sait sortir de son lit. Pour l'aider à surmonter sa peur, le père doit jouer son rôle de tiers séparateur dans la fusion mère-enfant. Après le rituel du coucher, il peut dire avec tendresse, mais fermement : « Maintenant, tu dors dans ton lit. Ta maman et moi avons besoin de dormir la nuit. Nous sommes fatigués, tu ne dois pas nous déranger. Nous sommes à côté et nous nous retrouverons demain matin. » 

Si ça dure, n'hésitez pas à consulter

Il y a plusieurs signes qui peuvent vous alarmer et vous pousser à consulter votre pédiatre. Si votre enfant dort bien d'habitude et se réveille soudainement la nuit en pleurant, il peut s'agir d'une otite ou d'une autre maladie infantile à traiter rapidement. Même s'il n'a pas de fièvre, de rhume ou d'autres symptômes, mais qu'il dort mal plus de quinze jours, mieux vaut consulter. L'autre indice réside dans l'intensité. Si vous avez l'impression qu'il ne dort presque pas, si le trouble du sommeil s'accompagne d'un manque d'appétit, de troubles de la digestion (constipation, diarrhée, régurgitations), d'un changement de caractère, n'hésitez pas à demander l'avis d'un spécialiste. 

Livres inspirants
  • Le sommeil, le rêve et l'enfant, Dr Thirion et Chalamel chez Albin Michel
  • Mon enfant dort mal, Dr Thirion et Chalamel, Albin Michel
  • Partager le sommeil de son enfant. CS Didierjean-Jouve
  • Enfin, je dors, mes parents aussi, Évelyne Martello

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