Enfant

Comment développer l’intelligence de votre enfant?

Avouez que le titre de cet article vous interpelle. En effet, qui n’aimerait pas avoir un enfant super intelligent? Bonne nouvelle : certains facteurs jouent un rôle dans le développement des capacités intellectuelles. On vous dit tout.

Il y a 20 ans, le psychologue américain Howard Gardner présentait la théorie des intelligences multiples. Selon celle-ci, il existe huit formes d’intelligences : logico-mathématique, spatiale, interpersonnelle, corporelle, verbo-linguistique, intra-personnelle, musicale et naturaliste. Il suffit de faire une recherche Google avec les termes « intelligences multiples » pour accéder à une foule d’articles informatifs, ainsi qu’à plusieurs tests et activités permettant de développer chacune de ces formes d’intelligence.

« Ces sites racontent beaucoup de conneries », prévient Serge Larivée, professeur en psychoéducation à l’Université de Montréal, dont la plus grande partie des travaux a trait à l’intelligence humaine, sa nature, son développement et sa mesure. Selon lui, la théorie de Gardner est un vrai coup de maître : « Gardner avance que si le petit Joseph n’est pas bon en mathématiques ou en français, mais qu’il l’est en musique ou en sport, ou qu’il a une sensibilité hors du commun pour comprendre les autres, c’est ça, son intelligence. Et ça, ça pogne. Si j’étais un enseignant à l’école primaire, j’adorerais la théorie de Gardner parce que ça me permettrait de dire quelque chose de positif à tous les enfants. »

Et avouez que c’est également plutôt réconfortant pour un parent.

Quotient intellectuel ou habiletés intellectuelles?

Trois des huit formes d’intelligence de Gardner sont mesurées par les tests d’intelligence traditionnels : logico-mathématique, spatiale et verbo-linguistique. « Les autres aspects, ce ne sont pas des intelligences au sens strict, mais des talents. C’est aussi simple que ça » affirme M. Larivée. Ce dernier mentionne que l’un n’exclut pas l’autre. Ainsi, un enfant peut être talentueux en sport et être également très brillant. « Il faut arrêter de confondre tout ça. Si ça embête les gens de parler de quotient intellectuel, parlons plutôt d’habiletés intellectuelles, habiletés sportives, habiletés musicales, etc. », dit le professeur.

Peut-on développer notre intelligence?

Bonne nouvelle : l’intelligence n’est pas scellée dans notre ADN. Une certaine part est attribuable aux gènes, mais l’environnement joue également un rôle important dans le développement des capacités intellectuelles. « Les gènes ne s’expriment que dans un environnement donné » résume le professeur en psychoéducation. Ainsi, plus on grandit dans un environnement stimulant, plus on a de chances de développer nos capacités intellectuelles.

Est-ce que cela veut dire qu’on devrait passer notre temps à stimuler nos enfants, à les inscrire à une foule de cours et à les envoyer dans les plus grandes écoles? Non. Parce qu’aux gènes et à l’environnement s’ajoute une autre variable : les expériences personnelles de chacun. Par exemple, un enfant de 9 ans qui n’est pas très bon à l’école et qui est rejeté par tout le monde pourra voir son quotient intellectuel monter s’il change d’école et qu’il devient soudainement l’ami de tous.

À l’inverse, un enfant qui a un bon QI et qui réussit bien à l’école pourrait voir ses capacités intellectuelles chuter considérablement après un événement dévastateur comme la mort d’un parent.

« Le résultat final c’est de n’être jamais découragé devant un enfant qui a des difficultés car le hasard vient jouer un rôle important », affirme Serge Larivée. Le professeur en psychoéducation avoue avoir lui-même échoué deux années avant d’arriver à l’université. « Je n’aurais jamais dû être à l’université sur la base de mes résultats scolaires » mentionne-t-il.

Quel est le rôle des parents?

C’est bien beau tout ça, mais comment ne pas être découragée lorsque notre enfant ne réussit pas aussi bien que les autres? Et surtout, comment l’aider?

Selon M. Larivée, on devrait simplement laisser aller les enfants tout en leur manifestant notre confiance en leurs capacités. « Est-ce qu’on peut ficher la paix aux enfants et les laisser jouer? » s’insurge-t-il.

Selon lui, les parents devraient simplement suivre ces quelques lignes de conduites.

À appliquer

- Avoir le moins de règles possibles, mais celles qu’on a, on y tient. « Dans ce temps-là, c’est beaucoup plus facile de faire respecter les règles parce qu’il n’y en a presque pas. »

- Faire les devoirs dans le plaisir. Si, en tant que parent, on s’énerve et s’impatiente, mieux vaut demander à quelqu’un d’autre de faire les devoirs avec notre enfant.

- Faire les leçons en jouant. Le parent se met dans le rôle de la personne qui ne sait rien et l’enfant doit lui enseigner la matière qu’il a à apprendre.

- Acheter des livres à ses enfants. « Il faut être bon en français pour être bon en mathématiques parce qu’il faut être capable de bien lire les problèmes. »

- Faire comprendre à l’enfant que l’effort, c’est rentable.

En résumé, ne vous faites pas trop de mauvais sang avec les bulletins de votre enfant, même si ses notes ne sont pas à la hauteur de vos attentes. Cela ne veut pas dire qu’il ne réussira pas dans la vie.

En lui témoignant votre confiance en ses capacités et en lui enseignant qu’on peut arriver à tout, ou presque, en mettant les efforts nécessaires, il sera assurément sur la bonne voie.

Image de Julie  Chaumont

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