Désir d'enfant

Faire confiance à la vie

Marie-Félix

Et si au lieu de constamment douter de nous, de notre rôle de parent, du développement « normal » de nos enfants, on décidait de faire confiance à la vie?

Janvier 2010, une nouvelle année se pointe déjà le bout du nez! Et qui dit Nouvel An dit également résolutions. Ces dernières années, j’avais choisi de ne plus en faire, car, de toute façon, je n’arrivais presque jamais à les tenir. À la fin de 2009, je m’étais également dit que je n’en ferais pas pour 2010. Puis, le 26 décembre au soir, j’ai vu pour la première fois ma fille marcher toute seule dans ma direction en me tendant les bras. J’étais tellement émue de voir ce petit bout d’ange marcher enfin alors que sa physiothérapeute m’avait prévenue que cela n’irait probablement pas avant ses 20 mois, que la vie, à mes yeux, a repris une place toute particulière.  

Dans les jours qui ont suivi, j’ai davantage pris le temps d’observer ma fille, la voir découvrir toutes les nouveautés auxquelles elle avait maintenant accès du haut de ses 17 mois. Du bout des orteils, elle arrive maintenant à agripper quelque chose posé sur une table, puis me jette un regard fier et complice « Je suis capable, comme une grande! ».

C’est alors que je me suis dit que la vie fait en sorte que tout finit par se produire au moment où ça doit se produire. Que lorsque les questionnements des gens au sujet du développement des enfants des autres se font parfois insistants, que ça peut finir par être agaçant, voir même blessant, eh bien la vie se charge du reste. Que lorsqu’on a des craintes parce qu’on espère le meilleur pour notre enfant et que certains événements nous font douter, on doit se souvenir que la vie est belle, la vie est forte et qu’elle sait nous ramener sur le droit chemin quand on s’égare un peu trop longtemps ou qu’on doute un peu trop souvent. En 2010, j’ai choisi de prendre une résolution et de la tenir de toutes mes forces : faire confiance en la vie!

Reprendre confiance en soi

On a beau se parler, essayer de se raisonner, il arrive parfois que la vie nous rende plus vulnérables. Bon, me voilà encore en train de parler en « on ». Je recommence… J’ai beau me parler, essayer de me raisonner, il arrive parfois que la vie me rende plus vulnérable. À quelques reprises, je regardais ma fille être, réagir, se développer et je me demandais si j’avais tout fait ce qu’il fallait pour qu’elle soit bien, que son lien d’attachement soit bon. Les gens qui nous voient ensemble ont souvent beau me dire qu’il y a un lien évident, parfois je doute un peu de moi. Est-ce que j’aurais dû en faire plus? Est-ce que j’aurais dû faire autrement? Est-ce que ma fille m’aime autant que cela aurait été possible dans notre contexte? Est-ce qu’elle sent vraiment que je l’aime autant que je peux l’aimer? Est-ce que…. Et puis mon regard croise le sien, je vois ses petits yeux brillants me regarder puis, haute comme trois pommes, marcher en ma direction, les bras ouverts en me disant « maman » et voilà tous mes doutes envolés.  

Quand les doutes prennent trop de place

Marie-Félix

J’ai tenté de comprendre ce qui était à l’origine de ces doutes. J’ai réalisé que j’étais peut-être un peu envieuse du temps qu’elle pouvait passer avec d’autres gens, à sa garderie entre autres. Veut, veut pas, je me pose la question « Est-ce qu’elle va s’attacher autant à la dame de la garderie? À d’autres adultes qui deviendraient aussi significatifs pour elle que moi? » Elle et moi on a passé une année complète à vivre l’une avec l’autre. Elle me réclamait dès que je m’absentais pour aller au petit coin ou répondre au téléphone. Sur le coup, je trouvais ça un peu envahissant, mais en même temps, je me sentais privilégiée d’être aussi importante pour quelqu’un.

Puis, ma fille grandit et je réalise que d’autres gens entrent dans sa vie et qu’elle n’a plus exclusivement besoin de moi. Que d’autres gens savent répondre adéquatement à ses besoins et qu’elle semble être bien dans cette situation. Est-ce parce que je n’ai pas été suffisamment là, que je n’ai pas manifesté suffisamment d’amour? Bien sûr que non, me direz-vous. Mais jusqu'à tout dernièrement, je doutais, je me questionnais. Et puis, j’ai osé me dire que la vie mettait en place tout ce qui devait être mis en place. J’ai réalisé que mon bébé n’était plus un bébé, mais une petite fille en devenir qui pouvait trouver réponse à ses besoins ailleurs qu’exclusivement au creux des bras de sa maman, qu’elle développait son autonomie et sa personnalité.

Et, tout à coup, j’ai réalisé que j’avais de la difficulté à la voir grandir si vite, réalisant du même coup que beaucoup d’étapes étaient déjà passées. Et là, en accéléré, j’ai entendu les conseils et mises en garde qui nous sont servis quand on adopte un enfant. Puis je me suis mise à réfléchir à ce que la majorité des parents vivent, qu’ils soient parents biologiques ou adoptifs. Les réalités se croisent, la vie est là et nous fait un beau clin d’œil. Je vois ma fille grandir, développer sa personnalité et je me demande « Est-ce que j’ai tout fait ce qu’il devait être fait? ». Et puis grand éclat de rire.

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