Alimentation

Développer le goût du poisson

Les femmes qui veulent se prémunir contre la réplique « Ah non, pas encore du poisson! » devraient savoir qu’elles l’éviteront sans doute si elles mangent du poisson ou des fruits de mer au moins deux fois par semaine pendant leur grossesse.

Les saveurs des aliments que maman ingère se rendent en effet dans le liquide amniotique et sont donc absorbées par le bébé qui y baigne, explique Nathalie Regimbal, diététiste-nutritionniste et gestionnaire du service Manger Futé. Les goûts se transmettent également par le biais du lait maternel.

Votre enfant se trouve donc « en terrain fertile » pour apprécier le poisson et les fruits de mer. Reste maintenant à faire fructifier ce goût embryonnaire. « Ce qui fait en sorte qu’un enfant acceptera et finira par aimer un aliment, c’est la répétition », souligne Mme Regimbal. À quelle fréquence? Le Guide alimentaire canadien recommande de consommer deux portions hebdomadaires de poissons ou de fruits de mer pour en retirer tout leur apport nutritionnel.

Cet apport se décline en omégas-3 – et c’est là l’atout dominant du poisson – qui contribue au développement optimal du cerveau et de la vision, mais également en « bons gras ». Les « mauvais gras » sont les gras saturés, qui se trouvent en quantités minimes dans le poisson et les fruits de mer et à l’inverse, en quantité plus importante dans les volailles et les viandes rouges. « Les enfants habitués à manger du poisson conservent généralement cette habitude à l’âge adulte, ce qui diminue le risque de maladies cardiovasculaires », précise la nutritionniste.

Quand et comment commencer?

Les poissons et les fruits de mer occupent la dernière position dans l’ordre d’introduction des aliments du groupe des viandes et substituts chez les tout-petits, parce qu’ils trônent au sommet du palmarès des aliments allergènes. Après l’agneau et la volaille, vers l’âge de six mois, puis le bœuf et le porc, vous pourrez commencer à servir du poisson à votre enfant lorsqu’il aura atteint le septième mois de sa vie.

Le choix des espèces que l’on sert à l’enfant pour son initiation recèle peu d’importance, mentionne Mme Regimbal; ce peut être l’aiglefin, la morue, la sole, le saumon, ou encore l’omble fontaine « un poisson négligé et pourtant très bon et éco-responsable et qui ne contient pas de mercure », ajoute-t-elle.

Ne cherchez pas les purées de poisson dans votre épicerie, elles n’existent pas. Lorsque le poisson est au menu du repas familial, les parents peuvent tout simplement faire cuire le poisson dans l’eau et le servir ainsi bouilli à bébé.

Quand fiston ou fillette peut mastiquer (vers l’âge d’un an), Nathalie Regimbal suggère de répéter la manière d’apprêter le poisson qui a séduit les papilles gustatives de votre enfant lorsque vous lui en avez offert pour la première fois. « Si je fais par exemple des croquettes de saumon, que je n’en fais pas pendant des semaines et que j’en refais ensuite, c’est comme si le mets était encore nouveau pour l’enfant, ce qui fait en sorte qu’il ne finit jamais par s’y habituer », explique-t-elle.

Votre enfant raffole des carottes, ou des haricots en particulier? C’est là une « porte d’entrée » salutaire pour l’introduction des poissons et fruits de mer : une assiette composée d’un aliment nouveau et d’un aliment familier – et apprécié – permettra au premier de passer plus aisément le test du goût, indique Mme Regimbal.

Jaugez en outre les préférences de votre enfant afin de les exploiter; peut-être préfère-t-il le poisson dans son plus simple appareil, sans épices ni condiments, agrémenté d’une petite touche d’huile et de jus de citron et cuit au four? N’hésitez pas alors à servir ses « caprices » qui sont tout à fait sains. « Il aime mieux ainsi ne pas avoir d’élément à l’apparence ou aux couleurs bizarres dans l’assiette, renchérit la nutritionniste. D’autres aiment beaucoup le fromage et apprécient donc le poisson gratiné… »

N’insistez pas trop par ailleurs pour qu’il avale tout le contenu de son plat de poisson s’il n’en veut plus, car il pourrait associer le prochain repas de poisson au fait d’« être forcé de manger », ce qui n’est pas une perspective très alléchante.

Pour une bonne bouffe, bonne assiette et belle ambiance doivent aller de pair, selon Mme Regimbal. L’enfant qui consomme pour la première fois un aliment dans un contexte et une atmosphère agréables sera certes plus enclin à réitérer l’expérience avec ce mets…

D’autre part, tout parent sait que nos jeunes descendants se plaisent à imiter les comportements des grands. Il va de soi qu’en exprimant spontanément votre contentement avec des mots pendant que vous vous délectez de poisson ou d’un crustacé bien apprêté, vos enfants sont susceptibles de lancer les mêmes tirades d’appréciation, se convainquant du coup qu’ils savourent réellement le contenu de leur assiette…


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