Famille

10 erreurs courantes de discipline

Dire non sans compromis à un jeune enfant

« Ne touche pas à ça », « Ne va pas là », « Ne fais pas ça! »… On interdit, on prive et on bannit; c’est sans doute impossible de compter le nombre de fois où nos enfants essuient un refus dans une journée!

Le hic, c’est qu’à force d’entendre ces « non », votre petit de un, deux ou trois ans finira lui-même par répondre constamment par non! Ce qui pourrait avoir pour effet d’accentuer sa « phase du non »!

Cela ne veut pas dire qu’il faut cesser d’interdire l’interdit non plus! Il est simplement préférable d’offrir une alternative à l’enfant. Par exemple, si vous ne voulez pas qu’il touche au bol sur la tablette, vous pouvez lui signaler qu’en revanche, vous lui accordez la permission de jouer avec les plats de plastique…

« Il faut donner à l’enfant l’impression qu’il a un certain contrôle sur sa vie », ajoute Solène Bourque, psychoéducatrice à qui nous avons demandé des conseils.

Le forcer à finir son assiette pour avoir droit au dessert

On ne devrait pas jouer le jeu de la négociation et du marchandage quand il s’agit de l’alimentation.

Selon Mme Bourque, c’est là une habitude héritée des générations précédentes et dont on devrait se départir. Elle suggère de proposer par exemple à l’enfant; « Tu n’es pas obligé de manger tout ce qu’il y a dans ton assiette, mais mange au moins un peu de tout (les légumes, la viande…) ».

Ou encore : « Si tu crois que tu n’as pas assez mangé pour bien grandir après ce repas incomplet, tu mangeras un dessert, mais ce sera du yogourt, ou un fruit (un dessert santé). Si papa et maman croient que tu as assez mangé pour bien grandir alors on pourra sortir les biscuits ».

Imposer notre décision de manière arbitraire

Votre fille tient mordicus à porter le chandail rose, que vous estimez trop « chic » pour l’occasion. Plutôt que d’argumenter avec elle, vous devriez lui proposer deux autres options entre lesquelles elle pourra choisir.

Hausser un peu trop la voix… ou crier!

Vous transmettrez fort probablement ce « mauvais pli » à votre enfant… qui prendra l’habitude d’élever la voix à la moindre frustration.

« Il faut savoir différencier le ton ferme et la hausse des décibels de la voix », signale Mme Bourque.

Escamoter la routine du dodo

Le souper chez vos amis s’est prolongé en soirée et vous rentrez tard. Assis dans l’auto, les enfants sont déjà dans les bras de Morphée. Arrivés à la maison, on enfile les pyjamas et on met les enfants au lit… que non! Votre plus jeune rouspète, réclamant son histoire!

Quitte à repousser de cinq minutes le moment du dodo, il vaut mieux céder, mais partiellement : raccourcissez la routine en écourtant l’histoire. « Il est important de maintenir les éléments de la routine », précise Solène Bourque.

Parler « dans le dos » de son enfant… en sa présence

On aime bien raconter les bons et les mauvais coups de nos enfants à nos amis et à nos proches. Votre grand de quatre ans sera sans doute blessé si vous relatez, en sa présence et devant votre amie, qu’il a fait pipi au lit la nuit dernière… même si cela peut vous sembler anodin et que vous n’aviez nullement l’intention de vous moquer de lui.

Évitez donc ce type de gaffe!

Souligner ses mauvais coups et taire les bons coups

Les enfants font souvent leurs « mauvaises actions » pour attirer l’attention alors il va de soi que si vous les soulignez davantage que vous ne le faites avec ses bonnes actions, il recommencera… pour attirer à nouveau votre attention.

Évidemment, on ne cesse pas pour autant de sévir, mais trouvez l’équilibre entre les compliments pour ses bons coups et les réprimandes pour les mauvais coups.

Imposer une punition sans lien avec le geste reproché

Une sanction dont le lien avec le mauvais coup est évident permettra à l’enfant de comprendre plus clairement quel comportement il doit corriger.

Par exemple, si votre enfant renverse son lait à table, la punition appropriée n’est pas la réclusion dans la chambre. Il vaut mieux lui demander gentiment et fermement de nettoyer ses dégâts…

Menacer d’une punition qui viendra plus tard

En auto, vous avez beau lui dire fermement de cesser de faire du bruit, il n’obtempère pas. Alors vous sortez la carte « menace » de votre poche : « Attends que l’on soit à la maison… tu seras privé de ton émission de télé! »

La menace et la punition seront sans doute inefficaces, car dans la tête de votre enfant, le laps de temps entre le geste et la conséquence aura brisé le lien entre les deux.

Récompenser tous les bons coups

Votre enfant finira par avoir pour seule motivation à bien faire l’anticipation de la récompense. Vous pourriez alors être entraînée avec lui dans un cycle de « marchandage » des bonnes actions…

Il vaut mieux alterner les actes récompensés et ceux qui ne le sont pas…


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