Famille

Quand retourner au travail?

Bien sûr, le travail à l’extérieur suppose une charge supplémentaire de soucis. Qu’à cela ne tienne, les mamans d’aujourd’hui foncent et se débattent avec les routines folles et les contretemps avec brio!

Bien sûr, le travail à l’extérieur suppose une charge supplémentaire de soucis. Qu’à cela ne tienne, les mamans d’aujourd’hui, persévérantes, acharnées, dynamiques et organisées, foncent et se débattent avec les routines folles, les imprévus et les contretemps avec brio et doigté.

Doit-on faire un choix?

Issues de la génération qui ne veut rien sacrifier, ni vie de famille, ni carrière, elles trouvent les solutions, les détours ou les chemins moins fréquentés pour s’épanouir dans toutes les sphères de leur vie. « J’ai besoin d’une routine extérieure, même si ça m’oblige à courir de tout bord, tout côté », explique BB, présentement étudiante en première année du BAC en enseignement préscolaire primaire, enceinte de 20 semaines et maman de Samuel, 5 ans et Mathys, 2 ans.

Si certaines préfèrent reprendre le collet dès la fin de leur congé de maternité, d’autres prolongent leur temps d’arrêt le temps que les enfants aillent à l’école, de dénicher LA garderie ou en profitent pour faire un changement de carrière. « Je prévois retourner quand j’aurai terminé mon cours. Ce n’est donc pas vraiment un temps d’arrêt, mais plutôt une suite de remises en question au fil des grossesses et des études. Mon conjoint travaille en informatique et je voulais aussi me diriger dans ce domaine, mais avec les conditions actuelles dans ce domaine, on s’est vite rendu compte que deux parents qui travaillent dans ce secteur, c’est la mort de la vie de famille. C’est ce qui a amené ma remise en question et qui m’a dirigé dans le domaine scolaire que j’aime aussi beaucoup », constate une autre maman.

Même chose pour Isabelle, maman de trois fillettes de 10 ans, 4 ans et 16 mois, qui planifie un retour… en 2009-2010 quand les filles prendront chaque matin le chemin de l’école. « Je veux retravailler seulement quand les filles seront à l’école, parce que j’ai peur de m’ennuyer à la maison. Aussi, je trouve cela difficile de ne pas avoir mon propre métier et de pouvoir moi-même contribuer aux besoins de ma famille. » Pas question, en attendant, de se tourner les pouces. Elle profite du fait d’être à la maison pour mieux planifier sa route. Elle voudrait suivre un cours pour devenir photographe tout en rêvant doucement d’avoir sa propre entreprise et ainsi pouvoir décider elle-même de ses horaires.

Peu d’alternatives
C'est la place en garderie qui décide…
Les mois passent, le retour approche, mais malgré les nombreux appels dans les garderies, il arrive que le retour au travail soit reporté, car on n’a pas d’endroit pour laisser notre poupon. Réel choix?

Inversement, puisque les places en garderie se font rares, quand les parents l’obtiennent, ils ne peuvent se permettre de passer leur tour. Et ce, même si leur congé parental n’est pas terminé. « Même au niveau de la société en général, je pense que les mamans au travail sont perçues différemment. Je me sentais jugée parce que je n’ai pas pris mon an de congé de maternité au complet, j’ai souvent entendu des remarques du genre : « Tu y as droit, profites-en! ». Mais mon fils avait sa place à la garderie, alors je préférais retourner au travail plus tôt et faire plus d’argent que mon gros 55 % de chômage, plutôt que me tourner les pouces à la maison en attendant qu’il soit 15h30 pour aller chercher Yohan », raconte Karyne.

La fin des prestations = la fin du congé?
Le choix n’est pas toujours clair et définitif. On doit y réfléchir. Ayant arrêté de travailler tôt dans sa grossesse, Karine, maman de Jérémy 3 ans et de Rose, 6 mois, voyait venir d’un œil inquiet la fin de ses prestations parentales. Quoi faire? Son conjoint lui a proposé de rester à la maison avec les enfants, mais cette perspective l’effrayait un peu. Pendant quelques semaines, une profonde réflexion et une remise en question se sont enchaînées. Puis, un jour, après discussions, énumération de scénarios possibles et introspection, elle a décidé de proposer sa candidature sur plusieurs postes qui l’intéressaient vraiment et qui n’étaient pas trop loin de chez elle. Bingo! En moins de deux semaines, elle avait décroché un emploi stimulant.

Nadine Descheneaux, révisé en septembre 2008


Je suis de retour au travail depuis janvier, j’étais en congé de maternité depuis un an et demi. Maintenant, je suis maman de deux jeunes enfants, 3 ans et 15 mois et je vis le combat le plus difficile de ma vie, soit la conciliation travail-famille! Après la recherche d’une place en garderie, j’ai seulement trouvé un endroit non subventionné par le gouvernement et mes enfants vont à la garderie 3 jours par semaine, car ma mère nous dépanne 2 jours par semaine. Je n’ai pas les moyens de rester à la maison avec les enfants, mais je n’aie pas les moyens de payer les 186.00 $ par semaine pour les coûts de la garderie! Je trouve que c’est énormément de pressions sur mes épaules. C’est sans compter tous les tracas quotidiens, est-ce qu’il reste assez de lait, est-ce que les vêtements sont prêts pour le lendemain, est-ce que je peux rester plus tard au travail, ça ne doit pas déranger au travail et surtout je dois être aussi performante que les autres! Le temps pour le couple lui il est où? Surtout le temps pour moi, il est où? C’est très difficile et j’espère sincèrement que notre gouvernement s’ouvrira les yeux et que nous aurons le choix dans un avenir très rapproché!
Une maman qui se pose bien des questions et à bout de souffle,
K. Beaupré


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