Famille

Le baptême à travers les religions

À travers le monde, il existe plusieurs rites de naissance et, bien entendu, le baptême, qu’il soit catholique, protestant, orthodoxe, israélite ou hindou, est une façon d’accueillir bébé.

Baptême catholique

Le baptême est en effet une fête d’accueil pour bébé, mais c’est, avant tout, une célébration religieuse, permettant au nouveau-né d’entrer dans la communauté chrétienne. Trouvant son origine dans le mot grec « baptizein », baptême signifie « plonger » et, à l’origine, le fait d’être submergé dans l’eau permettait en effet de purifier l’âme et de supprimer les péchés. Aujourd’hui, le baptême catholique consiste à verser quelques gouttes d’eau bénite sur le front de l’enfant.

S’il est d’ordinaire célébré peu de temps après la naissance, on peut aussi être baptisé à l’âge adulte – on parle alors de conversion.

Le baptême catholique se décompose en cinq rites : le signe de la croix, l’onction d’huile sainte, le baptême, le vêtement blanc et la remise de la lumière.

Baptême protestant

Ressemblant beaucoup au baptême catholique - l’Église catholique reconnaît d’ailleurs le baptême protestant - la cérémonie de baptême protestant se déroule devant un pasteur. L’enfant est alors présenté par ses parents, son parrain et sa marraine, et toute la communauté sert de témoin. Tout comme lors d’un baptême catholique, on baptise l’enfant « au nom du Père, du Fils et de l’Esprit saint » en versant quelques gouttes d’eau sur son front.

D’ordinaire, les enfants protestants sont baptisés un peu plus tard que les catholiques.

Baptême orthodoxe

Lors du baptême orthodoxe, on procède à une immersion totale de l’enfant dans l’eau, pendant laquelle le nom de baptême est prononcé devant tous, par le prêtre. Il est d’abord drapé dans du blanc, et on le trempe ainsi trois fois de suite dans les fonts baptismaux. L’enfant est par la suite habillé avec des vêtements blancs et le prêtre lui passe autour du cou en chaîne en or ornée d’une croix. Puis, on lui fait une onction de saint chrême (un mélange d’huile et de parfum) sur le front, les yeux, les narines, la bouche, les oreilles, la poitrine, les mains et les pieds, en disant : « Reçois la marque du don de l’Esprit saint ». Le nouveau baptisé fait ensuite trois fois le tour du baptistère avec le prêtre. À la fin de la cérémonie, on félicite les parents, ainsi que le parrain et la marraine, en leur baisant les mains.

Certes plus longue et plus symbolique, la cérémonie de baptême orthodoxe ne forme qu’un avec la confirmation.

Baptême israélite

Dans la tradition juive, le baptême est différent pour les garçons et les filles. Ainsi, le baptême israélite des garçons, un rite fondateur, porte le nom de Brith Milah, de l’hébreu « milah », signifiant « coupure ». En effet, la circoncision, comme mentionnée dans la Torah, est un rituel obligatoire et a pour but de rappeler l’alliance entre Dieu et Abraham. Cette cérémonie a lieu le huitième jour après la naissance, en présence du miniane, un groupe de dix hommes récitant les prières. C’est le parrain qui présente l’enfant au mohel, qui sera chargé de la circoncision. Une grande fête familiale est ensuite organisée, symbolisant l’alliance entre Dieu et son peuple.

Chez les filles, la cérémonie de baptême est appelée Zeved Habat (ou Nomination) : une célébration au court de laquelle la petite recevra un nom hébreu. Chants, poèmes et repas sont de mise.

Rite musulman

Il n’existe pas de cérémonie formelle de baptême pour un enfant musulman, ceci dit, plusieurs rites sont pratiqués à la naissance d’un enfant, afin qu’Allah protège l’enfant. Par exemple, on prononce des paroles à l’oreille du nouveau-né : l’Adhan (ou appel à la prière) à l’oreille droite; l’Iqamah (qui annonce que l’office de prière est prêt à commencer) à la gauche.

Le 7e jour, on rase ensuite la tête de bébé. Il faut aussi rendre public son prénom. Certains pratiquent la circoncision, qui sera alors accompagnée de grandes réjouissances.

Baptême hindou

Dans l’hindouisme, la cérémonie de baptême porte le nom de Namakarana. Celle-ci fait partie des nombreux samskaras, soit les rites religieux marquant la vie des croyants. Lors de cette célébration, le nom doit être choisi suivant la constellation astrologique sous laquelle est né l’enfant, et la divinité représentant le mois de sa naissance. On fête habituellement le Namakarana dans le mois suivant la naissance de l’enfant. Lors de la cérémonie, des prières sont récitées et des offrandes sont placées au temple. On procède aussi à un rituel autour du feu.

Image de Marie-Eve Bourassa

Autrice, scénariste, rédactrice et chroniqueuse.


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