Santé

La jalousie : normale et importante, mais attention!

Bien évidemment, il n’est pas toujours facile, pour le premier enfant, d’apprendre à partager avec un plus petit que soi, surtout si ce dernier se dispute les faveurs des parents.

Les premières crises surviennent généralement vers l’âge de 10 mois et prouvent, hors de tout doute, combien les enfants tiennent à leurs parents! Car la manifestation de la jalousie entre les enfants d’une même famille est sans contredit une course contre la montre pour savoir qui deviendra le ou la préférée (e) de papa ou de maman. Il ne faut pas croire que la jalousie entre les enfants est synonyme de cruauté ou d’égoïsme, loin de là! En demandant aux enfants de menus services comme de donner à manger à bébé dans sa chaise haute ou encore de lui chercher sa suce ou sa couche, l’enfant contribue plus facilement à l’acceptation d’un deuxième petit être.

Le parent doit savoir également distinguer la violence de la haine. Les enfants qui se disputent ne sont pas deux êtres qui se détestent. En tenant toujours compte du besoin du plus petit de toujours vouloir égaler le plus grand, il ne faut pas oublier que le rôle des parents peut contribuer grandement à entretenir une relation de haine entre frères et sœurs, soit en commentant les exploits de l’un et en dévalorisant l’autre, soit en donnant l’impression que l’un des enfants compte beaucoup plus pour l’un des parents. Le fait de répéter certains gestes ou certaines paroles entendues à même la cellule familiale peut avoir des répercussions plutôt désastreuses à l’encontre des enfants. La brutalité ou l’agressivité verbale continuelle est à proscrire rapidement si l’on ne veut pas que les enfants viennent un jour à se désunir et ainsi provoquer un cuisant échec parental.

Dans son livre paru aux éditions Fayard, 2002, le pédopsychiatre Marcel Rufo affirme qu’une fraternité réussie est celle quand on devient l’ami de son frère ou de sa sœur.

N’oublions pas que des mots ou des actes brutaux exécutés par des membres d’une fratrie laissent des séquelles parfois inaltérables et douloureuses dans l’esprit d’une personne, et ce, au même titre qu’un parent violent. Très souvent, les bagarres sont souvent dirigées vers le parent afin d’obtenir une attention particulière. Si ces batailles sont plus ou moins inoffensives, il faut se montrer prudent envers les enfants qui affichent une tendance plus malveillante, soit celle de faire réellement souffrir le plus jeune. Ces conduites peuvent se manifester de diverses façons, soit en lançant intentionnellement le plus jeune dans l’eau alors que ce dernier en a une peur extrême, faire semblant de l’étouffer, etc. Ce sont des actes qui méritent d’être investigués et qui doivent cesser immédiatement.

Certains psychologues soutiennent que la jalousie est très positive chez les enfants puisqu’elle détrône l’enfant-roi de son siège de Tout-Puissant. Toutefois, afin de calmer certaines ardeurs, rien de tel que l’affection parentale pour apaiser le petit jaloux qui n’aspire qu’à être rassuré de sa place dans le cœur de ses parents. Ses comportements s’en trouveront grandement améliorés.

Querelles et disputes, faut-il intervenir?

En les projetant dans des situations où ils apprennent à reconnaître des sentiments différents des leurs, ils parviennent ainsi à se socialiser. Les disputes sont en fait de formidables vitrines de socialisation! La psychanalyste bien connue, Françoise Dolto affirme qu’il ne faut pas intervenir dans une dispute entre frères et sœurs sous l’unique prétexte que l’un d’eux est le plus petit ou le plus faible. En intervenant de cette manière, vous ne ferez que distribuer des rôles de victime et d’agresseur. La psychanalyste soutient qu’il ne sert à rien de demander qui a commencé puisque chaque enfant est convaincu que c’est l’autre. De plus, elle rappelle que la meilleure chose est de les laisser se chamailler en s’assurant, bien que sûr, que les bagarres ne mettent personne en danger. En évitant de prendre position, les parents définissent des lignes de conduite entre chaque enfant.

Ainsi, en l’absence de l’un d’eux, l’accès à sa chambre doit être interdit par les autres membres de la fratrie. Françoise Dolto précise dans son livre «Les étapes majeures de l’enfance» qu’il ne faut pas gronder un enfant quand celui-ci manifeste de l’agressivité à l’égard du bébé, mais qu’il faut plutôt le prendre à part et lui expliquer calmement les différences physiques entre lui et son frère ou sa sœur.

Image de Mamanpourlavie.com


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