Santé

Au secours! Ma fille veut se maquiller

Il peut être difficile de voir grandir ses enfants, même si on sait très bien que c’est naturel. On a parfois l'impression que ça va un peu trop vite... comme lorsque notre fille commence à piger dans notre trousse à maquillage. Est-elle trop jeune pour se maquiller? Comment réagir face à ses demandes? Faut-il accepter qu’elle se farde les joues et les lèvres, ou refuser catégoriquement, sous prétexte qu’elle est encore une enfant? Mamanpourlavie.com s’est entretenu à ce propos avec la Dre Mélanie Laberge, psychologue et directrice du volet Enfance-Famille à la clinique de psychologie cognitive comportementale Change.

Y a-t-il un âge considéré « acceptable » pour commencer à se maquiller?

Il n’y a pas d’âge considéré comme étant acceptable pour qu’une fille porte du maquillage; c’est en fonction des valeurs de chaque parent. Traditionnellement, les jeunes filles commençaient à s’intéresser au maquillage au début de l’adolescence. Pour certaines, l’intérêt ou même le port du maquillage marque un rite de passage vers l’adolescence. Il est donc plus habituel de voir des filles de 11-12 ans commencer à porter quelques touches de maquillage. D’autres peuvent ne pas s’y intéresser du tout et tout de même faire leur passage vers l’adolescence.

Comment intervenir avec un enfant qui veut se maquiller?

Avant de mettre en place des interdictions, il faut ouvrir le dialogue :

  • Pourquoi veut-elle se maquiller?
  • Qu’est-ce qu’elle veut porter?
  • Est-ce qu’elle sent une pression à le faire?
  • Les filles de son cercle social le font-elles?
  • Est-ce uniquement pour faire comme les autres?
  • Le fait-elle pour plaire à quelqu’un?

En posant des questions et en discutant, l’enfant sentira que son besoin est pris au sérieux. Elle sera plus ouverte aux compromis potentiels. Par ces discussions, nous voulons trouver la ou les raisons qui motivent son envie. Si vous n’acceptez pas que la jeune se maquille, il faut lui parler des valeurs que vous valorisez, ce qui compte vraiment pour vous. L’enfant bénéficierait aussi d’apprendre à se valoriser en fonction de choses plus importantes, comme sa personnalité, ses intérêts, son ouverture sur le monde, etc. En somme, l’enfant doit comprendre les raisons du refus.

Des chiffres intéressants

  • 25,4 % des fillettes de 4-5 ans portent du lip gloss à l’occasion
  • 13 % des fillettes de 8-10 ans portent du maquillage

(Source : Étude Tiggemann, M. & Slater, A. (2012). Contemporary girlhood: Maternal reports on sexualized behaviour and apperance concern in 4-10 years old girls)

Faut-il imposer certaines limites?

Selon l’âge de l’enfant, les valeurs des parents et les raisons qui motivent le port du maquillage (pour être accepté des autres, pour plaire à quelqu’un, se filme pendant le maquillage), la fréquence du maquillage (sorties spéciales vs tous les jours), la discrétion du maquillage (petit gloss discret vs « contouring »), le parent peut décider de poser certaines limites.

La cohérence est aussi de mise. Il peut être difficile pour l’enfant de comprendre et d’accepter certaines limites si les modèles féminins dans son environnement immédiat (poupées, émissions, sa maman, sa grande sœur, etc.) se maquillent de la façon dont elle le souhaiterait. Diversifier les modèles, donner des explications sur les différences d’âge et s’assurer d’être un modèle cohérent aidera à faire respecter les limites.

Est-ce que l’usage du maquillage peut faire état d’un manque de confiance en soi? Quand faut-il s’inquiéter?

L’envie pour une jeune fille de porter du maquillage n’est pas nécessairement liée à un manque de confiance en soi ou une faible estime de soi. Particulièrement chez les plus jeunes, l’intérêt peut être de vouloir faire comme l’adulte, sans plus. Il n’y a donc pas toujours lieu de s’inquiéter.

Un parent peut commencer à s’inquiéter si, comme pour toute chose, le maquillage devient envahissant (elle ne veut pas être vue démaquillée, prend beaucoup de temps, investi beaucoup d’argent pour s’acheter du maquillage).

Faut-il imposer certaines limites?

Selon l’âge de l’enfant, les valeurs des parents et les raisons qui motivent le port du maquillage (pour être accepté des autres, pour plaire à quelqu’un, se filme pendant le maquillage), la fréquence du maquillage (sorties spéciales vs tous les jours), la discrétion du maquillage (petit gloss discret vs « contouring »), le parent peut décider de poser certaines limites.

La cohérence est aussi de mise. Il peut être difficile pour l’enfant de comprendre et d’accepter certaines limites si les modèles féminins dans son environnement immédiat (poupées, émissions, sa maman, sa grande sœur, etc.) se maquillent de la façon dont elle le souhaiterait. Diversifier les modèles, donner des explications sur les différences d’âge et s’assurer d’être un modèle cohérent aidera à faire respecter les limites.

Est-ce que l’usage du maquillage peut faire état d’un manque de confiance en soi? Quand faut-il s’inquiéter?

L’envie pour une jeune fille de porter du maquillage n’est pas nécessairement liée à un manque de confiance en soi ou une faible estime de soi. Particulièrement chez les plus jeunes, l’intérêt peut être de vouloir faire comme l’adulte, sans plus. Il n’y a donc pas toujours lieu de s’inquiéter.

Un parent peut commencer à s’inquiéter si, comme pour toute chose, le maquillage devient envahissant (elle ne veut pas être vue démaquillée, prend beaucoup de temps, investi beaucoup d’argent pour s’acheter du maquillage).

Est-ce que les filles se maquillent plus jeunes et plus qu’avant?

Une récente étude de 2014 montre que les fillettes présentent des signes d’hypersexualisation dès l’âge de 4 ans. Pour ces auteurs d’Australie et d’Angleterre, le maquillage en fait partie, au même titre que de porter des vêtements « sexy » ou des talons hauts. L’étude rapporte que 25,4 % des fillettes de 4-5 ans portent du lip gloss à l’occasion, mais que seulement 13 % des fillettes de 8-10 ans portent du maquillage. Il semble donc qu’il y ait une tendance à ce que les fillettes portent du maquillage beaucoup plus jeune, mais ce n’est pas non plus la norme. 

*Tiggemann, M. & Slater, A. (2012). Contemporary girlhood: Maternal reports on sexualized behaviour and apperance concern in 4-10 years old girls. Body Image, 11, pp. 396-403.


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