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Ingrid Falaise : une maman qu’on aime

Après une histoire d’amour et de violence conjugale qu’elle raconte dans les romans Le Monstre et Le Monstre —La suite, Ingrid Falaise est aujourd’hui une amoureuse de la vie. Maman d’Émil et belle-maman de Maël et Ilann, ses yeux se mettent à briller et sont remplis de fierté et de tendresse lorsqu’elle parle d’eux.

Maman pour la vie est allée à sa rencontre pour tout savoir sur sa vie de mère, de belle-mère et de femme.

Comment te décrirais-tu comme mère?

Je suis une maman lionne très protectrice. Je suis présente et impliquée à fond dans la vie des garçons. J’adore jouer avec Émil à quatre pattes par terre. Je m’émerveille de tout ce qu’il fait ! Il est mon premier et dernier enfant, alors je profite doublement de chaque moment. Je veux être là pour lui et ne rien manquer, alors je me donne corps et âme.

Quelles valeurs souhaites-tu lui transmettre?

Le respect des autres et de lui-même. Je veux qu’il aille au bout de ses rêves et qu’il persévère. Mon rôle à moi, c’est de l’accompagner à devenir la meilleure version de lui-même sans lui imposer qui je suis. Je ne veux pas lui mettre de barrières ni lui transmettre mes peurs ou mes inquiétudes. Émil est un enfant très téméraire... Lorsque nous étions en vacances en République dominicaine cet hiver, il voulait tout explorer et partir à l’aventure. On le laissait marcher devant nous sans lui indiquer le chemin à prendre. C’est nous qui le suivions derrière. C’est très représentatif de la façon dont je veux l’élever.

Qu’est-ce que tu as appris sur toi?

Que je suis très patiente! (rires) Je suis incapable de laisser mon bébé pleurer, alors des nuits blanches, j’en ai eues. Je n’ai jamais été une fan de la technique 5-10-15. On a aussi fait du cododo longtemps avec lui pour respecter son rythme et pour que l’apprentissage du sommeil se fasse en douceur. Émil a 1 an et demi et j’allaite encore le soir pour le dodo. Je ne me m'impose pas une date de fin. J’ai aussi découvert que je suis incapable de faire de la discipline.

Quel conseil aurais-tu voulu qu’on te donne avant de devenir maman?

J’aurais voulu qu’on me prépare à l’accouchement. Après 36 heures de travail et une césarienne, je ne pensais jamais que ce serait aussi douloureux et difficile. J’aurais voulu qu’on me dise de prendre le temps de m’arrêter complètement dans les premières semaines pour profiter de mon bébé. J’ai continué ma vie d’avant. C’était la seule référence que j’avais, alors j’ai continué à faire comme d’habitude. Lorsque j’ai accouché, Cédrik était en train de rénover notre maison actuelle pour qu’elle soit prête le plus vite possible pour bébé. J’étais encore à l’hôpital que j’organisais déjà des rendez-vous pour faire visiter mon condo à vendre. Ça n’avait pas de sens ! Je n’ai pas réalisé que ma vie venait de changer. Ma seule référence c’était ma vie d’avant et je continuais de vivre au même rythme. Avec le recul, je réalise que j’aurais voulu prendre le temps de m’arrêter et de vivre en symbiose avec mon fils et mon mari dans notre petite bulle d’amour. Si c’était à refaire, je ferais les choses différemment.

Est-ce que la maternité a changé ta relation avec ta mère?

Totalement! J’ai encore plus de compassion pour tout ce que ma mère a fait pour moi et mes sœurs. Elle est restée à la maison pour nous, elle a fait des sacrifices, et ça, on ne peut pas le comprendre complètement avant de devenir une mère. Ma mère a perdu son premier bébé quelques minutes seulement après avoir accouché. Juste d’y penser, ça me donne envie de pleurer. Je n’ai jamais pu comprendre autant que maintenant la peine qu’elle a dû ressentir.

Parle-nous un peu de ton rôle de belle-maman.

Ce rôle semble un gros défi pour tellement de femmes. De ton côté, ça semble si facile et naturel. C’est vrai que ça a été facile. Les fils de Cédrik étaient très jeunes quand je les ai rencontrés. Maël avait 6 ans et Ilann, 2 ans. J’ai simplement voulu être là pour eux et leur faire de la place dans ma vie sans vouloir prendre la place de leur mère. Mon cœur était ouvert, j’ai été très accueillante et chaleureuse. Ce qui est le plus difficile dans le rôle de belle-mère, c’est que tu les aimes comme tes propres enfants, mais que les décisions importantes les concernant ne te reviennent pas. Je peux dire que mon rôle de belle-mère m’a vraiment préparé à devenir maman.  

Donc tu étais prête quand Émil est arrivé!

Oui. Je le voulais vraiment cet enfant-là. Pourtant, lorsque nous nous sommes rencontré Cédrik et moi il y a 5 ans, nous ne pensions pas avoir d’enfant ensemble. Cédrik a déjà deux fils, dont Maël, qui est autiste. On en parle pas assez, mais un enfant autiste, c’est tellement prenant ! C’est comme d’avoir deux enfants en un. Puis finalement, l’idée a cheminé dans nos têtes chacun de notre côté, sans qu’on s’en parle, et puis un soir, on en a discuté et on a décidé d’avoir un enfant. Quelques mois plus tard, je tombais enceinte.

Comment s’est passée la conciliation travail-famille pour toi?

Quand j’ai appris que j’étais enceinte, je me souviens m’être questionnée à savoir si je devais l’annoncer sur les réseaux sociaux ou attendre le plus tard possible. Je n’ai pas eu le choix d’en parler puisque ça commençait à paraître, mais j’ai hésité. C’est épouvantable de devoir penser à ça! Dans mon métier, ça reste tabou. Il y a tellement de comédiennes qui ont perdu des rôles parce qu’elles étaient enceintes ou en congé de maternité. D’un autre côté, la flexibilité de mon métier me permet de traîner Émil avec moi presque partout. Il a 1 an et demi aujourd’hui et j’ai fait le choix de ne pas l’envoyer plus tôt à la garderie. J’ai l’aide d’une nounou qui vient parfois à la maison quand je dois partir travailler. Émil va commencer la garderie en juin prochain et je sens que c’est le bon moment pour lui et pour moi. Il a hâte d’aller jouer avec des amis, il est prêt.

Comment la maternité t’a-t-elle changée?

Je me sens plus femme, plus complète. Je respecte davantage mon corps de guerrière qui a donné la vie. Après avoir vécu un accouchement très difficile, je sens que plus rien n’est à mon épreuve. Je suis capable de tout. Ça me rend à la fois plus forte, mais plus fragile et vulnérable. Quand je vois un enfant souffrir ou manquer de quelque chose, ça vient me chercher à un point que je n’aurais jamais pu m’imaginer. J’ai envie de me battre pour tous les enfants!

Qu’est-ce que tu souhaiterais à toutes les mamans?

De s’écouter, vous savez ce qui est bon pour votre enfant. De se donner le droit d’être triste, de pleurer et de trouver ça difficile parfois. On n’est pas obligés d’être une superwoman 100 % du temps.

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