Grossesse/Maternité

Un bébé sur cinq naît par césarienne

Les accouchements sont de moins en moins naturels : césarienne, péridurale et monitorage sont le lot de la majorité des accouchements au Québec.

Naître au Québec n’a jamais été aussi peu naturel, alors que le taux de césariennes ne cesse d’augmenter d’année en année. Selon l’édition du 23 juillet 2007 du journal Le Soleil, l’an dernier, plus d’une naissance sur cinq s’est jouée sous le bistouri. Le recours à l’anesthésie sous péridurale a pour sa part grimpé en flèche, y compris chez les femmes accouchant « normalement ». Une grande part des naissances se déroulent désormais sous monitorage, et les tests prénataux ne cessent de se multiplier...

Après avoir franchi le cap des 19 % en 1985, le taux de césariennes avait pourtant diminué sous les 17 % à partir de 1992, selon le document Perspectives sur les réalités de la naissance de l’Association pour la santé publique du Québec réalisé en 2004. Mais il est reparti à la hausse et a atteint les 22,7 % en 2005-2006. Pendant ce temps, ce taux est de... 2,5 % au Nunavut, selon la Dre Vania Jimenez, qui y dirige un centre de santé.

L’anesthésie sous péridurale est quant à elle de plus en plus courue. De 20,9 % en 1984, son utilisation a grimpé à 66,6 % en 2002, ce qui inclut les naissances par césarienne. Les femmes qui accouchent normalement y ont pour leur part eu recours à 60 %.

Il est également courant de « brancher » les femmes qui accouchent sur un moniteur afin de suivre l’évolution du cœur du bébé. Pourtant, indique la Dre Jimenez, plusieurs études ont prouvé que cette pratique ne diminue aucunement la mortalité fœtale. Par contre, elle contribue à hausser le nombre de césariennes!

Il y a malgré tout deux types d’interventions qui ont connu une diminution, dont l’une spectaculaire : alors que 72 % des femmes ayant accouché en 1981 avaient subi une épisiotomie, ce taux avait chuté à 30 % en 2002. Le recours à un instrument au cours d’un accouchement vaginal est quant à lui passé de 21 % en 1981 à 16 % en 2002, les ventouses prenant de plus en plus la place des forceps. Il faut par ailleurs noter que les taux de mortalité fœtale et périnatale, stables depuis le début des années 90, sont parmi les plus faibles au monde.

Source : Claudette Samson, Le Soleil, 23 juillet 2007 

C’est certain que votre article me bouleverse, moi qui ai accouché à la maison avec une sage-femme d’un beau gros garçon de 9 livres tout naturellement. Les femmes aujourd’hui ont tellement peur d’avoir mal et malheureusement, les médecins ne parlent pratiquement pas des effets secondaires de toutes ces techniques de soulagement nocives pour le bébé encore dans notre ventre. Lorsque nous avons la chance de connaître certains spécialistes en médecine douce, on est beaucoup mieux informé.  Nous avons aussi pris la décision de ne pas faire vacciner nos 3 enfants, après beaucoup de lecture et de recherche, notre choix est encore super évident, mais encore là, très peu informé, je suis certaine que les médecins ne savent pas la moitié de l’information que j’ai pu trouver à ce sujet. Certains parents auraient les poils dressés sur leur bras s’ils savaient à quel point l’argent mène le monde. C’est hyper payant la vaccination. Vous avez de très bons articles, j’aime beaucoup votre site. 
Marie-Josée, juillet 2007
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Je trouve très triste de voir tant de césarienne et de péridurale. J'ai eu deux enfants en milieu hospitalié sans aucune intervention médicale parce que j'ai refusé tout ce qu'ils m'offraient pour atténuer la douleur. Le troisième je lui ai donné naissance dans une maison de naissance et j'ai trouvé l'expérience vraiment géniale. J'ai eu un accouchement dans l'eau, car rendu au moment de l'expulsion j'ai décidé de rester dans le bain. Aucune pression de personne et le calme total dans la chambre. Je ne suis pas meilleure qu'une autre, mais j'ai décidé de tenir mon bout en milieu hospitalier et de faire face à la douleur comme ça se faisait "dans le temps". Je trouve ça désolant, car donner naissance est supposé être une chose naturelle.
Josée C., juillet 2007

Je trouve ces chiffres VRAIMENT déplorables et surtout alarmants. J'ai moi-même subi 2 césariennes et ce, pour les mauvaises raisons. Dans le cas de la première, elle n'était peut être pas évitable selon les circonstances, mais je demeure convaincue que certaines mesures auraient pu être prises et auraient contribué à éviter la césarienne, n'aurait-ce été de mieux m'informer des possibilités afin que je prenne une décision plus éclairée. Dans le cas du 2e accouchement, je visais un AVAC (accouchement vaginal après césarienne), tout se passait bien, mais le médecin de garde a refusé de me laisser aller sous prétexte des risques qu'un AVAC représente. J'ai donc subi une 2e césarienne contre mon gré et celle-là, elle était bel et bien INUTILE... Je pense qu'il est important de savoir qu'une césarienne comporte des risques importants, car ça demeure une opération majeure dont la récupération est longue et pénible (et je parle par expérience) et que des mesures devraient être prises afin de réduire le nombre croissant et extravagant du taux de césariennes et de recours à l'épidurale. Et si ça doit passer par les maisons de naissance et les sages-femmes, eh bien soit!
Isabelle J., août 2007

J'ai accouché deux fois par césarienne. Mon premier accouchement par césarienne n'était pas planifié et j'aurais pu y perdre ma première fille si j'avais poursuivi dans mon intention d'accoucher naturellement. J'ai une dystocie du bassin ce qui fait que mon bébé ne pouvait se fixer au col. Comme mes "eaux" ne pouvaient être rompues de peur que le cordon passe et étouffe mon bébé, j'ai décidé bien malgré moi à me soumettre à la césarienne sous anesthésie, car l'épidurale ne fonctionnait pas. Quand j'ai été enceinte une deuxième fois, je n'ai pas voulu risquer encore la vie de mon enfant et peut être même la mienne. Je trouve décevant qu'il soit toujours question de césarienne comme si les femmes qui avaient recours à cela étaient "douillettes" et ne voulaient pas souffrir. J'ai eu beaucoup de complications suite à ma deuxième césarienne : allergies aux points fondants, rupture de ma cicatrice, soins à domicile avec pansements pendant trois mois, insensibilité de mon ventre pendant plusieurs mois, et une horrible cicatrice que je n'ai pas souhaitée. J'aurais grandement aimé accoucher normalement avec toute la douleur qui vient avec plutôt que de subir deux césariennes et avoir des conséquences pendant plusieurs mois. Je trouve qu'on généralise trop vite quand il est question de césarienne. Il faut être passé par là pour voir que ce n'est pas si facile que cela....
Isabelle L., août 2007

 

Source

Le Soleil

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