Enfant

Favoriser une saine image corporelle chez les enfants

La semaine de prévention des troubles des conduites alimentaires se tient du 1er au 7 février. Tous peuvent bénéficier de cette semaine : enfants, parents et tout l’entourage.

Voici quelques-unes des raisons derrière la semaine de sensibilisation.

  • Les troubles alimentaires (aussi appelés troubles des conduites alimentaires) sont, avec l’asthme et l’obésité, les maladies chroniques les plus fréquentes chez les adolescents.
  • Les chercheurs remarquent une augmentation du nombre de cas de troubles des conduites alimentaires, et ce dès l’enfance.
  • La sous-alimentation prolongée peut avoir des conséquences négatives sur le développement des os et du cerveau.
  • Plus le trouble des conduites alimentaires est traité rapidement, meilleur est le pronostic de traitement.

Les troubles alimentaires ont comme caractéristique commune la peur envahissante de prendre du poids ou des préoccupations constantes face à la silhouette. Ces préoccupations se manifestent par des comportements de vérification de son propre poids ou de sa silhouette ce qui engendre des comportements de contrôle du poids. Il existe quatre troubles alimentaires : l’anorexie mentale, la boulimie, l’hyperphagie boulimique et les troubles des conduites alimentaires non spécifiés.

Les préoccupations face à l’image corporelle

Dans notre société, l’image de la minceur est souvent associée à un symbole de réussite (santé, pouvoir, attirance, etc.). Les enfants se basent sur leur milieu, sur la publicité à laquelle ils sont exposés, sur les jouets avec lesquels ils jouent ou encore, sur les commentaires qu’ils entendent (dans leurs différents milieux de vie) pour intégrer certaines croyances face à leur corps et leur silhouette – et ils les intègrent de plus en plus jeunes!

Au Canada, une fillette sur trois âgés de plus de 12 ans n’écoute plus ses signaux de faim et de satiété dans un but restrictif. Pour un parent, il est difficile de distinguer une insatisfaction face à l’image corporelle d’une préoccupation excessive liée à un trouble alimentaire. Ceci étant dit, les insatisfactions face à l’image corporelle sont aussi importantes à considérer puisqu’elles sont le reflet d’une estime de soi fragile.

Voici des exemples de comportements qui peuvent cacher des préoccupations face à la silhouette.

  • Lorsque se regarder dans le miroir prend plus de temps et peut ressembler à de la vérification.
  • Un enfant qui critiquerait son corps ou encore certaines parties de son corps.
  • Lorsque l’enfant ou l’adolescent touche et vérifie des parties du corps comme pour vérifier quelque chose.
  • Porter des vêtements plus amples que d’habitude.
  • Comparer son corps avec celui d’ami(es), de la parenté ou de célébrités.
  • Commencer à faire de l’exercice pour brûler des calories.
  • Se peser souvent.
Aider son enfant

Un sujet aussi intimement lié à l’estime de soi n’est pas toujours facile à aborder. Être à l’écoute de son jeune est une première étape. Le rassurer, le valoriser, lui dire qu’on l’aime tel qu’il est, représentent des comportements réconfortants et naturels pour beaucoup de parents. Si l’enfant n’aime pas son corps, le rassurer aura un effet apaisant à court terme, mais cet effet ne se maintiendra peut-être pas.

Voici des suggestions afin d’aider son enfant à accepter son image corporelle.

  • Ne pas parler de son propre poids, du sien ou commenter le poids ou la silhouette des autres.
  • Lui proposer des modèles de beauté variés (poupées, célébrités, entourage).
  • Être un modèle de personne qui aime sa silhouette, qui ne valorise pas une taille plutôt qu’une autre et qui s’accepte telle qu’elle est.
  • L’aider à prendre soin de son propre corps (lui montrer qu’on peut poser des gestes de compassion pour son corps, prendre un bain moussant, mettre de la crème, faire un massage de tête, etc.)
  • Éviter de lui parler de régime ou d’alimentation restrictive.
  • L’aider à varier ses sphères de vie et de valorisation. Plus l’enfant aura des intérêts diversifiés, moins les préoccupations face à la silhouette auront de la place.

Sources
- Gonzalez, A., Kohn, M.R., Clarke, S.D. (2007). Eating disorders in adolescents. Australian Family Physician Journal, 614–9.
- Herpertz- Dahlmann, B. (2007). Adolescent Eating Disorders : Update on Definitions, Symptomatology, Epidemiology, and Comorbidity. Child ans Adolescent Psychiatric Clinics of North America, 177-196.

Mélanie Laberge
Ph.D., Psychologue

Mélanie Laberge est psychologue, mais avant tout maman! Ses expériences liées au développement de l’enfant et de l’adolescent lui permettent d’offrir des services à toute la famille. Elle offre du support et du coaching aux parents pour qu’ils se sentent outillés afin d’aider leur enfant. Elle fait aussi de la thérapie cognitive comportementale avec les enfants, les adolescents et les adultes qui vivent des problématiques telles que l’anxiété, la dépression et les troubles des conduites alimentaires. Enfin, elle collabore à titre de psychologue à un projet de recherche à l’Institut universitaire de santé mentale de Montréal.

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