Enfant

Répondre aux questions des enfants sur la sexualité

Rapidement, votre tout-petit vous bombardera de questions. Normal, il explore et interroge le monde qui l’entoure. Mais, devant ses questions parfois embarrassantes, comment répondre convenablement?

Dire et comment le faire

Les spécialistes s’accordent : mieux vaut répondre aux questions des tout-petits quand elles surviennent. Ce n’est pas de tout dire aux enfants qui est important, mais bien la manière dont on le dit. Il n’est pas nécessaire d’aller au-devant des désirs de comprendre des enfants. Il vaut mieux les laisser venir avec leurs interrogations. « À partir du moment, où il y a une question soulevée par l’enfant, il est important, d’abord, de lui retourner la question. Par exemple, si un enfant demande : « Comment on fait des bébés? », on lui dit « Comment toi, tu penses qu’on fait les bébés? » Cela nous permet de savoir où l’enfant est rendu dans sa perception. Et aussi, cela nous donne accès à certaines idées fausses que pourrait entretenir notre enfant », souligne Sophia Lessard, sexologue, maître en programmation Neuro Linguistique (PNL) et hypnothérapeute. Quand un parent reformule la question et l’adresse à l’enfant, celui-ci ne s’en rend pas compte et ne sent pas que son parent évite d’aborder le sujet avec lui. À partir de sa réponse, on peut confirmer ou infirmer ce que croit l’enfant.

Exemple

Enfant : « C’est quoi faire l’amour? »
Adulte : « Toi, qu’est-ce que tu penses que ça veut dire faire l’amour? »
Enfant : « C’est quand deux amoureux se donnent des becs. »
Adulte : « C’est vrai que quand on fait l’amour, on se donne de beaux bisous. »
Plus tard, si l’enfant revient avec une deuxième question sur le sujet, le parent pourrait ajouter que faire l’amour, c’est quand deux personnes adultes s’aiment et jouent à des jeux d’amoureux.

« Une première réponse pour un enfant ne devrait pas dépasser deux ou trois phrases », mentionne Sophia Lessard. Cette courte réponse précise satisfait les enfants. S’ils ne le sont pas – ou ne le sont plus quelques jours ou semaines plus tard –, ils reviendront à la charge et il sera toujours temps de préciser par la suite.

Au-delà de la question, qu’y a-t-il?

Quand un enfant pose une question, c’est son éveil qui surgit. Il remarque des différences, observe le monde qui l’entoure et, surtout, le questionne. Il veut savoir.

Les parents se mettent beaucoup de pression lorsqu’il s’agit de parler de sexualité avec leurs enfants. Ils croient – à tort – qu’ils doivent fournir une explication détaillée touffue de détails et de précisions à leur tout-petit. « Les tabous ne sont pas chez les enfants, mais plutôt chez les adultes », explique Annie Gohier, maître praticienne en PNL et intervenante en petite enfance.

Parler de sexualité représente souvent un défi pour les parents. « Il n’y a pas de problème à être honnête avec ses enfants, assure Sophia Lessard. On peut leur dire qu’on est un peu gêné d’aborder la question, que celle-ci nous surprend ou qu’on n’est pas habitué de parler de ce sujet. C’est bien, ce n’est pas fuir. C’est être honnête! Si on est trop mal à l’aise, on peut dire à l’enfant qu’on va aller faire un tour à la bibliothèque et trouver un livre à lire en duo pour trouver la réponse. »

L’important n’est pas tellement de donner la bonne explication, mais de transmettre à l’enfant l’idée qu’on est prêt à discuter de ses interrogations avec lui. « Tout le monde a ses limites à des niveaux divers. Ce qui serait désolant serait de rester accroché à ses limites et fermer la conversation », rappelle la sexologue. Et si on n’est pas satisfait de notre réponse, on peut lui dire « Je vais continuer à y penser et je reviendrai avec une meilleure réponse. » En créant l’ouverture, l’enfant saisit que sa curiosité est bien reçue. Autrement, « l’enfant associera que son désir de comprendre n’est pas adéquat, que ce n’est pas correct d’avoir ce désir-là et que donc il n’est pas adéquat comme personne », rajoute Sophia Lessard.

Pourquoi est-il mieux de répondre simplement que de prendre la fuite?

En faisant diversion ou en prenant la fuite devant une question embarrassante, l’enfant ressentira le malaise de l’adulte. En détournant l’attention de l’enfant et ainsi même de sa question, le tout-petit retiendra tout le ressenti qui entoure la question. Sophia Lessard explique : « Une fois n’est pas coutume, mais le faire à répétition envoie un message à l’enfant : mon parent n’est pas quelqu’un à qui je peux poser des questions. C’est lors de la première enfance que les parents établissent la confiance et la relation de complicité qui perdureront toute la vie. »

À éviter

  • Faire diversion pour esquiver la question embêtante.
  • Attendre sans fin les interrogations des enfants. Ne pas les devancer.
  • Répondre à une question durant plusieurs minutes. Comme s’il fallait « vider la question une fois pour toutes »
  • Les mensonges
  • Ridiculiser ou banaliser la question.

Attention

  • Les discours assomment les enfants plus qu’ils ne les aident à bien saisir. Laissez plutôt l’enfant revenir quand la première réponse ne le satisfera plus.
  • Éviter d’utiliser des noms inventés pour nommer les parties génitales, comme « bizoune », « zouzoune » ou « zizi », mieux vaut utiliser les vrais termes. « On peut dire à l’enfant « Je sais que tu dis « bizounne », mais tu sais que le vrai mot c’est vulve, n’est-ce pas? » Il faut être certain que les enfants savent les vrais mots », note Sophia Lessard.
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