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Les femmes, la politique et ces enfants qui dérangent

Rédactrice, impliquée dans ma communauté, peintre et maman de trois garçons, je fais le saut en politique municipale. Mais parmi toutes mes compétences et mes expériences de vie, c’est ma maternité qui fait souvent (trop) jaser. Pourquoi?

Je le savais. J’avais un doute. Pas besoin d’être un grand scientifique ou un devin pour savoir qu’il existe, encore aujourd’hui, un clivage entre les hommes et les femmes. 

Ça se voit. Ça se sent. La différence est partout. Dans l’iniquité des salaires. Lors des entretiens d’embauche. Dans le regard de quelques hommes lorsqu’une femme est à la tête d’un projet ou d’une entreprise.

Mais ça, on s’y fait. On s’y habitue. On fait semblant de ne plus relever les remarques, les injustices et les mots assassins. À quoi bon?

À coups de grands titres dans les journaux, on clame notre « évolution » et notre « ouverture d’esprit », exposée en parallèle avec ladite étroitesse des autres cultures. On finit (presque) par croire qu’ici, au Québec, l’égalité hommes-femmes est une chose acquise.

C’est faux. Archi faux. Je le savais. J’avais un doute.

Cependant, depuis le début de la campagne électorale municipale, ma condition de femme-maman n’a jamais soulevée autant d’interrogations. Ils sont nombreux, majoritairement des hommes, à considérer et questionner ma maternité :

  • Pourrais-je bien m’acquitter de mes tâches?
  • Qui s’occupera de mes enfants lors des conseils de ville (toujours tenus en soirée)?
  • Est-ce que je veux un autre bébé? Parce qu’une conseillère en congé de maternité...

J’avoue qu’à toutes les fois qu’on s’inquiète de mes envies (supposées) de procréation ou de l’avenir de mes enfants, j’hésite entre le rire et les larmes.

J’ai un collègue. Un homme, oui. Avec un profil similaire au mien. Et pourtant, personne ne s’inquiète de sa progéniture. Personne ne lui demande s’il projette agrandir sa famille ou lui demande s’il réalise parfaitement ce dans quoi il s’embarque.

La réponse à leurs questions est unisexe.

J’ai trois garçons. Mon aîné a 10 ans. Cela fait donc une décennie que je suis un parent qui travaille à temps plein. Je suis ultra-qualifié pour conjuguer travail et famille, les horaires de fous, les nuits blanches, les grands questionnements et gérer mes projets personnels. Je sais ce que c’est que de faire passer ses intérêts après tout et tout le monde. Mais ça, ça ne regarde personne... en théorie.

Cessons de jouer à l’autruche et admettons que notre société est encore en pleine évolution. En politique comme ailleurs, il y a une place réelle pour chaque individu, qu’importe son sexe, son orientation ou son nombre d'enfants!

Il faut simplement travailler encore plus fort afin de déboulonner les stéréotypes. 

Maman Zarb

Rédactrice web, stratège, gestionnaire de communauté, artiste et mère de trois garçons, elle déteste les étiquettes. Ses enfants le confirment ; Annie est une attachante maman zarb (ce qui veut dire bizarre en verlan) qui déborde d’imagination et qui adore se mettre en déséquilibre. Toujours un peu dans la marge, elle habite l’autoroute 15 à cheval entre la rive nord et Montréal. Ses billets sont souvent le fruit de ses longues heures à jouer dans le trafic. Confrontée au TDAH, elle s’est intéressée au sujet et tient un blogue sur le sujet. Si non, vous pouvez la suivre sur sa page Facebook.


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