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3 consignes pour mieux vivre avec son ado

Peut-être que le bonheur de vivre et côtoyer nos ados ne dépend pas de quelque chose que nous devrions faire davantage, mais bien de quelques petites choses que nous devrions cesser de faire.

Voici trois suggestions à tester pour les deux prochaines semaines. Vous m’en donnerez des nouvelles...

1. Arrêter de blâmer, critiquer, prêcher

Les ados font des erreurs et sont certains d’avoir raison. Ça énerve, je sais. Les ados ne font pas ce qu’on souhaiterait et, en plus, ils ont l’air d’avoir oublié toutes les bonnes choses qu’on a mis tant de soin à leur apprendre! Dans ce temps-là, nous avons envie de les « aider » en leur montrant leurs erreurs… C’est parce que nous oublions que ces expériences leur permettent d’apprendre « comment ça marche ».

Pendant les deux prochaines semaines, résistons à la tentation. Ne faisons aucun blâme. Aucune critique. À la place, demandons-leur ce qu’ils viennent d’apprendre de ces événements. Et surtout, ne critiquons pas leur réponse; intéressons-nous sincèrement à ce qu’ils croient avoir appris.

Ils ne sont pas fous; ils font des liens et ils réfléchissent, même s’ils n’arrivent pas aux mêmes conclusions que nous. En les blâmant, nous mettons fin à cette réflexion si précieuse pour comprendre le monde et lui trouver un sens. Quelle nostalgie nous avons parfois pour la période bénie où nos enfants nous considéraient comme des dieux omnipotents et parfaits! Les grands prêches sur la vérité sont révolus à l’adolescence.

C’est mon fils de 16 ans qui m’a appris cela. Alors que je lui demandais si ça le bouleversait un peu de se rendre compte de mes imperfections, il m’a gentiment répondu : « Tu sais, maman, à 16 ans, on a compris que les parents sont des humains comme les autres. Ce sont les parents qui ont le plus difficulté avec cette réalité, pas nous! »

Notre propre chute du piédestal correspond au moment où nos ados ont besoin de faire face à un adulte qui assume ses contradictions…

Être un adulte fort, ce n'est pas être parfait; c'est être debout, tel que l'on est, avec nos convictions et nos paradoxes. Cessons de vouloir que nos jeunes adultes soient autrement et offrons-leur plutôt un modèle de personne qui fait de son mieux pour être cohérente.

2. Arrêtons de les interrompre

Je sais : vous pensez que ce sont eux qui nous interrompent! Nan! Le plus souvent, c’est nous. L'interruption n'est pas seulement grossière, elle est brutale. Lorsque nous interrompons quelqu'un, ce que nous disons vraiment, c'est : « Je ne t’écoute pas; ce que tu veux dire est moins important que ce que j’ai à dire. » Quand on interrompt un ado, on violente un esprit en construction et on le disqualifie.

Nous voulons tous garder la communication ouverte avec nos ados. Alors laissons-les dire tout ce qu’ils ont à dire. Même si ça leur prend du temps ou si c’est maladroit. Même si cela ne nous apparaît pas vraiment clair ni sensé du premier coup. Concentrons-nous sur ce qu'ils disent. Posons des questions et demandons des éclaircissements pour nous assurer que nous comprenons ce qu'ils disent.

Écoutons ce qu'ils disent ; ils nous parlent d’eux, de ce qu’ils sont, ce qui leur importe et ce qu’ils souhaitent. Ils sont intéressants. Vraiment!

Suggestion supplémentaire

Demandez à votre ado de vous faire un petit signe les prochaines fois que vous l’interromprez… vous allez peut-être être surpris!

3. Arrêtons de déverser nos peurs sur eux

Nous avons tous peur: de ce qui pourrait arriver ou pas, de ce que nous ne pouvons pas changer, ou de comment les autres pourraient nous perçoivent. Nous avons peur qu’il arrive quelque chose à nos enfants. Peur de la drogue, des beuveries, des accidents, de la vitesse, des mauvais amis, du VIH.

Mais la peur ne change rien aux risques. Rien. Avoir peur ne protège pas nos enfants, au contraire. Elle les rapetisse, là où la confiance les fait croître. La peur éteint l’enthousiasme, les rêves et l’audace. La confiance nourrit tout cela.

L’adolescence est une période de la vie où l’être humain s’approche du bord du précipice comme jamais il ne l’a fait auparavant, ni ne le refera plus tard. Ces expériences qui nous coupent le souffle à nous, font partie de leur développement et de leur apprentissage. Je sais que c’est terrible, mais vous ne leur éviterez pas la douleur, ni le remord, la peine ou la souffrance.

Renseignez-vous : les connaissances mettent nos peurs en perspectives. Ne laissons pas nos peurs les retenir au point de les empêcher d’agir. Respirons profondément et permettons-leur d’apprendre à assumer des risques.

C’est ça la vie, non?

Publication initiale octobre 2017

France Paradis

Orthopédagogue, conférencière et formatrice en intervention psychosociale, France Paradis est une mère de famille profondément engagée dans sa communauté, et se définit comme une anthropologue du sens de la vie. Ce texte a d’abord été publié sur son blogue personnel. Vous pouvez suivre France Paradis sur Twitter et sur sa page Facebook.

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