Famille

Les limites du nouveau conjoint

Le nouveau conjoint est là pour rester, c’est maintenant clair. Maintenant, comment doit-on partager les tâches et responsabilités avec les enfants?

Tout le monde est d’accord, il faut que les enfants soient heureux dans cette nouvelle union. Pourtant, tout le monde n’a pas la même conception de la place d’un beau-parent au sein de la famille et si la question des valeurs à inculquer à un enfant était difficile à négocier avec un parent biologique de qui l’opinion avait une importance légitime, elle n’est pas plus facile à gérer avec celui ou celle que l’ex-conjoint voit parfois comme un intrus. Voici quelques exemples et quelques solutions pour comprendre et délimiter les interventions de ce nouveau conjoint.

Prendre sa place…

Pour maman et papa, avoir trouvé un nouveau conjoint est une bonne nouvelle. Pour beaucoup de conjoints potentiels, s’occuper des enfants d’un autre était tout un défi et accepter de s’attacher à ces enfants et les traiter comme s’ils étaient les siens démontrent une ouverture d’esprit qu’on ne peut qu’admirer. Ce n’est pas toujours facile pour un nouveau conjoint de prendre sa place de parent dans une famille déjà bien établie, avec ses règles, sa routine et ses activités qui semblent immuables même si elles ne correspondent pas à son idéal familial. Il est important de laisser une petite place à ce nouveau compagnon de vie afin qu’il puisse vraiment se sentir comme un membre à part entière de cette famille qui est maintenant la sienne.

… parfois un peu trop

Par contre, il ne faut pas utiliser ce nouveau conjoint pour effacer l’autre parent. Il est souvent très difficile pour un parent de voir un autre adulte prendre des décisions concernant son enfant et un beau-père ou une belle-mère qui prend soudainement des décisions concernant la santé, l’éducation ou les croyances d’un enfant se retrouvera immédiatement en terre hostile s’il agit contre la volonté de l’autre parent. Certaines décisions doivent être prises entre parents biologiques et seulement entre parents biologiques. Bien entendu, les beaux-parents peuvent conseiller les parents, mais la décision doit leur revenir de droit.

Une belle-mère qui apporte un enfant athée à l’église ou à la mosquée, un beau-père qui inscrit l’enfant d’un professeur de yoga très zen à des cours de boxe extrême et un conjoint qui prend des décisions au sujet des vaccins ou des soins dentaires ou qui choisit les lunettes de l’enfant sans consulter les parents biologiques tout en sachant qu’ils ne seraient pas nécessairement d’accord prennent définitivement un risque. À moins d’avis contraire, ce sont des thèmes qui ne leur appartiennent pas et ils devront tôt ou tard reprendre une place plus raisonnable au sein de cette famille moderne.

Se parler

Au 21e siècle, il y a des séparations, des divorces, des familles reconstituées, des gardes partagées et des nouveaux conjoints. Il n’est plus du tout approprié de se comporter comme un voleur quand vient le temps de prendre une place dans la vie d’un enfant. Il convient même de se comporter en adulte responsable puisqu’élever un enfant, c’est aussi ça. C’est être un adulte qui a quelque chose à lui apprendre, qui peut prendre son courage à deux mains quand c’est le temps et dont le bon sens a un je-ne-sais-quoi d’exemplaire.

Le meilleur point de départ est de rencontrer l’autre conjoint afin de comprendre la place que vous tenez dans son cœur. Si vous n’êtes clairement pas le bienvenu dans sa vie, il est peut-être préférable de prendre votre temps et d’accepter humblement la place qui vous reviendra avec le temps. Si toutefois vous êtes chanceux et que cet autre parent semble vouloir vous intégrer au plus vite, n’hésitez pas à poser quelques questions qui vous donneront des indices au sujet de l’éducation des enfants. Pour certains parents, l’éducation est primordiale. Pour d’autres, c’est le sport. Tentez de comprendre le domaine de prédilection des parents et n’empiétez pas indûment sur leur territoire favori. Pour tout ce qui concerne le développement physique, intellectuel et moral de l’enfant, il est plus prudent de demander avant de prendre de grandes décisions qui pourraient être perçues comme une ingérence. Parce qu’en réalité, cet enfant a encore ses parents et si vous n’êtes pas la crème fouettée, la cerise sur le sundae et le petit plus qui rendra sa vie plus agréable, vous deviendrez une horrible belle-mère ou un horrible beau-père et on ne souhaite ça à personne.

Image de Anne Costisella

Anne Costisella est diplômée en communication publique à l’Université Laval et maman de deux enfants. En plus d'être une rédactrice web d'expérience,  Anne est aussi l'auteure du blogue Techno Maman


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