Famille

L'arbre généalogique réinventé

Demi-soeur, beau-père, nouvelle conjointe de papa... les familles s’élargissent, mais ajoute-t-on des branches à l’arbre généalogique? Non, car seuls les liens de sang comptent.

La question est pertinente : comment constituer son arbre généalogique lorsqu’on est membre d’une famille reconstituée ? Et on anticipe une réponse complexe et élaborée. Il n’en est rien, affirme Gisèle Monarque, généalogiste et présidente de la Société généalogique canadienne-française. « Un être humain, quelles que soient les reconstitutions de sa famille, n’a qu’un père et qu’une mère », signale-t-elle.

En fait, l’arbre généalogique des enfants issus ou intégrés à une famille recomposée est le même que s’ils étaient nés d’une famille nucléaire. Les nouveaux conjoints et les « nouveaux frères et nouvelles sœurs » (on les appelle fréquemment demi-frères et demi-sœurs) sont donc exclus de cet arbre.

Le mot généalogie contient lui-même une « preuve » de la nature de l’arbre généalogique ; la première partie du mot, ‘généa’, provient du mot grec genea, qui signifie race, famille, naissance. La généalogie est donc associée aux liens génétiques, précise Mme Monarque.

Que votre famille soit nucléaire ou reconstituée, il existe deux types d’arbres généalogiques pour retrouver vos racines : l’arbre généalogique ascendant, qui regroupe tous les ancêtres d’une personne et l’arbre descendant, dans lequel leurs frères et sœurs respectifs s’ajoutent à vos ancêtres.

Plus ça change, plus c’est pareil

Même si les familles reconstituées se sont multipliées en raison de l’augmentation du nombre de divorces et de séparations au cours des deux dernières décennies, les familles qui comptent plus d’un noyau existaient il y a beaucoup plus longtemps, indique Mme Monarque. On en comptait un grand nombre à l’époque des arrière-arrière-grands-parents des adultes aujourd’hui dans la trentaine.

En effet, comme un nombre important de femmes mouraient en couches, plusieurs veufs se remariaient et concevaient d’autres enfants avec leur nouvelle épouse. Les descendants de ces hommes se retrouvent donc dans plus d’un arbre généalogique puisque certains d’entre eux sont nés d’une mère alors que leurs « demi-frères » et leurs « demi-sœurs » ont eu pour mère l’autre épouse de leur père…

Aujourd’hui, il en est de même pour les enfants des pères et des mères qui ont eu des enfants avec un second conjoint; les enfants nés par exemple de la première union d’un homme ne feront pas partie du même arbre généalogique que leurs demi-frères ou demi-sœurs, dont la mère est l’autre conjointe de leur père. Et ce, même si une partie de leurs gènes sont communs (par le sang de leur père)…

Alors si vous souhaitez constituer votre arbre généalogique ou celui de vos enfants, il suffit de partir du père et de la mère dont vous êtes née pour « monter » vers leurs propres parents et ainsi de suite jusqu’à la génération que vous voulez atteindre (les Québécois se rendent habituellement jusqu’au sommet de l’immigrant européen – ou autre – qui a mis le pied en terre canadienne-française). L’arbre s’élargit donc en partant d’un, puis deux, puis quatre et huit ancêtres, puis 16 et ainsi de suite.

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