Famille

Les mamans au travail

Superwoman?  Les mamans qui travaillent ressentent parfois une pression supplémentaire au bureau. Elles doivent être compétentes partout. Vient rapidement le syndrome de la perfection extrême.

Superwoman? Probablement un peu. Les mamans qui travaillent ressentent parfois une pression supplémentaire au bureau. Elles doivent être compétentes partout. Vient rapidement le syndrome de la perfection extrême. Les femmes sont soumises à une double pression venant à la fois de leur environnement et d’elles-mêmes.

« Depuis quarante ans, le phénomène de l’implication des femmes dans le monde du travail s’accentue, malgré le chômage, la pénurie des modes de garde, le peu d’évolution dans le partage des tâches domestiques et les inégalités persistantes des conditions de travail et de salaire dont pâtissent les femmes. On pourrait pourtant penser que l’ampleur, l’importance et la pérennité de l’activité féminine auraient pu engendrer des changements de mode de vie et de mentalités. Mais non… », écrit Sylviane Giampino, dans le livre Les mères qui travaillent sont-elles coupables?

Le problème va plus loin encore, dans les branchages de la vie quotidienne au travail. Qui, le plus souvent, s’absente pour la grippe de fiston? Qui doit piger dans sa banque de vacances pour aller chez l’orthophoniste avec la benjamine? « Nous sommes perçues comme si c’était normal d’avoir tout à faire et de bien réussir. J’ai souvent l’impression aussi que notre vie de famille (maladies des enfants, nuits blanches et autres) est mal perçue par l’employeur! On vient en « package deal » et les employeurs d’aujourd’hui devront changer leur façon de percevoir l’employé fidèle et dévoué corps et âme à l’entreprise! », déclare Julie, maman d’Antoine, 19 mois.

Pour un employeur, une femme, c’est souvent un « potentiel » de congé de maternité à combler ou de journées de congé pour des causes familiales. « Être employeur - même si je suis moi-même une mère - je crois que je percevais les mamans d’une autre façon. Une maman, ça a beaucoup plus de risques de s’absenter qu’une autre personne sans enfant. Une maman, ça a aussi beaucoup de risque d’avoir un autre enfant et de prendre un congé d’un an…Je suis contente d’avoir un emploi stable et de ne pas avoir à en chercher un autre parce que je suis certaine que mon statut de maman me nuirait. »

Les patrons devraient-ils accorder plus de souplesse à leurs employés qui sont aussi parents? Les histoires de promotions ratées ou de dossiers captivants qui passent sous le nez de certains « employés performants, mais aussi parents » n’ayant plus autant de longues longues heures disponibles pour séduire les gros clients sont encore légion. Mais il y a aussi de l’espoir. Certains employeurs n’hésitent pas à employer des parents. Quand, en entrevue, Josianne, dessinatrice en structures d’acier et maman de Rosalie, 3 ans, a dit qu’elle avait un enfant, son futur employeur lui a dit qu’il aimait engager des parents puisque ceux-ci avaient une forte notion de responsabilité.

Aimer son travail, aimer son enfant
Après des générations de femmes n’ayant pas eu d’autres choix que de rester à la maison une fois l’épopée des enfants enclenchée, beaucoup de femmes voient comme un réel progrès le choix de retourner travailler à l’extérieur. Les longues études doivent rapporter! C’est plus qu’un choix, c’est un désir. Et il est vrai que le travail à l’extérieur est stimulant et valorisant aussi. « Être une maman travailleuse, c’est encore mieux!, confie Karyne. Les gens n’en reviennent pas de tout ce que je fais dans une semaine et ça me rend fière. Mais au-delà de tout, moi, c’est tout de même mon rôle de maman que je trouve le plus valorisant. » Il est possible, selon bien des mamans interrogées, d’équilibrer ces deux pôles de leur vie. Mais, non sans crainte et sans ajustement. Lors du grand retour au travail, Karyne a dû doublement s’adapter… à la maison et au boulot. « Au travail, j’ai trouvé difficile de me « remettre » dedans. Au niveau familial, j’ai trouvé difficile de devoir, par exemple, faire les repas en vitesse à mon retour pendant que le bébé avait faim. On a été quelques mois à le faire manger avant et nous ne mangions que lorsqu’il était couché. Mon chum aussi a trouvé ça dur que je retourne au travail. En congé, je ne lui demandais pratiquement rien comme tâche ménagère, mais maintenant, il n’a pas le choix de mettre la main à la pâte. Aussi, j’avais peur de manquer toutes les premières de mon fils : la première fois qu’il se lève, ses premiers pas, ses premiers mots, etc. Finalement, je n’ai rien manqué! » Une fois la routine établie, le bateau navigue mieux. Rassurant pour celles qui laisseront le port bientôt.

Ce sont les premières semaines de transition qui sont les plus difficiles, physiquement et émotivement. Retourner travailler, c’est sérieux! Il faut préparer la nouvelle routine dès que l’on sent que notre désir est bien réel. « Certaines femmes ne croient pas que trouver un emploi peut arriver bien rapidement. Quand on entreprend les démarches de recherches, il faut avoir déjà pris les arrangements nécessaires pour être prête à travailler… presque le lendemain matin », mentionne Catherine Léonard, conseillère en orientation au Y des femmes de Montréal.

Image de Nadine Descheneaux

Autrice jeunesse et conférencière.


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