Famille

Régler les conflits entre les jumeaux

On parle souvent de la relation fusionnelle que peuvent avoir les jumeaux, mais ils ne sont pas à l’abri des conflits pour autant!

Fusionnels ou non, tous les enfants traversent des phases similaires. Et certaines sont nettement plus agréables que d’autres! Par exemple, jusqu’à l’âge de trois ans, les enfants sont très centrés sur eux-mêmes, puisqu’ils sont dans un stade « égocentrique » : tout tourne autour de leur nombril. Même s’ils sont deux et doivent déjà partager une maman et un papa, les jumeaux ont eux aussi une vision égocentrique du monde et auront, dès lors, de la difficulté à partager. Petit à petit, ils réussiront à mettre des mots sur ce qu’ils ressentent et ils réaliseront qu’ils font bien partie du monde, mais que tout ne tourne pas autour d’eux. Mais avant ça, il se peut que la relation des jumeaux soit un peu difficile. D’une part, contrairement à des frères et sœurs d’âges différents, les jumeaux traversent les mêmes phases en même temps. (Oui, deux « terrible two » dans la maison!) De plus, lors de la phase de « complémentarité », les jumeaux auront tendance à se tester mutuellement, afin de développer leur propre personnalité. Cette période de test peut bien sûr passer par la force physique.

Dur de partager

Il est difficile d’apprendre à nos enfants l’importance, voire les joies du partage. Et devoir l’apprendre à deux enfants du même âge, en même temps, ça peut être deux fois plus de travail. À force de répétitions et d’encouragement, et plus ils grandiront, vos enfants assimileront le sens abstrait du mot partage. Pour les aider, donnez vous-même l’exemple : utilisez le mot partage le plus possible. En effet, la répétition d’un concept peut aider vos enfants à en saisir le sens. Dans cet ordre d’idées, saisissez toutes les occasions de montrer à vos enfants ce qu’est le partage. Par exemple, au lieu de séparer toutes les collations à parts égales (pour éviter les conflits), préparez une grande assiette pour tout le monde. Un morceau pour maman, un morceau pour Nathan, un morceau pour William.

Renforcement positif et conséquences

Tout geste a des conséquences. S’il est important de corriger une situation conflictuelle, il est aussi primordial de souligner les bons coups. Ainsi, lorsque vous êtes témoin d’un geste de partage ou tout simplement de gentillesse de la part d’un de vos enfants, soulignez-le. Les enfants sont très sensibles au renforcement positif et s’il est encouragé, il sera plus tenté de recommencer.

Bien entendu, le contraire est aussi vrai, et lorsqu’un de vos enfants vole un jouet, ou frappe, vous devez intervenir et le réprimander.

Tout en double?

Pour éviter les conflits, vous pourriez être tenté de tout avoir en double. Deux exemplaires de chacun des jouets : terminé, la chicane! Il est certainement désagréable d’avoir à intervenir sans cesse parce que vos petits sont en conflit toutes les deux minutes, mais il s’agit néanmoins d’une étape importante de leur développement. Si vous ne le faites pas maintenant, vous en payerez les conséquences plus tard. Encouragez-vous : les jumeaux apprennent à partager à la maison, mais ces aptitudes seront aussi utiles à la garderie ou à l’école. Donc, pas besoin d’avoir deux exemplaires de tout : mais vous pourriez vouloir dédoubler les objets qui causent toujours des conflits.

Installer deux aires de jeux distinctes pourrait aussi vous aider. Ils sont jumeaux, soit, mais ils ont eux aussi besoin de jouer seuls, de temps à autre. Ceci ne veut pas nécessairement dire d’avoir deux pièces séparées : vous pourriez tout simplement diviser le salon en deux : Nathan joue à gauche, et William, à droite.

Les laisser régler leurs chicanes

Ceci peut paraître paradoxal, puisque nous vantions plus haut l’importance des conséquences, mais essayez de ne pas intervenir trop tôt. Souvenez-vous que les chicanes, aussi désagréables soient-elles, sont aussi bénéfiques pour les enfants qui, peu à peu, apprendront à gérer leurs conflits. Trouver des solutions, négocier, verbaliser, s’ouvrir aux sentiments de l’autre, développer le sens de la débrouillardise : voici des aptitudes que vos enfants acquerront à force d’avoir des différends.

Impatience et petit caractère

Les sautes d’humeur sont fréquentes chez les jeunes enfants. Comme nous le disions, ils n’arrivent pas encore à expliquer avec des mots ce qu’ils ressentent. Ainsi, ils peuvent en venir aux cris, voire aux coups. Les crises de colère sont normales et, lorsqu’on a affaire à des jumeaux, elles pourraient bien être assez fréquentes, puisqu’un des deux entraîne souvent l’autre avec lui. Afin de bien les accompagner dans la gestion de leurs émotions, voici quelques étapes qui pourraient vous aider :

1. Reconnaître – Lorsqu’une émotion s’installe chez un de vos enfants, prenez le temps de reconnaître les symptômes physiques qu’elle entraîne. Le timbre de la voix change, le pouls s’accélère, les pleurs… En les reconnaissant, vous serez en mesure d’intervenir plus rapidement, avant l’hécatombe.

2. Nommer – Maintenant que vous avez reconnu les symptômes, nommez l’émotion. Colère, frustration, peine…

3. Identifier la cause – Recherchez ce qui a provoqué cette émotion. Ceci vous permettra de mieux intervenir.

4. Gérer – Trouvez avec votre enfant des moyens de régler la situation et, si possible, de la prévenir.

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