Vie scolaire

Implication des parents : trouver le juste milieu

Les enfants ont besoin de l’implication des parents tout au long de leur parcours scolaire. Mais les parents ne doivent pas s’attendre à la perfection; une trop grande pression parentale nuit aux élèves, dans la plupart des cas.

Les enfants qui possèdent des parents accaparants risquent davantage d’être trop sévères envers eux-mêmes. Cet état d’esprit s’amplifie avec les années, selon une étude dirigée par le professeur adjoint à l’Université Nationale de Singapour Ryan Hong.

« Lorsque les parents s’incrustent trop dans la vie de leurs enfants, ça leur laisse entendre que ce qu’ils font n’est jamais assez bon », a-t-il expliqué.

En raison de ce phénomène, l’enfant développe une peur, celle de faire la moindre erreur. S’il en fait une, il va se blâmer puisqu’il n’est pas « parfait ». Ce comportement à long terme, connu en anglais sous le nom de maladaptive perfectionism (traduction libre : un perfectionniste mésadapté) peut être très dommageable pour l’enfant. Ce dernier peut développer des symptômes de dépression et d’anxiété ainsi que des pensées suicidaires dans des cas beaucoup plus sévères.

Les chercheurs se sont penchés sur deux aspects : le premier problème consiste à s’en faire beaucoup trop après avoir commis une erreur et le deuxième pousse plutôt une personne à croire que les autres s’attendent toujours à la perfection de lui.

Les attentes élevées vont toujours demeurer, mais Ryan Hong conseille de ne pas forcer trop la main aux enfants. Par exemple, au lieu de demander à son enfant : « As-tu eu une bonne note dans ton examen? », il serait mieux de demander « comment s’est déroulé ton examen? »

Plus de temps pour superviser les devoirs 

Les enfants de 15 ans issus de familles fortunées ont davantage tendance à faire leurs devoirs que les enfants de 15 ans issus de familles pauvres, selon une étude de l’OCDE réalisée dans 38 pays. Les enfants qui effectuent plus de devoirs obtiennent logiquement de meilleurs résultats scolaires, particulièrement au secondaire.

D’après une étude du Pew Research Center, près de la moitié des parents d’enfants à l’école disent vouloir s’impliquer dans l’éducation de leurs enfants. Mais ils ajoutent ne pas avoir suffisamment le temps. Plusieurs familles constatent d’ailleurs que les familles avec un parent à la maison ou les familles plus riches, qui peuvent se permettre des tuteurs, surveillent plus attentivement le parcours scolaire de leurs enfants.

Une règle désavantageuse 

Une école secondaire, à Atlanta, considère implanter une nouvelle règle afin de punir les parents qui ne s’impliquent pas assez. Un membre du conseil exécutif de cette école a ainsi suggéré de limiter les activités parascolaires (sports et autres) des enfants si les parents ne se présentent pas aux rencontres avec les professeurs et ne semblent pas s’investir « suffisamment » dans le parcours de leurs enfants.

Beaucoup critiquent cette règle qui défavorise les familles pauvres, alors que les parents doivent souvent travailler durant de longues périodes de temps.

Écrit par Jean Balthazar


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