Santé

La discipline : un éternel recommencement!

Un des rôles les plus importants des parents — et probablement, le moins agréable — c'est tout ce qui concerne la discipline! Expliquer, répéter, répéter, expliquer à nouveau et répéter encore...

Mon fils François est tellement à cheval sur la bonne conduite — à l’école plus qu’à la maison, je dois avouer — qu’il en est drôle. Il me raconte régulièrement les mauvais coups de ses compagnons de maternelle, leur indiscipline, leur énervement et leur irrespect des règlements de classe d’un ton si insulté qu’on croirait que ces règles, c’est lui qui les a écrites! Dans la classe, ça fonctionne par crochet au tableau. Quand tu en as trois, tu reçois une « contravention mineure » à faire signer par les parents. Quand tu les accumules ou que tu fais une grosse bêtise – pousser, faire mal, impolitesse flagrante –, tu en reçois une rouge. Et les enfants qui accumulent trop de contraventions de toutes les couleurs sont privés de la récompense d’étape, punition qui en décourage plus d’un.

François n’a reçu jusqu’à présent ni crochet, ni contravention jaune et surtout pas de rouge! C’est sûr que ça fait un petit velours à maman de constater que fiston est un « bon citoyen » qui respecte non seulement les règles, mais surtout ses compagnons et le personnel de l’école. Il y a tellement de parents qui se découragent à chaque nouvel avis de discipline et qui ne savent que faire pour ramener leur enfant à de meilleures dispositions.

Chez nous, les règles sont à la fois souples et strictes. Tout ce qui touche le respect – on ne se crie pas après, on ne dit pas de gros mots, on n’injurie pas —, la politesse – dire s’il vous plaît et merci, ne pas demander de cadeaux – et la sécurité relève des règles strictes qui sont non négociables. Les autres aspects de la vie quotidienne, comme les émissions de télévision, les heures de coucher ou les responsabilités de chacun dans la maison, sont gérés plus souplement, dans le sens où il y a une grande règle générale, avec, selon les circonstances, des petites exceptions.

Ce que je trouve difficile – comme beaucoup de parents d’ailleurs – c’est quand vient le temps de punir. Quelle est la juste punition? Combien de temps doit-elle s’appliquer? Est-ce que je menace trop sans appliquer ce que je dis? À cette dernière question, je suis bien embarrassée de répondre oui… Je sais pourtant que chaque menace non appliquée est interprétée directement par l’enfant comme une permission déguisée. Mais comme j’ai toujours peur d’être trop sévère, d’être perçue comme la méchante de service, j’hésite parfois.

Les enfants cherchent toujours à tester leur parent – leurs enseignants aussi! — pour connaître la limite qu’il est plus prudent de ne pas dépasser. Le rôle des parents est de régulièrement remettre en question cette limite et de l’ajuster selon l’âge de l’enfant. Mais ce rôle parental est aussi d’avoir des limites, de les établir clairement et de les faire respecter. Pour moi, établir la différence entre le bien et le mal, répéter inlassablement les règles qui alimentent ses valeurs familiales et sociales, et éduquer l’enfant en fonction des bonnes manières, ce n’est pas exercer un pouvoir indu sur une personne plus faible comme certains le prétendent. C’est préparer l’enfant à devenir un adulte responsable et respectueux qui sera capable de vivre en société. Ce n’est pas le jour de nos 18 ans que le respect nous tombe dessus; il faut y avoir goûté toute notre vie!

Je n’ai pas LA solution, ni LA bonne manière de l’appliquer. Comme la majorité, je fais mon possible en espérant être une bonne mère, aimante et responsable, même si pour y arriver je dois confisquer un jouet, interdire une activité ou imposer quelques minutes de réflexion. Je me croise les doigts en souhaitant ne pas trop me tromper en cours de route.

  • Maman, à l’école, y’a un garçon qui a pris une grosse roche et il l’a lancée dans une vitre et la vitre est toute brisée!
  • Ah oui? Ce n’est pas gentil ça…
  • Je suis sûr qu’il a eu une contravention rouge à part ça!
  • Sûrement! Et ses parents ont sûrement dû payer pour remplacer la vitre, tu sais.
  • C’est lui qui devrait payer. C’est lui qui a brisé la vitre, pas ses parents!
  • T’as raison! Si c’était toi qui avais cassé la vitre, maman aurait payé l’école, mais ensuite j’aurais pris l’argent de tes cadeaux pour me rembourser… Mais je le sais que toi, tu ne ferais pas une chose comme ça, hein?
  • Ben non!
  • C’est parce que tu es trop gent…
  • Non! C’est parce que la roche est bien trop pesante!

Non, le travail de parents n’est jamais fini…

Image de Sonia Cosentino


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