Loisirs

Le goût du sport

Votre petite boule d’énergie n’a qu’un an? Pourtant vous pouvez lui inoculer le goût d’exploiter sa vivacité dans le sport. Une question d’intérêt et d’exemple!

En réalité, il est une activité physique à laquelle on peut initier notre enfant bien avant l’âge d’un an : la natation, ou à tout le moins ses premiers balbutiements. « Il n’y a pas de norme établie pour l’âge requis pour donner le goût du sport, signale Caroline Pujol, directrice principale de Sports Montréal et co-fondatrice de Karibou, un programme d’activités motrices destiné aux enfants d’un à 4 ans. Dès qu’ils ont un an, on peut déjà commencer à les faire marcher par exemple sur une poutre. »

Il est toutefois préférable de vous atteler à la tâche avant que votre progéniture ait atteint l’âge de cinq ans puisqu’un grand nombre d’habiletés motrices s’acquièrent entre la naissance et cet âge, souligne Mme Pujol.

Mais pourquoi consacrer des efforts à l’éducation au sport?

Après tout, à moins qu’ils soient confinés à la chaise ou au lit, tous les enfants finissent ultimement par marcher, puis bouger autrement; toutefois, le goût du sport peut se développer avec l’aide des parents ou des tuteurs, confirme-t-elle.

Les parents amants du sport et autres accros aux endorphines (des neurotransmetteurs sécrétés pendant un exercice physique intense qui génèrent une sensation de bien-être) peuvent se réjouir; outre vos initiatives et vos efforts, le simple fait de représenter un modèle pour votre enfant peut vous conférer de l’influence utile dans vos démarches pour transmettre le goût du sport à vos descendants. « Les enfants imitent tout naturellement leurs parents; c’est l’effet miroir », précise Mme Pujol en signalant que plusieurs études confirment que les enfants élevés au sein de familles sportives sont davantage susceptibles de faire de l’activité physique.

Il va de soi que bouger en compagnie de vos enfants peut également les inciter à persévérer.

Comment le faire bouger?

Nous ne sommes pas tous munis de la salle d’entraînement ou de l’équipement sportif dernier cri, mais on peut se procurer certains outils sans vider le portefeuille : de simples petites balles molles peuvent convenir aux tout-petits ou encore de petits sacs de fèves qu’ils peuvent lancer et attraper plus aisément qu’une balle. Qui plus est, ces petites poches sont agréables au toucher. Tout autant que cette stimulation tactile, les stimuli visuels éveillent l’intérêt de nos petits sportifs; le matériel et l’équipement colorés sont donc à privilégier.

Le succès réside aussi dans la simplicité, signale Caroline Pujol. « Ce peut être de faire passer votre enfant sous une chaise à plusieurs reprises, pour imiter un tunnel. Ou il existe aussi des petits tapis que l’on assemble comme les pièces d’un casse-tête; ça ressemble à un sol matelassé et on peut en faire un chemin sur lequel l’enfant marche ou se roule », explique-t-elle.

Une question d’âge

À l’instar des créateurs du programme Karibou, qui se sont collés aux stades de développement moteur de l’enfant pour en concocter le contenu, les parents peuvent également s’en inspirer pour être en mesure de choisir judicieusement les exercices appropriés.

Ainsi, dès lors que l’enfant peut marcher, soit vers 12 ou 13 mois, on peut simplement l’inciter à marcher le plus souvent possible, et ajouter un niveau de difficulté vers l’âge de 16 mois, alors qu’il est désormais capable de marcher sur le côté et à reculons.

Nos bouts de chou sont généralement capables de lancer et d’attraper des balles ou un petit ballon à partir de 18 mois, qu’ils peuvent ensuite frapper du pied sans perdre l’équilibre vers l’âge de 24 mois.

Entre 2 et 3  ans, les petits « jeux-exercices » se diversifient : sauter à pieds joints, courir, ou sauter d’une marche, les deux pieds ensemble.

Entre 3 et 4 ans, les capacités motrices se complexifient et s’affinent : l’enfant peut sauter par-dessus une corde qui se trouve à 20 centimètres du sol, il peut sautiller à cloche-pied deux à trois fois et lancer une balle à deux ou trois mètres tout en gardant les pieds fixes.

Les parents peuvent donc, sans trop se casser la tête, initier eux-mêmes leurs enfants à l’amour de l’activité physique au moins jusqu’à ce que ceux-ci aient atteint l’âge préscolaire. La clé de votre réussite dans cette entreprise? « L’enfant doit s’amuser, sans quoi il ne développera pas ses habiletés motrices, souligne Caroline Pujol. Et il faut écouter l’enfant, faire des essais et erreurs… »

Comme il peut être moins aisé de satisfaire votre bambin à partir de l’âge de cinq ans, c’est peut-être le moment de songer à l’inscrire à une activité de groupe. Le parent peut imposer son veto quant au choix de l’activité, mais il ne faut pas obliger son enfant, bien entendu, comme l’indique la directrice principale de Sports Montréal. Le sport choisi ne semble pas l’emballer? N’insistez pas outre mesure, mais rien ne vous empêche de procéder à un second essai un an plus tard.

Pour bien réussir la passation de votre passion pour le sport – ou pour simplement la faire naître chez votre enfant! – il faut vous assurer de choisir les activités qui conviennent à son âge, tout autant qu’à ses goûts bien sûr… ainsi s’éveillera son envie de s’activer et il finira même peut-être par ne plus pouvoir s’en priver!

Consultez notre dossier Activités physiques et sports pour des idées et des conseils.
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