Activités

Visiter un marché public avec les enfants

Toutes les raisons sont bonnes de fréquenter les marchés publics de notre belle province et pourquoi ne pas y emmener les enfants avec nous!

Bonne nouvelle: de plus en plus de Québécois délaissent le supermarché au profit des paniers de légumes et des marchés publics, un lieu d’échange direct entre les citoyens et les producteurs agricoles d’une région donnée. Si, dans les grands centres urbains, un retour à la terre est plus compliqué, la fréquentation des marchés publics s’avère un choix éclairé. D’une part, on retrouve, au marché public, des aliments frais et de saisons : exit les grosses fraises à l’eau de la Californie! De plus, il s’agit d’une occasion en or pour rencontrer les producteurs qui, avec amour, ont fait pousser tous ces délicieux légumes et fruits qui coloreront vos assiettes.

Visiter un marché public permet de prendre le pouls de votre communauté, puisque vous y rencontrez les habitants, mais aussi une panoplie d’artisans locaux.

Des achats éclairés

En plus de vous offrir des produits plus frais, le marché public permet de faire des achats intelligents. Ainsi, vous favorisez le développement et la pérennité des entreprises tenues par des gens d’ici. On le sait : face aux géants de l’agriculture et à l’importation massive d’aliments provenant de partout dans le monde, l’avenir de la culture maraîchère et fruitière du Québec est menacé. On estime en effet qu’une grosse ferme disparaît tous les jours, au Québec. L’avenir des producteurs de chez nous passerait donc beaucoup par les marchés publics, puisque les supermarchés ne tiennent souvent pas ou très peu de produits québécois.

En achetant des produits locaux et de saison, on réduit considérablement son empreinte écologique. En effet, les produits qu’on se procure au marché n’auront parcouru que quelques kilomètres pour se rendre jusque dans notre chaumière, contrairement aux aubergines du Chili ou aux pommes des États-Unis…

6 raisons d'y emmener les enfants

Conscientiser : De nos jours, on retrouve des fraises et des bleuets à l’année au supermarché. Mais ces aliments, qui ont traversé des milliers de kilomètres pour se rendre jusqu’à nous sont moins frais et donc, moins savoureux. De plus, ils ne sont pas de saison. Aller au marché permet donc de conscientiser son enfant à la saisonnalité des fruits et des légumes : une occasion en or pour parler de l’environnement et de notre responsabilité collective.

Contact humain : Ils ont l’occasion de voir que derrière chacun des produits qu’on place dans leur assiette se trouvent des visages.

Ouvrir leurs horizons : Devant l’abondance de l’offre, votre enfant ne pourra qu’être fasciné. Sans compter qu’il aura la chance de gouter à plusieurs produits différents (des légumes et des fruits, bien entendu, mais aussi des fromages, du miel, du pain…)

Cultiver… leur curiosité : Comment ça pousse? On le mange comment? Qu’est-ce que ça goûte? Pourquoi c’est mauve, vert ou orange?

Une foule d’activités : À l’heure actuelle, on retrouve plus d’une centaine de marchés publics dans notre belle province. Certains ne sont ouverts que les week-ends ou l’été. Mais d’autres ouvrent leurs portes à l’année. Selon le marché, on y retrouve différentes activités qui peuvent plaire aux enfants, comme des animations culinaires (parfois même avec des chefs invités), des dégustations, des fêtes saisonnières (Halloween, marché de Noël, le printemps et ses fleurs…) Suffit de trouver votre marché public et de consulter son site internet!

Plus amusant qu’un supermarché : Le marché public est vivant et chaleureux. On y retrouve plein de gens, des odeurs familières et d’autres plus intriguantes. Rien à voir avec l’aspect aseptisé (et souvent triste) de plusieurs supermarchés. Les enfants préféreront leur expérience au marché et la cerise sur le sundae : pas de jouet ni de babiole inutiles à la caisse!

Comment visiter un marché public avec les enfants?

Voici quelques trucs et conseils pour bien préparer votre visite au marché avec les enfants.

  • On est curieux. On s’efforce de poser des questions aux producteurs. On invite nos enfants à parler eux auss et à questionner les fermiers, qui pourront leur en apprendre beaucoup sur les produits et sur leur métier.
  • On goûte, on savoure, on essaie de nouveaux aliments.
  • On visite aussi les kiosques des artisans, en adoptant la même attitude curieuse.
  • La collation n’est peut-être pas nécessaire, vu les dégustations, mais l’eau, elle, l’est. C’est pourquoi on pense à apporter sa bouteille d’eau réutilisable (et des sacs, aussi).
  • On en profite pour manger sur place. Chez le saucissier, à la boucherie, pâtisserie ou chez le fromager, vous trouverez de petits plats bon marché et toujours frais.
  • On peut aussi remettre une petite somme aux enfants plus grands; ils pourront eux-mêmes choisir les fruits et des légumes qu’ils auront dans leurs lunchs de la semaine.
Image de Marie-Eve Bourassa

Autrice, scénariste, rédactrice et chroniqueuse.


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