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Les jeux vidéo : un plaisir à maîtriser

La popularité des jeux vidéo n’est plus à démontrer. Quel que soit le type de jeux, ils ont tous la cote! Mais, aussi amusants qu’ils puissent être, les jeux vidéo comportent certains dangers pour la santé.

Comme parent, vous devez être renseigné afin d’établir avec votre enfant les « règles du jeu ». S’il joue trop souvent à des jeux vidéo, l’enfant peut développer une dépendance. Quand l’enfant joue à son jeu préféré, son cerveau libère de la dopamine, un neurotransmetteur associé aux sensations de plaisir. En 1998, une étude menée à l'Université Simon Fraser a démontré qu'un adolescent sur quatre jouant à des jeux vidéo ressent une forme de dépendance à ceux-ci et est troublé par son manque de contrôle sur son comportement.

Des heures et des heures de plaisir sédentaire
Un enfant qui souffre d’une dépendance aux jeux vidéo peut passer jusqu’à huit heures par jour à jouer. Ces « heures de plaisir » peuvent avoir des effets néfastes sur sa santé. Un des problèmes majeurs est l’inactivité et ce qui en découle, c’est-à-dire l’embonpoint et l’obésité. Selon une étude de Statistique Canada, les enfants âgés de 6 à 11 ans qui passent plus de deux heures par jour devant l’écran de télévision ou les jeux vidéo seraient deux fois plus sujets à faire de l’embonpoint ou à souffrir d’obésité. Chez les adolescents, le risque d’embonpoint et d’obésité touche 23 % de ceux qui s’adonnent à ce type d’activité pendant moins de dix heures par semaine comparativement à 35 % de ceux qui y passent plus de 30 heures.

Un canal quoi?
Les jeux vidéo obligent leurs adeptes à faire des mouvements répétitifs. Selon le Dr Dominic Chalut, directeur du service d’urgence médicale de L’Hôpital de Montréal pour enfants, il arrive parfois que de jeunes gens se présentent à l’hôpital se plaignant de douleurs au bras. Quand on creuse un peu leurs habitudes, on apprend qu’ils passent beaucoup trop de temps à jouer à des jeux vidéo. On peut voir apparaître chez les jeunes joueurs des douleurs ou de l’enflure au pouce ou au poignet, mais aussi des malaises plus graves tels le syndrome du canal carpien ou des tendinites. Les fabricants de jeux vidéo mettent les usagers en garde, mais qui lit ces conseils?

Je préfère mon Playstation
Un enfant qui a une dépendance aux jeux vidéo aura tendance à préférer ces jeux à une activité entre amis ou en famille et à délaisser des activités qu’il aimait auparavant. Au fil du temps, il peut sombrer dans l’isolement et perdre contact avec la réalité. À long terme, sa vie affective et relationnelle peut en souffrir.

Les règles du jeu
Voici une série de conseils à suivre pour éviter d’avoir à consoler… les friands de consoles!

  • Expliquez à votre enfant les effets néfastes que peuvent avoir les jeux vidéo sur sa santé s’il en abuse.
  • Établissez des horaires pour les activités : sports, devoirs, jeux vidéo, télévision.
  • Fixez une limite de temps pour les jeux vidéo. Tenez compte de l'âge de l'enfant et du fait que certains jeux durent plus d’une heure.
  • Assurez-vous qu’il prend des pauses.
  • Assurez-vous qu’il a une bonne posture.
  • Jouez avec lui; observez son comportement et ses réactions.
  • Encouragez-le à bouger; et encore mieux, bougez avec lui.
  • Vous êtes un exemple; si vous aimez les jeux vidéo, imposez-vous les mêmes règles et respectez-les.
  • Posez-vous des questions. Est-ce que votre enfant joue pour fuir une situation stressante?

N’ignorez pas ces signes
Si les signes suivants se manifestent, il est temps d’avoir une discussion sérieuse avec votre enfant.

  • Prise ou perte de poids (il est aussi possible que votre enfant saute des repas)
  • Plaintes récurrentes de douleurs au cou, au dos, aux poignets, ou encore engourdissements des doigts
  • Perte de force au niveau de l’avant-bras
  • Maux de tête
  • Mal aux yeux
  • Fatigue; elle peut être signe qu’il a joué très tard dans la nuit
  • Isolement
  • Irritation lorsqu’on l’empêche de jouer

Texte fourni par l’Hôpital de Montréal pour enfants.

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