Grossesse/Maternité

Choisir le sexe de son enfant

Des milliers de couples du monde entier souhaitant choisir le sexe de leur futur enfant viennent aux États-Unis, où une méthode d'avant-garde permet d'accéder à ce luxe controversé.

Des milliers de couples du monde entier souhaitant choisir le sexe de leur futur enfant viennent aux États-Unis, où une méthode d'avant-garde permet d'accéder à ce luxe controversé. Si la plupart des pays interdisent cette manipulation au nom de l'éthique et du danger d'eugénisme, une poignée de cliniques américaines proposent, moyennant environ 19 000 $, un « diagnostic génétique préimplantation » (DGP), censé être fiable à 99 %.

Une aubaine pour la Canadienne Melissa Vatkin et son mari, qui voulaient donner une petite sœur à leurs trois enfants, deux garçons et une fille. « Ce traitement nous a permis de réaliser notre rêve », explique à l'AFP Mme Vatkin, 36 ans, qui a récemment accouché d'une fille « présélectionnée ». « Il était important pour nous (d'avoir une fille) pour équilibrer notre famille », renchérit son mari Shawn, entrepreneur en Colombie-Britannique.

« Équilibrer la famille » est l'argument qui revient le plus souvent parmi les quelque 2000 couples venus solliciter l'aide du docteur Jeffrey Steinberg, l'un des pionniers de cette méthode. « En général, ces couples ont déjà quatre ou cinq enfants du même sexe et en veulent à tout prix un de l'autre sexe », souligne le directeur de l'Institut Steinberg de fertilité à Los Angeles, où les Vatkin ont fait le voyage à de nombreuses reprises pendant deux ans pour subir le traitement. D'autres couples arrivent de bien plus loin. Plus de la moitié des couples reçus par le docteur Steinberg viennent de l'étranger : Chine, Singapour, Thaïlande, Japon, Allemagne, Grande-Bretagne... « Tous les pays où c'est interdit par la loi, souligne le médecin, aux États-Unis, nous protégeons le choix (du sexe du bébé) et nous ne voulons pas que le gouvernement s'en mêle. »

La technique, rendue possible par le déchiffrage du génome humain, consiste à faire subir un traitement contre l'infertilité à la mère pour obtenir plusieurs ovules, fécondés ensuite in vitro. L'analyse de l'ADN permet de savoir quels œufs vont produire un garçon ou une fille. Ils sont ensuite implantés dans l'utérus de la mère.

Mises en garde

Des spécialistes de la bioéthique ont mis en garde contre les risques de déséquilibres démographiques induits par cette méthode et de possibles dérapages vers le choix des caractéristiques physiques des enfants. En Chine et en Inde, où les parents préfèrent avoir des garçons, les avortements de fœtus de sexe féminin et même les infanticides ont pour résultat un déficit de petites filles. « Dans certains pays, si les parents pouvaient déterminer le sexe de leur enfant, les résultats seraient spectaculaires », note David Magnus, professeur de bioéthique à l'Université de Stanford (Californie), tout en soulignant que le prix actuel du DGP en limite la portée, même dans les pays riches. Mais le risque demeure de voir émerger « un monde dans lequel seuls les pauvres seront gros ou chauves », met-il en garde. La méthode est aussi très contestée par l'influente droite religieuse américaine, qui estime que la vie commence dès la formation de l'embryon.

Le professeur Steinberg évacue ces critiques, soulignant que ses clients choisissent en majorité de conserver les œufs dans sa banque d'ovules fécondés, plutôt que de les jeter. De plus, affirme le praticien, tous ses clients ne préfèrent pas les garçons comme les Asiatiques : les Américains et les Canadiens veulent en majorité des filles, et les Latino-américains sont partagés.

Source

Agence France-Presse (AFP)

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